Publié le 30 septembre 2018

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Yuka, Too Good To Go ou Etiquettable… Ces applications qui veulent révolutionner notre façon de manger

Manger moins gras et moins sucré, éviter les allergies, acheter plus local et durable. C’est ce que proposent des dizaines d'applications à télécharger sur nos smartphones. Une réponse à l’appétit croissant des consommateurs pour une alimentation plus responsable. Et le succès est au rendez-vous.

Des applications à télécharger sur téléphones se multiplient pour nous aider à mieux manger
@Yuka

Elles s’appellent Yuka, Etiquettable ou Too Good to go...et veulent révolutionner notre façon de nous alimenter. Ces applications, téléchargeables sur smartphone, permettent d’en savoir plus sur la qualité nutritionnelle des aliments ou de trouver des produits qui doivent être rapidement consommés. Aujourd'hui, elles cartonnent.

Open Food Facts, le wikipedia de l’alimentation

Créé en 2012, Open Food Facts sert de socle commun à la majorité des applis nutritionnelles actuellement sur le marché. Surnommée "le Wikipedia de l'alimentation", cette base de données est une plateforme collaborative qui "déchiffre les étiquettes des produits, les listes de leurs ingrédients et les traduit en types d'allergènes, additifs, etc.", détaille à l'AFP Pierre Slamich, son vice-président. Plus de 370 000 produits alimentaires ont déjà été recensés et le site est désormais traduit en une cinquantaine de langues. Ce qui réjouit son dirigeant : plus il y aura de personnes concernées, "plus l'impact sur la santé publique sera maximal".

Yuka, veut changer les habitudes de consommation

Depuis le lancement de Yuka en janvier 2017, 5 millions d’utilisateurs ont téléchargé l’application pour décrypter les étiquettes en scannant le code-barre des aliments. "On observe régulièrement des changements de recettes" allant dans le bon sens, souligne à l'AFP sa cofondatrice, Julie Chapon. Financée sur fonds propres et via des dons, elle propose déjà un "programme nutrition" et lancera prochainement des fonctionnalités haut de gamme payantes. Seul bémol : certains aliments, comme l'huile d'olive, sont notés "rouge" d'un point de vue calorique, alors qu'ils sont bons pour la santé en petites quantités.

Too Good To go, contre le gaspillage alimentaire

Autre application en vogue, Too Good To Go ("trop bon pour être jeté") promeut l'anti-gaspillage grâce à un principe simple : mettre en relations citoyens et commerces de bouche, afin que les premiers rachètent aux seconds leurs restes, invendus ou produits presque périmés, pour 2 à 5 euros. Chaque jour, 10 000 "paniers" sont ainsi sauvés des poubelles de 4 500 commerçants partenaires en France. Un succès tel que l'application, créée en juin 2016, a essaimé dans huit pays européens.

Etiquettable vous aide à manger durable

Plus récente, Etiquettable informe sur les fruits et légumes de saison mais aussi sur les poissons menacés afin d'éviter de les acheter, renseigne sur les quelque 400 restaurants de proximité engagés dans une démarche locale ou bio, ou encore donne des recettes de cuisine "durable". Les fondateurs de cette application financée à 40% par l'Ademe (Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie) comptent se développer grâce à des offres de conseil aux professionnels de la restauration, notamment collective.

Un étiquetage nutritionnel à généraliser

Au-delà de ces applications, estime M. Slamich, "il est essentiel" que le Nutri-Score, l'étiquetage nutritionnel choisi par la France à l'automne 2017 mais toujours facultatif, "devienne obligatoire" pour ne pas que ce mouvement global vers le "mieux-manger" reste "l'apanage de bobos parisiens".

Selon une étude révélée en juillet par le magazine Linéaires, le profil nutritionnel des paniers des clients des "drive" Leclerc testant le Nutri-Score s'est de fait amélioré de 10%. Pourtant encouragés par le gouvernement à adopter cet étiquetage, certains distributeurs optent pour leur propre application : Franprix lancera prochainement la sienne avec la start-up Siga et Système U présentera "Y'a quoi dedans" le 5 septembre.

Béatrice Héraud avec AFP


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