Il y a des journées internationales pour à peu près tout, y compris pour le … Nutella. Ce mardi 5 février, on célèbre en effet la célèbre pâte à tartiner née après la Seconde guerre mondiale. Produit favori des Français, il est pourtant le symbole de la malbouffe plusieurs fois visé mais jamais atteint. Que se cache-t-il derrière le pot de Nutella ? Du chocolat et des noisettes… mais pas uniquement.

Les polémiques sur ce symbole de la malbouffe sont nombreuses. À l’été 2015, l’ex-ministre de l’Environnement Ségolène Royal avait fait une tentative de boycott avant de faire rapidement marche arrière. Dans sa ligne de mire, l’huile de palme (20 % du produit) responsable de la déforestation massive qui frappe l’Indonésie et la Malaisie. Auparavant, des sénateurs avaient déposé en 2012 “un amendement Nutella” pour taxer davantage l’huile de palme, sans succès.
Face à cette déferlante, Ferrero a entrepris une importante campagne de communication sur son approvisionnement, depuis 2013, en huile de palme durable certifiée RSPO (Round table on sustainable oil), un standard créé par le WWF et les entreprises concernées. Exposition, tables rondes, site Internet dédié, le groupe italien n’a pas hésité à déployer d’importants moyens pour redorer son blason.
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Cancérigène
Début 2017, nouvelle attaque contre Ferrero concernant cette fois l’impact de sa célèbre pâte à tartiner sur la santé. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) classe l’huile de palme comme potentiellement cancérigène. Pour se défendre, la marque explique que les éléments cancérigènes apparaissent lorsque l’huile de palme est chauffée à 200 degrés, ce que ne fait pas Ferrero.
L’enjeu pour l’Italien est avant tout financier. Il utilise environ 185 000 tonnes d’huile de palme par an. La remplacer par du beurre par exemple pourrait coûter entre 8 et 22 millions de dollars par an à l’entreprise qui assure que l’ingrédient est irremplaçable dans la recette.
Travail des enfants
Enfin le géant de la confiserie a également été accusé de faire travailler des enfants dans ses plantations de cacao. En 2016, l’ONG Som of Us lance une pétition pour demander à l’entreprise de cesser ces pratiques. Selon des estimations du département américain du Travail, ils sont 2,1 millions d’enfants à travailler dans la filière cacao en Afrique de l’Ouest.
Ces casseroles ne semblent toutefois pas impacter les ventes de Nutella à travers la planète…    
Concepcion Alvarez @conce1

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