Publié le 13 février 2018

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[INFOGRAPHIE] Saint-Valentin : le business des fleurs est loin d’être rose

Pour la Saint-Valentin, les fleuristes vont faire le plein. Ce jour-là, 58 % des bouquets offerts sont des roses, et jusqu’à 5 % des ventes annuelles se font à cette occasion. Mais si la rose est de loin la fleur préférée des Français, elle a aussi d’importants impacts sur l’environnement et la santé.

La rose est l’une des fleurs les plus importées en France, notamment à l’occasion de la Saint-Valentin. Seuls 3 % des roses vendues dans l’Hexagone y auront fleuri, principalement dans le Var et le Finistère. Les autres proviennent des Pays-Bas (87 %), du Kenya (6,6 %) et dans une moindre mesure d’Amérique latine.

Or, une rose hollandaise éclairée et cultivée sous serre émet six fois plus de CO2 qu’une rose kenyane transportée par avion. Par ailleurs, pour pousser, les roses ont également besoin de beaucoup d’eau et de pesticides. De quoi alourdir encore un peu plus leur bilan environnemental.

Un bilan qui n’est pas rose non plus si on s’intéresse aux conditions de travail. En effet, les ouvrières africaines par exemple ne touchent que 2 % du prix de vente final et sont exposées toute la journée aux produits toxiques.

Une enquête de 60 millions de consommateurs a découvert l’année dernière que nos bouquets contenaient entre 4 et 25 pesticides, certains étant même interdits. Le meilleur bouquet ne compte que trois substances contestables mais autorisées, ainsi qu’un fongicide interdit en France. Tandis que le pire, vendu par "Au nom de la rose", compte... 25 substances dont neuf pesticides interdits dans l’Hexagone. 

L’alternative consiste à acheter des fleurs équitables ou locales. Le label Max Havelaar par exemple reverse une prime de développement prélevée sur chaque bouquet à 50 000 travailleurs horticoles et à leurs familles dans 9 pays. En 2014, ce sont 5,6 millions d’euros qui ont été reversés. En région parisienne, l’association Fleurs de cocagne propose quant à elle des fleurs bio et locales, cultivées par des femmes en parcours d’insertion.

Concepcion Alvarez @conce1


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