Publié le 09 mai 2017

Présidentielle 2017

[Video] Agriculture, nucléaire, travailleurs détachés... Les premiers chantiers d'Emmanuel Macron

À l'issue d'une campagne inédite, Emmanuel Macron a été élu, dimanche 7 mai, Président de la République avec 66,10% des voix. Agriculture, nucléaire, travailleurs détachés... Quels chantiers va lancer le nouveau locataire de l'Élysée? Rappel en vidéo de ce qui nous attend pour le prochain quinquennat. 

Parmi ses premiers chantiers, Emmanuel Macron veut réformer le travail, engager la baisse de la part du nucléaire et mieux rémunérer les agriculteurs.
En Marche


 

Réduction de la part du nucléaire

 

"Tout n'est pas à jeter dans le nucléaire", a, à maintes fois, répété Emmanuel Macron. L'ancien ministre de l'Économie souhaite poursuivre la loi de transition énergétique qui prévoit une réduction de la part du nucléaire à 50% en 2025.

Trois raisons le justifient. Tout d'abord, il y a un enjeu de sûreté. Ensuite, il invoque une question de coût : "on ne sait pas combien coûte le nucléaire", admet Emmanuel Macron. Enfin, il évoque le sujet du besoin de diversification du mix car "il n'est pas bon d'être dépendant à 75% d'une énergie". 

Le nouveau Président s'engage donc à suivre la loi de transition énergétique. Il n'exclut pas cependant de prolonger la durée de vie de certains réacteurs nucléaires mais conditionne ces décisions à l'avis de  l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

 

Agriculture : mieux rémunérer les producteurs

 

Le nouveau Président souhaite redonner un pouvoir de négociation aux producteurs face aux industriels en développant des associations d'organisation de producteurs."Elles pourront négocier avec un véritable mandat des agriculteurs, des contrats cadres sur les volumes et les prix du lait". Le fondateur d'En Marche prévoit, plus largement, un grand plan d'investissement d'avenir agricole de 5 milliards d'euros sur 5 ans pour moderniser les exploitations.  

 

Modifier la directive sur les travailleurs détachés 

 

Le candidat le plus europhile dit avoir entendu le mécontentement de certains Français au sujet des travailleurs détachés. "Dès le début du quinquennat", il engagera une phase de négociation pour limiter à 1 an la durée de séjour autorisée d'un travailleur détaché sur le territoire français.

"Il s'agit de prendre acte du fait que, dans tant et tant de territoires, nos concitoyens ne comprennent pas qu'on puisse travailler en étant rémunéré avec des charges sociales d'un autre pays de l'Europe qui sont parfois le dixième de ce qui est payé en France", explique-t-il.

Marina Fabre
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