Publié le 28 août 2019

SOCIAL

Les fournitures scolaires écologiques, la nouvelle tendance de la rentrée

Colle en amidon, feutre sans parfum, gommes sans coque... Les fournitures scolaires écoresponsables trouvent peu à peu leur place dans les rayons des supermarchés. Une tendance que les magasins spécialisés voient s'ancrer de plus en plus dans les habitudes d'achats, à condition que les produits soient compétitifs. Pour cela, le vrac et les produits reconditionnés sont les meilleurs amis des consommateurs. 

Fournitures scolaires rentree ecologie
Le vrac et les produits reconditionnés rencontrent un succès grandissant dans les magasins spécialisés.
CC0

Autrefois réservées aux magasins spécialisés, les fournitures scolaires écoresponsables sont en train de se démocratiser. Preuve de cette nouvelle tendance, leur présence dans les rayons de la grande distribution à l'instar de Monoprix qui organise sa "rentrée responsable" en proposant des agendas fabriqués en France avec des matériaux écologiques et biodégradables. Feutre non parfumé, colle en amidon, cahiers labellisés… Les offres sont de plus en plus diverses.

Pour bien les choisir, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vient de publier un guide à destination des consommateurs. Elle conseille d’acheter les produits les plus simples et les moins odorants comme des gommes sans phtalate ni latex, des stylos non parfumés ou des crayons en bois naturel et non vernis. De même, le consommateur devrait opter pour des fournitures solides et sans plastique à l’instar de pochettes cartonnées ou règle en métal.

Les produits les plus polluants sont déréférencés 

"Nous nous sommes positionnés sur ce créneau des fournitures écoresponsables il y a plus de 15 ans, mais on constate effectivement une prise de conscience de plus en plus large. Il faut dire qu’il n’y a jamais eu autant d’écho sur les gestes écoresponsables dans les médias", estime Adrien Peyroles directeur de la communication, du digital et des services chez Bureau Vallée. Depuis 2009, l’entreprise a décidé de mettre en place un système de notation environnementale de ses produits évalués par un organisme indépendant.

"Les produits sont notés de A à E. On laisse trois ans aux fournisseurs obtenant un E pour modifier le produit, sinon il est déréférencé de notre catalogue", explique le fils du fondateur de Bureau Vallée. Aujourd’hui, près d’un tiers des ventes sont réalisés sur des produits écoresponsables classés A ou B. "Le critère du prix reste le plus important mais c’est à nous d’avoir une démarche d’acteur social en France et de proposer aux consommateurs des tarifs compétitifs", estime Adrien Peyroles.

Du vrac et de l'occasion pour des fournitures moins chères

Justement, pour réduire au maximum le tarif et l’impact environnemental, certains distributeurs ont opté pour le vrac. Les stylos sont par exemple disponibles à l’unité dans des bacs. "Ce qui me gêne avec la grande distribution, c’est le suremballage", explique Quentin Marescaux fondateur du récent site bonnerentrée.fr, une plateforme qui met en avant les produits responsables. "Dans ma vie quotidienne, j’ai une démarche assez écologique : shampoing solide, vrac, zéro déchet, etc. Je me suis dit que des fournitures scolaires écoresponsables pouvaient intéresser des gens comme moi", explique-t-il.

Et de fait, l’offre peut créer la demande. "Avant, je n’avais pas vraiment l’idée d’acheter des fournitures scolaires plus responsables", témoigne dans un supermarché une jeune femme dont le fils entre en CP en septembre, "mais, si c'est compétitif, je vais préférer un produit écologique à un classique".  

Reste que la rentrée scolaire la plus durable est celle où les produits sont réutilisés d'une année sur l’autre. Et de plus en plus de parents, en raison de leur pouvoir d’achat, privilégient cette démarche, saluée par l’Ademe. D’autres optent pour les produits d’occasion. "Les calculatrices reconditionnées rencontrent un fort succès", évoque Adrien Peyroles de Bureau Vallée. "Le frein qui pouvait empêcher certains consommateurs d’acheter des produits d’occasion semble vraiment être levé", se réjouit-il. 

Marina Fabre, @fabre_marina


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