Publié le 13 juin 2017

SOCIAL

L’Humanité mange son plastique

Des chercheurs malaisiens, français et britanniques ont détecté des microparticules de plastique dans notre sel de table. Les faibles quantités mesurées n'ont pas de conséquence sur la santé des consommateurs. Mais les millions de tonnes de déchets déversées chaque année dans les océans aggravent de plus en plus la situation. 


Rien ne se perd. Et surtout pas les 8,8 millions de tonnes de plastiques déversées chaque année dans les océans. Une récente étude, publiée dans la revue Scientific Reports, a porté sur le sel de table. Sur les 17 produits issus de 8 pays différents étudiés, 16 contiennent des microparticules de plastiques. "Les microplastiques (MP) étaient absents dans une marque tandis que les autres contenaient entre 1 et 10 MP/kg de sel", soulignent les chercheurs. Le nom des marques n’a pas été révélé dans l’étude mais les auteurs précisent que le sel épargné provient de France.

La concentration de microparticules relevées dans le sel de mer est faible et ne présente pas de risque pour la santé, affirment les chercheurs. Mais "la tendance croissante à l’utilisation des matières plastique pourrait conduire à l’accumulation progressive de particules dans les océans et les lacs, et, par conséquent, dans les produits provenant des milieux aquatiques".

11 000 microparticules de plastique ingérées par les mangeurs de poisson

Pour cause, une étude publiée en janvier par l’université de Gand, en Belgique, a montré que les consommateurs de produits de la mer (poissons, fruits de mer…) ingèrent jusqu’à 11 000 microparticules de plastique chaque année. Si 99% de ces microparticules traversent le corps humain, les 1% restant sont absorbés par les tissus corporels.

Le cycle alimentaire n’aura jamais aussi bien fonctionné! Et cela ne va pas aller en s’améliorant. Chaque minute dans le monde, l'équivalent d'un camion d’ordures de déchets plastiques est versé dans la mer. D’ici 2050, c'est près de quatre camions par minute qui pourraient souiller les océans.

 Marina Fabre @fabre_marina

 


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