Publié le 09 mai 2018

SOCIAL

#FrenchImpact La fondation Crédit coopératif lance un nouveau plan quinquennal pour repousser les frontières de l’ESS

Chaque semaine, Novethic vous fait découvrir un acteur clé du monde de l’économie sociale et solidaire (ESS) désormais rassemblé sous la bannière French Impact. Aujourd'hui, rencontre avec la fondation Crédit coopératif, qui s'apprête à fêter ses 35 ans. Son nouveau plan d'action prévoit de s'ouvrir plus largement à tous les secteurs de l'ESS pour s'inscrire dans les transition à venir sur la culture, l'habitat, les mobilités ou encore le travail. 

La fondation Crédit coopératif est doté d'un budget annuel de 1,75 million d'euros.
@iStock

C’est reparti pour cinq ans. La fondation Crédit Coopératif, l’une des toutes premières créées en France par une entreprise, vient de présenter son nouveau plan quinquennal pour 2018-2022. Et elle se fixe pour mot d’ordre le renouveau. La fondation va ainsi travailler sur les transitions en cours et à venir sur lesquelles l’économie sociale et solidaire (ESS) peut avoir un rôle important à jouer.

"Notre nouveau programme repose sur une conviction, c’est que l’ESS a un champ de développement considérable. Nous allons donc continuer d’accompagner le secteur pour le faire grandir en marquant son antériorité, mais aussi en s’inspirant de ce qu’il y a de plus émancipateur dans les nouvelles pratiques qui émergent" résume Christophe Vernier, secrétaire général de la fondation. 

1 200 projets soutenus

La fondation va continuer à financer la recherche en matière d’ESS mais au sens large. "Nous voulons une ESS sans rivage. Nous allons embrasser le champ de l’ESS élargi par la loi Hamon de 2014. Toutes les formes d’entrepreneuriat alternatives qui peuvent faire sens sur des thématiques telles que la culture, le vieillissement de la population, les nouvelles mobilités, l’habitat partagé ou encore les nouvelles formes de travail nous intéressent", poursuit Christophe Vernier.

Un partenariat a ainsi été noué avec La Croix rouge française pour financer une bourse de recherche post-doctorale sur le thème de l’ESS et des migrations. "L’ESS a une expérience éprouvée sur le sujet mais manque de vision globale sur l’articulation avec les pouvoirs publics et sur la mesure d’impact (coûts évités pour la collectivité, bénéfices…)", explique le secrétaire général. 

Deuxième axe de développement, une meilleure valorisation des lauréats soutenus par la fondation. Pour cela, la structure va – enfin – se doter d’un site Internet d’ici la fin de l’année. Elle va y géolocaliser l’ensemble des porteurs de projet pour favoriser les échanges entre eux et créer un écosystème. Depuis sa création, plus de 1 200 projets ont été soutenus dans les territoires et au niveau national à travers la remise de prix. Ceux-ci connaissent un succès croissant avec une hausse des candidatures de 23 % cette année.

Faire participer les salariés

Jusqu’à présent, les lauréats locaux et régionaux étaient sélectionnés par des représentants de sociétaires. Cela représente environ 20 % des sommes distribuées sur un budget annuel fixé à 1,75 million d’euros. Désormais, les salariés du Crédit coopératif pourront aussi y participer car ils sont très demandeurs. Selon une enquête réalisée au sein de la banque coopérative, 43 % indiquaient en effet vouloir s’impliquer davantage dans les actions de la fondation. Un appel à projets spécifique auprès des collaborateurs va ainsi être lancé et les candidats retenus seront sélectionnés par des représentants de salariés.

Enfin, la fondation va nouer des partenariats plus importants financièrement avec de grandes têtes de réseau, des structures emblématiques et des fédérations afin d’activer leur effet de levier et de transformation et initier de nouvelles pratiques. "Nous nous centrons plus que jamais sur l’ESS car nous voulons être la fédération de référence dans le secteur. Notre rôle de locomotive est largement reconnue, nous devons poursuivre dans ce sens car il existe aujourd’hui une attente forte des citoyens pour une économie plus responsable et transparente", conclut Christophe Vernier.

Concepcion Alvarez, @conce1


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