Publié le 02 mars 2018

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Les aliments ultra-transformés augmentent le risque de cancer

Barre de céréales, nuggets, boissons sucrées, soupes instantanées... Selon une étude des chercheurs de l'Inserm, l'Inra et l'Université Paris 13, les aliments ultra-transformés pourraient accroître le risque de cancer, surtout celui du sein. 


Trop de nitrates, de graisses, d’additifs… Les éléments ultra-transformés sont mauvais pour la santé. Tellement mauvais qu’ils pourraient, selon une étude française publiée le 15 février dans la revue médicale British Medical Journal, augmenter le risque de cancer.

Les aliments ultra-transformés représentent la moitié des apports énergétiques

Les chercheurs ont ainsi analysé les données de plus de 105 000 participants à des questionnaires remplis sur Internet pendant deux années. Il apparaît qu’"une augmentation de 10 % de la proportion d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire s’est révélée être associée à une augmentation de plus de 10 % des risques de développer un cancer et un cancer du sein en particulier", écrit l’Inserm dont les chercheurs ont codirigé l’étude avec l’Inra et l’université Paris 13.

Les aliments ultra-transformés représentent aujourd’hui la moitié des apports énergétiques "dans de nombreux pays occidentaux", affirme l’Inserm. Cette catégorie regroupe par exemple les barres chocolatées, les boulettes, les jambons, les plats surgelés... Ce sont les produits alimentaires industriels contenant des conservateurs autres que le sel ou des colorants. Une définition jugée "floue" par l’ANIA, Association nationale des industries agroalimentaires.

"Le lien de cause à effet reste à démontrer"

Jusqu’ici "aucune étude épidémiologique n’avait établi le lien entre ces aliments et un sur-risque du cancer, notamment du sein", expliquent les chercheurs. Mais ces produits "contiennent souvent des quantités plus élevées de lipides saturés, sucres et sels ajoutés, ainsi qu’une faible densité en fibres, vitamines et autres micronutriments".

Les chercheurs tempèrent toutefois : "Cette étude n’est qu’une première piste d’investigation et "le lien de cause à effet reste à démontrer". 

Marina Fabre@fabre_marina 


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