Après les gaufres, les pâtes. Le ministère de l'Agriculture vient de mettre à jour la liste des produits retirés des rayons car contaminés par l'insecticide fipronil. Pour la première fois, des aliments de fabrication françaises sont concernés. Il s'agit de trois références de pâtes. 

Nouveau rebondissement dans l’affaire des œufs contaminés au fipronil, un insecticide interdit dans la chaîne alimentaire. Pour la première fois, des aliments fabriqués en France se retrouvent dans la liste des produits retirés du marché.
Il s’agit de pâtes des marques Grand-mère et Nos régions ont du talent ainsi que des pommes dauphine de marque Système U. Jusqu’ici la liste était composée quasi uniquement de gaufres de différentes marques de distributeurs (Netto, Leader Price, Monoprix, Système U, Casino…) fabriquées aux Pays-Bas et en Belgique. 
Pas de danger sur la santé 
Selon les nouvelles informations communiquées par le ministère, 16 établissements de transformation d’œufs et d’ovoproduits, 2 centres de conditionnement d’œufs et 41 grossistes ont reçu des œufs contaminés au fipronil. Pour l’instant, seule la liste de "retrait" des marchandises dans les commerces a été ouverte par les autorités. Le gouvernement n’a procédé à aucun rappel de produits chez les consommateurs.
Le 17 août, le ministère de l’Agriculture affirmait que "les niveaux de fipronil constatés dans les produits concernés ne présentent pas de risque pour le consommateur au regard des références scientifiques". Les doses dépassent  "la limite maximale de résidus" autorisée mais aucun aliment ne présentait "des concentrations supérieures à la dose de référence aiguë", celle où des effets peuvent apparaître sur la santé.
"On perd du temps pour pouvoir écouler les produits incriminés sur le marché"
C’est la troisième mise à jour qu’effectue le ministère de l’Agriculture depuis l’éclatement du scandale. Un "compte-gouttes" dénoncé par plusieurs associations. La faute aux industriels affirme ces dernières, soutenues par la grande distribution qui déplore "le manque de diligence de certains industriels-fournisseurs".
Pour la Confédération paysanne, les industriels jouent la montre : "Ici on perd du temps, et cela joue en faveur des industriels parce que les produits incriminés sont en train d’être écoulés sur le marché. Ils sont dispersés", estimait le porte-parole de l’association, Laurent Pinatel, interrogé par le HuffingtonPost.
Le scandale touche désormais 17 pays en Europe. 
Marina Fabre @fabre_marina

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