Publié le 10 novembre 2020

SOCIAL

Une charte pour promouvoir les produits locaux en grandes surfaces

Mettre en valeur les produits frais et de terroir dans les rayons des supermarchés. Tel est l’objectif annoncé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation avec la signature d'une charte signée par l’ensemble de la grande distribution. L'ambition est de l’étendre progressivement à la restauration collective grâce à une enveloppe dédiée de 50 millions d’euros, issue du plan de relance.

Supermarche CCO
Sous l'initiative du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, la grande distribution va davantage mettre en valeur les produits locaux.
@CCO

Alors que les restaurants et petits commerçants sont à l’arrêt, les produits alimentaires provenant de circuits courts doivent être davantage mis en valeur dans les grandes surfaces et la restauration collective. C’est l’objectif annoncé par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie lundi 9 novembre sur Europe 1.

Le ministre a annoncé avoir recueilli l’engagement de tous les acteurs de la grande distribution, sans exception pour mettre en avant les produits du terroir. Ils seront mis en valeur dans les étals des supermarchés, sur les sites Internet ou les publicités grâce à une bannière commune à toutes les enseignes : "Engagement, provenance et fraîcheur : plus près de vous et de vos goûts". Des moments de promotion des produits frais et locaux seront également organisés. Des actions qui seront déployées progressivement, à compter de février 2021, annonce le ministère. 

Solidarité envers les producteurs locaux

Les Français ont montré une "solidarité" envers les producteurs locaux en achetant davantage de produits frais et issu de leur territoire lors du premier confinement et cela semble avoir convaincu les grandes surfaces de pousser ces produits devenus séduisants pour leurs consommateurs. En juin, l’Observatoire des Nouvelles Consommations d’E.Leclerc réalisé par Ipsos montrait que 63 % des Français interrogés souhaitaient se tourner davantage les aliments locaux pour soutenir l’économie. La charte, non coercitive, vient d’ailleurs plus confirmer une situation qui s’est pérennisée depuis que marquer un tournant dans les pratiques, souligne Julien Denormandie.

Sur le terrain, la Feef, la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France qui regroupe les PME-ETI fournisseurs des grandes surfaces et de la restauration, le confirme. Alors que les restrictions et fermetures imposées au secteur de l’hôtellerie/restauration ont fortement affecté leur chiffre d’affaires (jusqu’à 50 % pour certaines entreprises), "les grandes surfaces ont globalement joué le jeu en augmentant les volumes et la visibilité des produits locaux", apprécie le président de l’association, Dominique Amirault. L’enjeu économique est important, ces PME représentent 20 000 entreprises, 250 000 emplois et 100 milliards de chiffre d’affaires.

Pour réduire les inégalités alimentaires encore marquées en France, la distribution ne suffira pas. Le ministre entend aussi développer l’utilisation des produits locaux dans la restauration collective, notamment dans les cantines scolaires. La structuration de telles filières devrait être facilitée par une aide de 50 millions d’euros, issue du plan de relance.  

Béatrice Héraud @beatriceheraud


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