Bien Mal Acquis

L’affaire des Bien Mal Acquis correspond à une procédure pour blanchiment des produits de la corruption lancée contre les dirigeants du Congo-Brazzaville (Denis Sassou Nguesso), du Gabon (Omar Bongo Ondimba), et de la Guinée Équatoriale (Teodoro Obiang) ainsi qu’une partie de leur entourage. Cette initiative a été prise par les ONG Sherpa et Transparency International.

Le 27 octobre 2017, le tribunal de grande instance de Paris a reconnu coupable le vice-président de la Guinée équatoriale pour avoir blanchi plus de 150 millions de dollars entre 1997 et 2011, en France. La condamnation s’élève à 30 millions d’euros d’amendes et 3 ans de prison avec sursis. L’ensemble de ses biens va être saisi pour un total de 132 millions d’euros.

Cette condamnation marque une étape décisive dans la lutte contre l’appropriation des revenus de ressources naturelles par un individu ou une famille en Afrique. Afin de restituer l’argent détourné aux populations locales, l’ONG Transparency International a soumis un plan en novembre 2017 à l’Assemblée nationale.

Ce dispositif législatif, une fois accepté par la France, pourrait amener des décisions similaires dans d’autres pays tels que les États-Unis ou encore la Suisse, où des procédures judiciaires équivalentes sont en cours.