Publié le 05 juillet 2018

INFOGRAPHIES & VIDÉOS

[LA VIDEO DES SOLUTIONS] Résurrection, la startup qui transforme les déchets de bière en crackers apéritifs

Ce sont des tonnes et des tonnes de drêches qui, chaque année, partent à la poubelle ou servent à l'alimentation animale. Ce "déchet", issu de la fabrication de bière, est pourtant très nutritif et riche en fibre. La startup Résurrection la récupère chez les brasseurs bio et locaux de la région parisienne pour les transformer en crackers apéritifs. 

La start-up Résurrection vient de signer un partenariat avec une grande enseigne bio pour commercialiser ses produits.
@MF

Les microbrasseries connaissent un vrai boom en France, tirée par une volonté des consommateurs de s’approvisionner plus localement. Reste à savoir que faire de la drêche. Ce "déchet" végétal est issu de la fabrication de la bière. Très riche en nutriments et en fibres, il est soit jeté par les brasseurs, soit récupéré pour servir à l’alimentation animale.

"Cette céréale humide est sous-exploitée", estime Marie Kerouedan, cofondatrice de Résurrection. Cette startup, qu’elle a créée avec Nathalie Golliet, récupère la drêche de brasseurs bio pour la transformer en crackers apéritifs. "J’ai découvert ce qu’il résultait du processus de brassage, de la première phase que l’on appelle empâtage, lors d’un stage dans une brasserie artisanale, explique celle qui est chargée du développement de la marque à Bordeaux. "On a de suite compris que la drêche qui restait n’était pas un déchet, mais un ingrédient", assure-t-elle.

Un partenariat gagnant-gagnant avec les brasseurs 

Dans l’atelier de Résurrection, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), une odeur de torréfaction et d’huile d’olive, se dégage. C’est ici que toute la préparation des crackers est réalisée. Ils intègrent de la farine d’épeautre, des graines de fenouil ou de la farine de sarrasin et graines de tournesol. Ici, tous les produits sont faibles en matières grasses et très nutritifs.

Pour les brasseurs, le partenariat est "gagnant-gagnant", explique Nathalie Golliet. Ces derniers doivent habituellement payer pour être débarrassés de leurs drêches. "Nous avons créé un cercle vertueux dans un écosystème où on travaille avec des brasseurs locaux, qui sont bio et qui se retrouvent avec de gros gisements de drêches", souligne-t-elle.

Bientôt vendus dans une grande enseigne bio

Pour l’instant les crackers de la marque, entre 3 et 5 euros le paquet, se vendent sur Internet ou dans des petits commerces locaux. Mais la production devrait connaître un vrai boom grâce au nouvel accord que vient de signer la startup avec une grande enseigne du bio, dont le nom est encore gardé secret. Et les deux cofondatrices ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Elles souhaitent développer de nouveaux produits à partir de "déchets" alimentaires. Mais, elles se refusent à en dire plus pour le moment !  

Marina Fabre @fabre_marina


© 2019 Novethic - Tous droits réservés

‹‹ Retour à la liste des articles

INFOGRAPHIES & VIDÉOS

Vidéos

Chaque semaine, Novethic vous emmène, en vidéo, au coeur des nouveaux modes de consommation, des nouveaux modes de production et de la transition énergétique.

[Vidéo] Du Mexique à la France, les images impressionnantes des tempêtes de grêle en plein été

Ce sont des images impressionnantes, presque apocalyptiques. Au Mexique, un déluge de grêle s'est abattu sur Guadalajara, recouvrant la ville d'une épaisse couche de glace atteignant deux mètres par endroit ! En France, les vidéos de parebrises cédant à l'impact de grêlons de la taille d'une balle...

[Édito Vidéo] Quand on voit ce que les entreprises sont capables de faire pour le football féminin…

Les femmes de l’équipe de France de football rencontrent un succès médiatique inédit depuis le début de la Coupe du monde en France. Si le fait de jouer à domicile et le bon état d’esprit de ces sportives favorisent ce soutien, l’engagement des sponsors pour valoriser le football féminin n’y est pas...

[Édito Vidéo] Total ne sera pas sur le podium des sponsors des JO 2024

La maire de Paris, Anne hidalgo, ne voulait pas de Total au rang des sponsors des jeux olympique 2024 dans la capitale. Selon elle, l’image du pétrolier français n’est pas alignée sur la volonté de l’évènement d’être neutre en carbone. Pourtant, la grande majorité de la croissance des énergies bas...

[Édito vidéo] Le complotisme, plus fort que jamais en France

L’esprit complotiste se diffuse largement au sein de la population générale. Depuis l’attentat du 11 septembre 2001 jusqu’à l’incendie de la Cathédrale Notre Dame, il n’y a plus de vérités… seulement des théories folles amplifiées par les réseaux sociaux. Pour y remédier il faut ré-enseigner...