Publié le 05 février 2019

GOUVERNANCE D'ENTREPRISE

Alstom : GE va verser 50 millions d’euros au gouvernement pour ne pas avoir créé les emplois promis en France

General Electric (GE), qui s'était engagé à créer un millier d'emplois nets en France après avoir acquis la branche énergie d'Alstom en 2015, ne l'a pas fait et devra abonder "un fonds de réindustrialisation doté de 50 millions d'euros", a annoncé le ministère de l'Économie.

Turbine gaz a Belfort general Electric SebastienBozon AFP
Site de production de turbine à gaz de GE en France.
@AFP/SébastienBozon

Exit les 1 000 emplois promis par GE en France en contrepartie du rachat de la branche énergie d’Alstom. Dès juin dernier, le géant américain avait renoncé à cet engagement qui aurait dû être rempli fin 2018. Dans son communiqué, le ministère de l'Economie évoque la création "de 25 emplois nets à fin 2018".

Lors d'un comité de pilotage qui s'est tenu à Bercy mardi 5 février, "GE a souligné l'importance de ses investissements continus en France sur la période et a précisé que, dans un contexte de marché particulièrement difficile, le groupe a fait le maximum pour créer des emplois et a tenu ses engagements contractuels signés avec l'État", a réagi l'entreprise dans un communiqué.

Un fonds de réindustrialisation

"Depuis plus de 100 ans GE a démontré un engagement constant en France, comme le prouve encore le renforcement sur le territoire de la division Renewable Energy annoncé le 30 janvier dernier", se défend encore le groupe.

Le fonds de réindustrialisation où seront versés les 50 millions d’euros du par Alstom sera "logé à la Caisse des dépôts et consignations (dont Novethic est filiale)". Il "sera piloté par un comité présidé par une personnalité spécialiste de l'industrie" et associera des représentants désignés par l'entreprise, les collectivités concernées et les services de l'État, précise le communiqué de Bercy.

Au niveau global, GE présente des résultats en demi-teinte. L’entreprise a annoncé une dépréciation d’actifs de 23 milliards de dollars dans sa division énergie, l’une des plus importantes de l’histoire, et dans la foulée le licenciement de son PDG John Flannery, remplacé par Lawrence Culp. Elle fait face à un marché du gaz pas assez dynamique pour la capacité de production de la société fondée par Thomas Edison.

La Rédaction avec AFP


© 2019 Novethic - Tous droits réservés

‹‹ Retour à la liste des articles

GOUVERNANCE D'ENTREPRISE

Entreprises controversées

Quand elles commettent des violations graves et répétées de conventions internationales, les entreprises sont dites controversées. Cela signifie qu’elles peuvent être mises sur des listes noires d’investisseurs et attaquées par des ONG sous des formes diverses.

Monsanto condamnee apres l intoxication de l agriculteur paul francois au dehserbant lasso pixabay

Monsanto condamnée après l’intoxication de l’agriculteur Paul François

Rien ne va plus pour Monsanto. La firme vient de perdre sa troisième bataille judiciaire contre Paul François, un agriculteur qui l'accuse d'être responsable de son intoxication au Lasso, un désherbant désormais interdit en France. L'entreprise, récemment rachetée par Bayer, est la cible de milliers...

Pesticide glyphosate palmares

Glyphosate : nouveau revers pour Monsanto, condamné pour le cancer d’un agriculteur américain

C’est un nouveau revers et peut-être le procès de trop, que Monsanto vient de perdre. L’entreprise, rachetée par Bayer, a été reconnue coupable, par un jury fédéral américain, du cancer d’un agriculteur retraité attribué au Roundup, le désherbant phare de Monsanto, et dont le principe actif est le...

Europacity

Europacity : le tribunal annule le plan local d’urbanisme et prend la défense des terres fertiles

Nouveau rebondissement dans le projet de méga-complexe Europacity au nord de Paris. Le tribunal administratif de Pontoise a annulé le plan local d’urbanisme (PLU) de la ville de Gonesse. Il a estimé que cette urbanisation mettait en péril des terres particulièrement fertiles. L’État et la commune...

Illustrative Image main ferrari 7

Le monde de la F1 voit revenir les cigarettiers, sous l’œil inquiet des autorités sanitaires

Il y a plus de dix ans, les cigarettiers, immenses pourvoyeurs de moyens financiers, ont été chassés du monde de la Formule 1. Mais depuis quelques mois, Philip Morris (avec Ferrari) et British American Tobacco (avec McLaren) retrouvent les pistes. Pas directement, mais à travers un programme...