Empreinte écologique

La notion d'empreinte écologique est apparue durant la Conférence de Rio en 1992, mais elle n'a été définie qu'en 1994. L'empreinte écologique consiste à évaluer quelle charge fait peser sur la nature une population donnée. Il s'agit de calculer quelle est la superficie "consommée" annuellement par chaque individu, en divisant la surface nécessaire à produire l'ensemble des biens consommés par la communauté (comme les terres cultivées ou les espaces aquatiques productifs) par le nombre d'individus dans cette communauté.

Le résultat de ce calcul à l'échelle mondiale montre que les capacités de la terre à répondre aux besoins humains en ressources renouvelables sont insuffisantes. Cette méthode de calcul permet de comparer l'impact de différents modes de transport ou de consommation.

Selon le WWF qui propose divers modes de calculs et des solutions pour améliorer son empreinte, le fait de remplacer 5 heures de voyage en avion par 5 heures de train sur le même parcours permet une économie de 1 000 m2 d'empreinte par an. En France, l'empreinte écologique moyenne est de 5,6 hectares par habitant, ce qui est nettement supérieur aux ressources de la planète.

L'empreinte écologique des pays du nord est telle, que si tous les hommes consommaient autant que les européens, il nous faudrait 3,4 planètes. Et s'ils consommaient tous comme des Américains, il en faudrait 5,61. Depuis 40 ans, l'empreinte écologique de l'humanité a presque doublé, depuis 1970, elle a dépassé la capacité biologique de la Terre.

La réduction de l'empreinte écologique est l'affaire de tous, car chacun peut agir à son niveau en changeant ses habitudes de consommations : utiliser des énergies renouvelables, favoriser les modes de transport doux, limiter le gaspillage, adapter son alimentation en fonction de la saison et de la proximité de produits, consommer durable, etc.

D'une manière plus générale, pour réduire l'empreinte écologique d'un pays, il faut agir sur l'empreinte environnementale des produits et des organisations. L'analyse de l'empreinte environnementale d'une organisation se fonde sur une analyse du cycle de vie afin d'évalue les performances environnementales d'une organisation.

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