Publié le 16 mai 2018

SOCIAL

#FrenchImpact Alter’Actions casse les barrières entre grandes écoles, entreprises et économie sociale et solidaire

Chaque semaine, Novethic vous fait découvrir un acteur clé du monde de l’économie sociale et solidaire (ESS) désormais rassemblé sous la bannière French Impact. Aujourd'hui, rencontre avec l’association Alter’Actions, qui fait travailler ensemble étudiants de grandes écoles, entreprises de l’ESS et entreprises classiques.

Mur barriere copyright Dina Mariani
Depuis 2010, 230 missions ont été réalisées auprès de 164 organisations de l'ESS.
@DinaMariani

Mettre en lien des étudiants de grandes écoles, des entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) et des entreprises classiques, c’est le pari que s’est lancée l’association Alter’Actions. Créée en 2010 à Paris, elle est désormais présente à Rennes, Nantes, Lyon et Lille. Elle a déjà permis d’effectuer 230 missions auprès de 160 organisations de l'ESS. L’objectif est de casser toutes les barrières et faire se rencontrer des mondes jusqu’alors cloisonnés.

Des étudiants bénévoles (venant de HEC, l'École des ponts, AgroParisTech...) effectuent une mission de quatre mois au sein d’une structure de l’ESS, sous la supervision d’un professionnel du privé (Accenture, Lagardère, Suare...). Un trio qui semble bien fonctionner puisque les demandes ne cessent d’augmenter. L’objectif est de parvenir à réaliser 50 missions par an avec 200 étudiants.

"Cet exercice permet, d'une part, d’apporter une expertise aux entreprises de l’ESS qui n’ont pas forcément les moyens de la financer, de développer de nouvelles compétences et, d'autre part, de découvrir ce secteur pour les étudiants. Pour les entreprises, il s’agit de fidéliser leurs salariés et de mettre en place une politique RSE clés en main", résume Benjamin Varron, directeur des programmes chez Alter’Actions.

"Ne pas s’encroûter"

Partenaire historique de l’opération, la fondation Accenture propose ainsi aux salariés de l'entreprise de dédier un peu de leur temps pour tutorer ces missions, sous la forme de mécénat de compétences. Lauriane Boissière, consultante, a très vite été convaincue. "J’ai accompagné quatre étudiants pour l’association Môm'artre sur la question du financement et plus spécifiquement du micro-don afin qu’ils s’approprient le sujet et le prennent en main", raconte-t-elle.

Des réunions sont organisées régulièrement et un document de synthèse est remis à la fin de la mission. "Ça permet de ne pas s’encroûter et de donner du sens à son travail, estime Lauriane Boissière. Et puis c’est très intéressant de travailler avec les nouvelles générations, de mieux les connaître et de voir quels outils elles utilisent. C’est un enrichissement mutuel." 

Un étudiant sur deux prêt à travailler dans l’ESS

Du côté des structures de l’ESS, la balance est également positive puisque la mission pour elles est gratuite. Conseil stratégique, plan de communication digitale, mesure d’impact, définition du modèle économique… La mixité des profils des étudiants permet à ces organisations d’avoir accès à des compétences qu’elles n’ont pas forcément en interne et qu’elles ne pourraient pas financer en externe.

"Nous avons pu mener une étude sur nos relations partenariales que n’aurions jamais réalisée sans l’aide d’Alter’Actions, explique ainsi Agnès Michoud, chef de projet pour Escale, une association du groupe SOS. Les étudiants ont pu apporter un regard neuf et frais sur notre activité et le mentor nous a bien challengés".

Enfin pour les étudiants, il s’agit de tester sur le terrain leur appétence pour le secteur alors que l’ESS est l’un des plus attractifs auprès des étudiants des grandes écoles. Selon un baromètre publié en début d’année par le Boston Consulting Group et la Conférence des Grandes écoles, un étudiant sur deux déclare en effet vouloir travailler dans l’économie sociale et solidaire.

Concepcion Alvarez, @conce1


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