Publié le 11 février 2018

ENVIRONNEMENT

[LE CHIFFRE] 8 des 19 villes ayant accueilli les JO d’hiver ne pourraient plus le faire d’ici 2050 à cause du réchauffement

Out Chamonix, Grenoble, Vancouver ou encore Sotchi. Sur les 19 villes qui ont déjà accueilli les Jeux d’hiver depuis 1924, huit ne seraient plus en capacité de le faire d’ici 2050 à cause du réchauffement climatique. PyeongChang, en Corée du Sud, où se tiennent en ce moment les JO, et Pékin qui les accueillera en 2022, sont également concernées. Ce qui interroge l’avenir de l’ensemble du secteur des sports d'hiver.

PyeongChang (Corée du Sud) qui accueillent actuellement les Jeux olympique d'hiver ne pourraient plus être une ville-hôte d'ici 2050 en raison du changement climatique.

Oslo (1952), Chamonix (1924), Innsbruck (1964 et 1976), Sarajevo (1984), Grenoble (1968), Squaw Valley (1960), Sotchi (2014) et Garmisch-Partenkirchen (1936). Sur les 19 villes ayant déjà accueilli les Jeux olympiques d’hiver depuis 1924, huit ne pourraient plus le faire d’ici 2050 à cause des températures trop fortes pour autoriser la pratique du ski.

Daniel Scott, un chercheur canadien, a étudié pour chacune des villes hôte des JO d’hiver l’impact du changement climatique et a projeté ses chiffres à l’horizon 2050. PyeongChang qui accueillent actuellement les Jeux, et Pékin qui les accueillera en 2022 sont également en risque. Pour le scientifique, il ne fait donc aucun doute que le CIO (Comité international olympique) se trouvera de plus en plus souvent confronté à une pénurie de candidatures aux Jeux d’hiver.

A 2°C, 40 % des stations alpines en faillite

Ces données reflètent la menace qui pèse plus globalement sur l’ensemble de l’économie de l’or blanc. Les experts tablent sur le fait que d’ici la fin du siècle, la neige ne tombera plus guère en dessous de 1 800 mètres d’altitude avec l'augmentation des températures. Les Alpes par exemple sont particulièrement vulnérables avec un réchauffement deux fois plus rapide que la moyenne en deux siècles.

Dès 2007, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) alertait sur les conséquences d’une hausse de la température de 2°C. 40 % des 666 stations alpines ne seraient plus rentables, faute de neige sur une assez longue période. Plus des deux tiers seraient en danger avec une hausse de 4°C. D’ores et déjà, les canons à neige équipent un tiers du domaines skiable français, ce qui pose des problèmes d'approvisionnement en eau.

Cette semaine, la Cour des comptes s'est à son tour alarmé de la "vulnérabilité croissante" des stations de ski des Alpes du nord face au réchauffement climatique, en dénonçant les réponses inadaptées de leurs gestionnaires face à un modèle de développement ayant "atteint ses limites".  

Concepcion Alvarez @conce1


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