Empreinte carbone

Mesurer les émissions de carbone générées indirectement par les divers modes de gestion financière : c’est ce qui définit l’empreinte carbone.

Cela fait une dizaine d’années que cette démarche se développe. Pour calculer cette empreinte carbone (carbon footprint en anglais), on "pèse" les émissions de carbone d’un portefeuille actions en fonction des émissions que génèrent les entreprises détenues dans ce portefeuille et du nombre d’actions. Ce mode de calcul peut être adapté aux obligations d’Etat ou à d’autres modes de placements, comme l’immobilier.

Concrètement, quand un investisseur détient des actions de compagnies pétrolières ou finance des centrales à charbon, il émet plus de gaz à effet de serre que s’il investit dans des entreprises aux activités vertes.

La démarche est en train de se généraliser, notamment en Europe du Nord.

En France, le seul investisseur institutionnel à avoir réalisé cette empreinte carbone est l’ERAFP, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique, qui l’a fait sur son portefeuille actions.

La position dominante chez les investisseurs institutionnels français est globalement de "financer l’économie telle qu’elle est", qui se traduit par un "pourquoi ne pas acheter des actions de compagnies pétrolières tant que les gens roulent en voiture ?".

L’intérêt de ces empreintes carbone est de faire prendre conscience aux investisseurs du poids qu’ont leurs choix de placements dans l’orientation de l’économie et, donc, du rôle clef qu’est le leur pour "décarboner" l’économie et se tourner vers les entreprises les plus vertueuses dans ce domaine.

Pour éviter d’être exposé aux pertes financières que pourrait entrainer l’interdiction progressive des énergies fossiles, les investisseurs font réaliser leur empreinte carbone et décident éventuellement de désinvestir les sources d’émissions les plus fortes.

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