économie sociale et solidaire (ESS)

L’Économie Sociale et Solidaire regroupe des organismes publics et/ou privés (mutuelles, associations, coopératives, fondations ou entreprises commerciales à finalité sociale) qui veulent concilier activité économique et action sociale. 

Pour développer cette économie et la faire changer d’échelle, le gouvernement Macron a lancé début 2018 un accélérateur d’innovation et un label, baptisé « French Impact ».

 

L'objectif de l'ESS

L’entrepreneuriat social a pour but de mettre l’homme au centre des activités et de replacer l’économie dans son contexte ; les activités économiques ne sont qu’un moyen au service d’un projet social. Elle défend des valeurs qui sont : l’esprit de coopération et la responsabilité citoyenne, la prévalence du service sur le profit, la réponse à des besoins sociétaux... La primauté est donnée aux personnes et non aux capitaux.

 

Le poids de l'ESS

L’économie sociale et solidaire (ESS) représente 10% du PIB français et emploie 1 actif sur 10. (voir notre infographie)

 

Les principes fondateurs

On recense cinq principes fondateurs de l’ESS :

  • La liberté d’adhésion : les salariés, qui sont aussi des associés, peuvent librement vendre leurs parts à la coopérative s’ils veulent la quitter.
  • La gestion démocratique, elle implique que lors de chaque prise de décision, une assemblée générale est réunie afin que chaque membre puisse voter, car un individu a une voix.
  • La non-lucrativité individuelle : dans les associations, aucun dividende ne peut être reversé aux adhérents, alors que dans les coopératives, les salariés peuvent recevoir une part des bénéfices réalisés.
  • L’utilité sociale du projet : tout projet entrant dans le cadre de l’ESS se doit d’être un projet d’intérêt collectif (territoire, groupe social, association, Scop...). On parle d’utilité sociale, car il s’agit d’une démarche participative qui associe de nombreux partenaires (salariés, pouvoirs public, usagers, associations...)
  • La mixité des ressources : les ressources sont soit issues du secteur privé (mutuelles et coopératives) soit mixtes (associations). Les organismes de l’économie solidaire ne sont pas rattachés aux pouvoirs publics, cependant ils ont droit à des subventions ou des avantages fiscaux venant de l’État.

 

 

Qu'est-ce que le label isr ?

Pour aller plus loin

L’association Fair veut inscrire la finance à impact social dans les débats de la présidentielle

L’association de la finance solidaire veut peser dans la présidentielle. Fair, anciennement Finansol, a mis au point une dizaine de propositions visant à améliorer l’accès au financement des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Elle va désormais présenter ses idées pour...

Les entreprises de l’Économie sociale et solidaire sont plus résilientes face à la crise sanitaire et l’instabilité économique

Les chiffres sont unanimes. Les structures de l’économie sociale et solidaire, contre tout attente, résistent mieux aux turbulences économiques liées à la crise sanitaire. Une résilience dont les causes sont à trouver dans leur modèle économique, qui depuis très longtemps tente d’allier...

Maud Sarda, directrice de Label Emmaüs : "La seconde main des grandes marques ne répond pas forcément à la transition écologique et sociale"

Emmaüs, acteur historique de l'économie circulaire, fait face à une baisse de la qualité des dons qu'il reçoit depuis que des géants de la mode et de l'e-commerce se lancent dans les produits d'occasion. Si Maud Sarda, la directrice de Label Emmaüs, se félicite de cette nouvelle tendance,...


Découvrez l'Essentiel de la Finance Durable