Agriculture urbaine

Soutenue par la FAO, l’agriculture urbaine et périurbaine (AUP) connaît un fort développement depuis son émergence dans les pays en développement, voici plusieurs années, et est aujourd’hui pratiquée par 800 millions de personnes à travers le monde. Elle consiste en la culture et la production de denrées (fruit, légumes, graines, herbes aromatiques…) et l’élevage d’animaux (lapins, poules…) au sein même des villes ou à leurs alentours. Cette agriculture peut prendre plusieurs formes, tant dans les lieux choisis (anciens parkings, toits, fermes verticales) que dans son type de support (terre ou cultures hors-sol).

Ce mode de production aurait plusieurs avantages interdépendants. Il permettrait aux revenus faibles de disposer d’aliments à moindre coût en raison d’une suppression des intermédiaires qu’implique le transport. À son tour, ce transport supprimé (plus gros émetteur mondial de CO2) bénéficierait au climat et limiterait la consommation d’énergies fossiles. Mais la production locale, au travers d’un encouragement des circuits courts, serait aussi créatrice d’emplois et de revenus. La FAO souligne sur ce point qu’ « un jardin de 100 m2 peut générer un emploi dans la production horticole, la fourniture d’intrants, la commercialisation et la création de valeur ajoutée du producteur au consommateur ».

Sa pratique reste toutefois marginalisée dans plusieurs pays et elle s’exerce alors de manière informelle ou illégale. Elle comporte alors plusieurs risques tant sanitaires qu’environnementaux, allant de la qualité des aliments aux produits employés, en passant par une pollution des sols non contrôlée, aux conséquences potentielles amplifiées par la démographie urbaine.

En France, ce type d’agriculture s’est développé plus lentement, mais de nombreux projets se mettent progressivement en place. Associations, entreprises et acteurs publics multiplient les initiatives et les programmes de recherche. En 2014, la ville de Strasbourg a de ce fait remporté le titre de capitale française de la biodiversité pour son projet d’AUP intitulé « Ville nourricière ».

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