Publié le 31 mars 2016

ISR / RSE

Baromètre RSE 2016 : les grandes tendances

Communiquer de façon positive, se différencier sur le marché ou innover... voilà les principales motivations des entreprises pour mettre en place et appliquer une démarche RSE (responsabilité sociale des entreprises), selon le dernier baromètre Malakoff Mederic-ORSE. Celui-ci insiste aussi sur l’opportunité RSE que constitue la santé en entreprise. Revue de détails.

Photo d'illustration.
iStock

Le dernier baromètre des enjeux RSE Malakoff Mederic-ORSE (observatoire de la responsabilité des entreprises) a été publié ce jeudi, à l’occasion du salon Produrable. Cette étude est la synthèse d’une enquête auto-administrée auprès de milliers d’entreprises et d’organisations en France et s’appuie sur l’analyse de 209 réponses qualifiées de professionnels de la RSE, entre janvier et mars 2016. Principales tendances : 

"Une plus grande intégration de la RSE dans la chaine de valeur et les opérations de l’entreprise". Le département RSE n’est plus seulement rattaché à la présidence/direction générale (38% contre 50% en 2014) mais peut aussi se retrouver intégrer au sein du même pôle que les ressources humaines (18%) ou les directions opérationnelles (8%). 

"Un certain regain de ressources sur les effectifs RSE des entreprises". Dans la plupart des entreprises (45%), on compte 1 personnes ou moins (en équivalent temps plein). 9% n’ont pas de personne dédiée et 12% ont une équipe comprenant 10 personnes et plus (+3 points par rapport à 2015), principalement dans l’industrie, les nouvelles technologies, le BTP, l’énergie et l’eau. 

"La communication, enjeu N°1". C’est le principal objectif de la RSE, cité par 91% des personnes interrogées pour le baromètre. Et devant le fait de répondre aux enjeux sociaux (88%), la préservation de l’environnement (84%), l’amélioration de la performance (86%) ou le respect de la règlementation (81%) ! 

 

 

"Se différencier sur le marché". 46% des plans RSE visent prioritairement à se différencier sur le marché, presque à égalité avec le fait de mieux communiquer en externe comme en interne (45%). C’est particulièrement vrai pour les structures moyennes, les plus grandes privilégiant l’innovation ou l’efficacité énergétique.

"Une meilleure identification des risques". 38% des entreprises recourent à une cartographie de leurs risques environnementaux et sociétaux. Sans surprise, ce sont les plus grandes entreprises qui sont le mieux outillées. 

"L’année du reporting RSE". 58% des organisations interrogées réalisent un reporting RSE. 79% des entreprises concernées par les seuils d’obligations le font déjà et 8% soulignent leur intention d’y procéder prochainement.

 

La santé, enjeu émergent en 2016 

 

Pour 66% des entreprises interrogées, les dirigeants estiment que les actions en faveur de la santé et de la sécurité au travail améliorent les performances économiques de l’entreprise. Près de 70% mentionnent d’ailleurs l’existence de dispositifs internes (diagnostics sur les accidents du travail, l’absentéisme, les maladies professionnelles, baromètre et bilan social, etc.) en faveur de la santé / sécurité / qualité de vie au travail (QVT) pour leurs salariés. La majorité les lient à leur politique RSE, principalement dans le but d’améliorer le bien-être des salariés au travail et la sécurité, mais aussi prévenir des risques santé, qu’ils soient psycho-sociaux ou physiques.

 

Le référent RSE est d’ailleurs souvent associé aux décisions sur ce type de sujet, même s’il s’agit le plus souvent d’un avis consultatif. Les acteurs clés restent les ressources humaines (RH) ou les représentants du personnel (ex : CHSCT). 

Un problème reste cependant à lever : il est encore difficile pour les entreprises d’évaluer précisément les améliorations de performances liées à de telles mesures, malgré l’existence d’outils de mesure de leur efficacité. 32% des entreprises interrogées estiment ainsi qu’il existe bien des améliorations dues à ces mesures, mais qu’elles ne sont pas quantifiables ! 

Enfin, sujet émergent et préoccupant, le présentéisme est pourtant peu pris en compte par les entreprises : aucune mesure n’a été prise pour résoudre ce problème dans près de 6 entreprises sur 10, souvent par méconnaissance du problème (20%).

Béatrice Héraud
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