La course au rendement dans l’industrie de production de viande atteint une échelle sans précédent et la généralisation menace la biodiversité alors qu’elle constitue son socle. Face à ces enjeux, les investisseurs s’emparent de nouvelles problématiques, comme la déforestation liée aux cultures animales ou les risques sanitaires de l’élevage de masse, pour inciter les grandes entreprises du secteur à adopter des pratiques moins nocives et repenser le modèle productiviste mis en avant depuis les années 60.

Industrie de la viande : grande prédatrice pour la biodiversité

Monoculture, déforestation, utilisation d’antibiotiques et de pesticides… Ces pratiques, au cœur de l’industrie de la viande, sont en grande partie à l’origine de la perte effrénée de la biodiversité sur Terre. L’élevage intensif augmente certes la rentabilité, mais détruit en même temps les capacités de la nature à se régénérer et à offrir de la nourriture pour le bétail. Vous trouverez dans cette première partie un zoom sur l’impact biodiversité des produits alimentaires consommés dans l’Union européenne à travers leur cycle de vie pour mieux comprendre l’étendu de la problématique.

 

Facteurs de risques pour les entreprises et investisseurs

Les facteurs de risques dus à la perte de biodiversité sont nombreux. Ils peuvent être notamment juridiques, opérationnels, réputationnels… Ces derniers engendrent d’importants risques financiers pour les investisseurs. Malgré des signaux d’alertes, les entreprises, qu’elles soient productrices ou distributrices, ne font pas évoluer leurs pratiques. C’est par exemple le cas des chaînes de valeurs mondialisées qui restent particulièrement opaques dans l’industrie. Nous vous proposons ainsi de mettre en lumière les mécanismes les entourant à travers les cas de Carrefour et Système U. En ce sens, nous abordons aussi l’expansion du marché des entreprises de traçabilité et de calcul d’empreinte écologique.

 

Facteurs de résilience : comment les investisseurs peuvent-ils les encourager ?

Des coalitions poussent pour l’évolution de pratiques au sein du secteur et font preuve d’engagement actionnarial pour encourager la protection de la biodiversité. L’étude prend ainsi l’exemple de FAIRR : un réseau mondial d’investisseurs qui s’adresse aux problématiques ESG dans les chaînes de valeurs de la production de protéines. Le contexte est aussi propice à l’émergence d’entreprises de produits de substitution à base de plantes, ou encore la viande in vitro. Ce type d’entreprises connait un taux de croissance important dû en partie à une demande accrue de la part des consommateurs. Vous trouverez enfin dans cette étude une évaluation chiffrée des investissements pour l’innovation dans le secteur de la viande, par les entreprises mais aussi les États.

 

323 M tonnes
Production mondiale de viande en 2017 qui a été multipliée par 5 en 60 ans.
478 Mds $
Montant investi dans des entreprises de viande et de produits laitiers ces 5 dernières années.
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