Publié le 01 février 2018

ISR / RSE

Green bonds : vers un nouveau record avec plus de 200 milliards de dollars en 2018

Selon les estimations de Standard & Poors, le marché mondial des green bonds devrait atteindre les 200 milliards de dollars cette année. Une croissance de 30 % par rapport à 2017, en baisse par rapport aux cinq dernières années. Mais ce qui est à noter c’est la plus grande diversification des emprunteurs, avec plus d’investisseurs privés et de marchés émergents.

L'Europe a représenté la première région en termes de volumes d'émission de green bonds en 2017.
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Après avoir franchi le cap des 100 milliards de dollars en novembre, le marché des green bonds va encore doubler cette année, selon les estimations de Standard and Poors (S&P). L’agence de notation prévoit en effet que les obligations vertes atteindront en 2018 200 milliards de dollars, contre 155 milliards en 2017. Une hausse de 30 % sur un an qui traduit tout de même un ralentissement de la croissance du marché. Sur les cinq dernières années, il avait crû de 80 % en moyenne par an.

Mais il s’agit désormais d’étendre les green bonds à de nouveaux émetteurs. "Nous avons vu une forte croissance des émetteurs privés : entreprises, banques, et, plus récemment des concepteurs de produits financiers structurés verts", souligne ainsi l'agence de notation. Les banques de développement, par exemple, qui représentaient encore 60 % des volumes émis il y a cinq ans, ne pèsent plus que 11 %.

Les green bonds ont plus que doublé aux États-Unis

S&P assure que les marchés émergents portés par la Chine, l’Inde et le Mexique, vont confirmer leur engagement dans ce mouvement. La part du Moyen-Orient pourrait aussi s'accroître, alors que c'est encore l'Europe qui a représenté la première région en termes de volumes d'émission l'an dernier. Mais le Vieux Continent devrait se faire rattraper par les États-Unis. "Le marché des green bonds y a plus que doublé en 2017, porté par les états, les municipalités et les entreprises, et ce malgré la 'volatilité' des politiques climatiques au niveau fédéral", note S&P.

Du côté des obligations vertes souveraines, après la Pologne, la France, les îles Fidji et le Nigeria, ce sont la Belgique, le Maroc et la Suède qui pourraient se lancer dans les prochains mois. Les obligations vertes sont de véritables outils au service du climat car elles servent à financer des projets dans le domaine des énergies renouvelables, des réseaux de transport durables, de l'efficacité énergétique, de la construction de bâtiments à faible impact environnemental. 

Concepcion Alvarez @conce1


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