Publié le 13 avril 2020

ENVIRONNEMENT

Couture, bricolage, sport... Novethic tente de se confiner de manière responsable

Comme il se doit, la rédaction de Novethic s’est confinée afin de télétravailler en toute sécurité et sans prendre de risques pour les autres. L’occasion aussi pour nos journalistes de changer un peu leurs habitudes. L’une fait ses crèmes cosmétiques avec les produits de sa cuisine, l’autre mange des fanes de radis, un dernier se découvre des talents insoupçonnés de bricoleur. Découvrez notre confinement responsable.

Confinement collage
Cosmétiques faits main, cuisiner des restes, bricolages... les journalistes de Novethic se "confinent responsable".
@Novethic

Tout se cuisine – par Marina

Je ne vais pas vous mentir "La cuisine zéro déchet" n’est pas devenu mon livre de chevet mais je l’ai ressorti, poussiéreux, de ma bibliothèque. Velouté de fanes de radis, tourte aux vieux fromages, galettes de quinoa au vert de poireaux… faire ses courses une fois par semaine (confinement et flemme obligent) pousse à utiliser jusqu’au bout les produits que l’on achète. J’en suis à la limite de gratter la terre des carottes pour la remettre dans mon potager. Pour l’instant, pas de dérapage à l’horizon, je n’ai pas fait ma célèbre recette de lasagnes au melon, qui fut, comme son nom l’indique, un désastre. Me sentant l’âme d’une aventurière, j’ai même récupéré les graines de citrons, d’orange et les noyaux d’avocat pour une tentative de repousse. Bref, vivement qu’on déconfine !

 

Quand la génération Greta est confinée, elle coud - par Anne-Catherine

Mettez deux adolescentes dans leur chambre en confinement pendant plusieurs semaines et vous serez surpris du résultat. Première étape de la transformation : un rangement méthodique des placards qui permet d’exhumer tous ces vêtements oubliés parce que trop petits, passés de mode ou trop bébés. Seconde étape : assister à la naissance d’un processus créatif spontané de création couture. Elles taillent, recoupent, innovent, transforment un blouson en sac, un jean en top, une chemise en jupe. Les magasins sont fermés mais la garde-robe est renouvelée à coût quasi-zéro. Reste à limiter le pillage systématique de tous les autres placards et à enfermer précieusement les vêtements qu’on souhaite garder en l’état pour sortir de chez soi, après le confinement. 

 

Ma salle de sport en bois – par Ludovic

Quand Emmanuel Macron a annoncé le confinement ma première réflexion fut "quel choc pour l’économie". La deuxième fut "ma salle de Crossfit va fermer !". Plus de salle de sport et plus de magasins spécialisés, j’ai dû me pencher sur ce que j’avais chez moi. Et je me suis mis à bricoler. Avec un bambou de 1m60 et des poids, voici une barre (technique) d’haltérophilie. Avec un sac à dos solide et des bouteilles d’eau, voici un lourd Kettlebell. En calant le bas d’une porte pour protéger les charnières, et voici une barre de traction acceptable. Pour l’alimentation sportive, j’ai trouvé conseil auprès de mes collègues sportifs plus connaisseurs de la diète. Fini les produits industriels, leur recette : faire chauffer du lait et des flocons d’avoine, puis on ajoute sirop d’agave, vanille, noix et quelques morceaux de banane…. C’est délicieux. Quand le confinement sera fini, je dois absolument garder du temps pour me faire cette recette.

 

Le Roi de la bricole – par Arnaud

Les youtubeurs spécialistes du DIY (Do-It-Yourself) ne parlent plus que de ça : comment bricoler avec des restes en période de confinement ? Si eux y arrivent, pourquoi pas moi. Confiné dans mon petit appartement, j’ai décidé d’apporter ma (très) modeste contribution au DIY de récup’. Après tout, il faut bien s’occuper… L’objet du délit, ce sont les étagères en bois qui détonnent sur le mur noir du salon. J’ai décidé de les repeindre. Pour cela, j’ai retrouvé un vieux pinceau au fond d’un placard, un pot de sous-couche blanche prévue pour le carrelage qui fera l’affaire pour du bois (qui peut le plus peut le moins !), et un reste de peinture noire garantie sans émissions de substances volatiles. Résultat : des étagères à moitié peintes (la suite dimanche prochain) et des pots de peinture qui, pour une fois, ne moisiront pas des années au fond d’un placard avant d’être jetés en déchetterie.

 

La vie à travers un écran – par Béatrice

Ça a commencé comme une joyeuse expérience. Pour garder le contact avec la famille et les amis aux quatre coins de la France tout en respectant à la lettre le confinement, on a instauré les apéros en "visio". Et puis ça a continué par les cours de théâtre par écrans interposés, les conférences de rédaction du matin et les webinars pour penser le monde d’après… Ma vie sociale ne s’est pas ralentie, elle s’est transposée dans toute sa densité dans la virtualité. Quatre semaines plus tard, pas de cirrhose en vue et contente de voir que beaucoup de mes proches gardent l’œil vif et les joues roses. Mais le truchement de la technologie ne remplace pas les embrassades, la spontanéité des conversations, le je-ne-sais-quoi du face à face qui change tout. Quatre semaines plus tard, quand je regarde un film, mon premier réflexe est une pointe d’envie face à ces gens qui se déplacent, se parlent, s’aiment… dans la vraie vie.

 

Mes cosmétiques maison – par Florine

Plus de temps pour prendre soin de moi : voilà comment j’ai décidé d’apprécier, malgré tout, mon confinement. Intriguée depuis longtemps par la slow cosmétique, j’ai donc pris le chemin de ma… cuisine. Pas besoin d’arpenter les rayons dévalisés des supermarchés quand nos placards débordent d’ingrédients, qui au-delà de régaler nos papilles, peuvent aussi nous donner un teint de pêche. De l’huile d’olive ? Un démaquillant idéal. Des flocons d’avoine ? Mixés et mélangés à de l’eau, ils forment un gommage doux pour le corps. Du bicarbonate de soude ? En y ajoutant de l’huile de coco et un peu de fécule de maïs, j’obtiens un déodorant qui sent bon les vacances. Des produits naturels et très efficaces, qui resteront sur les étagères de ma salle de bain, bien après le confinement !


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