Publié le 07 juillet 2021

ENTREPRISES RESPONSABLES

Raison d’être et société à mission : Bpifrance donne un mode d’emploi pour les PME

Bpifrance le Lab fournit un nouvel outil pour les dirigeants de PME et d’entreprises de taille intermédiaire voulant se doter d’une raison d’être ou devenir société à mission. Ces deux statuts créés par la loi Pacte ne sont pas réservés aux grandes entreprises, de nombreux dirigeants de PME veulent également donner plus de sens à leur activité. Ce guide pratique permet de franchir le pas.

Societes a mission CCO
De plus en plus de PME souhaitent se doter d'une raison d'être.
@CCO

L'adoption d'une Raison d’être et le statut d’entreprise à mission ne sont pas des dispositifs réservés aux grandes entreprises. Bpifrance Le Lab, le think tank de la banque publique, publie un guide pratique en partenariat avec l’agence Mots clé à destination des dirigeants de PME et d’ETI (entreprises de taille intermédiaire) qui souhaitent adopter ces statuts créés par la loi Pacte. "Il existe déjà des travaux pour assister les entreprises, mais il manquait quelque chose pour les PME et ETI qui, souvent, disposent de moins de temps et de moins de ressources que les grands groupes", confie Élise Tissier, directrice de Bpifrance Le Lab.

Le nombre d’entreprise adoptant une raison d’être ou le statut d’entreprise à mission ne cesse d’augmenter. Dans une enquête réalisée par Bpifrance pendant la pandémie, près d’un tiers des PME disait vouloir se doter d’une raison d’être, quand dans une enquête plus ancienne elles n’étaient que 15 %. "Des investisseurs nous ont interrogés car ils étaient sollicités par certaines des entreprises de leurs portefeuilles pour entrer dans cette démarche", ajoute Élise Tissier.

Le guide est construit en deux parties. La première répond aux questions qu’un dirigeant peut se poser avant de se lancer : à quoi sert la raison d’être, pourquoi devenir une société à mission, etc. Le guide énumère aussi bien les pièges à éviter que les bonnes pratiques à observer pour faciliter la démarche.

Trois étapes à mettre en place

La deuxième partie met les mains dans la mécanique et propose une méthodologie concrète, pour pouvoir se lancer. À quoi ressemble la formulation d’une raison d’être ? Quelle est la forme d’une mission pour l’entreprise ? Le guide répond aux questions et donne des exemples de PME et ETI ayant passé l’épreuve. Une méthode en trois étapes est ensuite expliquée. Elle commence par le recueil des avis des parties prenantes de l’entreprise, qui nécessite plusieurs entretiens individuels, et pourquoi pas l’organisation d’une enquête en ligne. Elle se poursuit par la restitution de l’enquête menée qui permet de recommander des formulations pour la raison d’être. Puis arrive la phase de réalisation des démarches adoptées, avec l’inscription dans les statuts et la réorganisation de la gouvernance.

Tant pour adopter une raison d’être que pour opter pour le statut d’entreprise à mission, l’important demeure de jouer collectif. "Le dirigeant ne doit pas faire cavalier seul, insiste Élise Tissier. Aussi bien dans l’entreprise, où il doit en parler avec le reste du management et ne pas être le seul convaincu par la démarche, qu’en dehors. Il faut inclure les différents partenaires, clients, fournisseurs mais aussi collectivités locales, actionnaires, etc."

Le guide est parsemé de témoignages de dirigeants d’entreprise confiant les raisons pour lesquelles ils se sont lancés. "Il s’agit d’un outil, pas d’une obligation. En aucun cas nous ne porterons un discours disant aux chefs d’entreprises qu’ils doivent se doter d’une raison d’être ou devenir société à mission", rappelle Élise Tissier. Mais en montrant ces exemples concrets de sociétés de tout secteur, aussi bien une PME de l’agroalimentaire qu’un groupe du BTP ou un maroquinier, la banque publique espère en inspirer d’autres.

Arnaud Dumas, @ADumas5


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