La demande pour les minerais de transition connaitra un boom d’ici à 2050 car ils sont essentiels dans la fabrication et le déploiement de certaines technologies bas-carbone comme les énergies renouvelables ou les véhicules électriques. Les entreprises du secteur sont-elles prêtes à faire face à cette hausse et dans quelles conditions ? Éléments de réponse.

Les sociétés minières ont compris que les minerais de transition seront des éléments-clés dans le succès de leur stratégie de transition climatique. La multiplication des mines génère cependant une empreinte environnementale importante et de fortes contestations sociales. En parallèle, les initiatives de recyclage restent balbutiantes dans certaines filières. ONG et coalitions d’investisseurs cherchent à améliorer la transparence de la chaine de valeur tout en faisant pression sur les acheteurs pour qu’ils exigent une production conforme aux meilleures normes sociales et environnementales.

Des investisseurs attentifs qui font pression sur les acheteurs et les producteurs

Dans cette étude, vous trouverez une analyse des outils mis en place par des groupes d’actionnaires pour faire changer une industrie minière lacunaire sur le plan de la transparence et de la régulation. La Coalition Mining 2030 ambitionne par exemple de rassembler les investisseurs pour promouvoir de meilleures pratiques sociales et environnementales sur un éventail de huit thématiques critiques (ex. mines artisanales, droits des peuples autochtones…). Si rien n’est fait, les ONG poussent pour que le cobalt rejoigne la liste des « conflict minerals », une appellation désignant les minerais situés dans des zones de conflits armés.

Le cas d’école : Rio Tinto

Un décryptage de la stratégie de transition de la deuxième compagnie minière du monde par capitalisation boursière vous est proposé dans cette étude. Avant-gardiste sur la sortie du charbon en 2018, Rio Tinto cherche désormais à investir dans ses branches cuivre et aluminium, des métaux de base qui représentent un gros potentiel pour le développement de technologies bas carbone. Slalomant entre des controverses sociales et environnementales qui effraient les actionnaires, l’entreprise mise sur un doublement des investissements consacrés à ses projets sur les minerais de transition. Arrivera-t-elle à remonter la pente ?

Le point de vue d’Eramet

Cette étude comporte enfin une interview de Julien Masson, directeur de la stratégie du groupe minier et métallurgique Eramet. Il y aborde notamment le positionnement d’Eramet sur le segment des minerais de transition et la prise en compte du risque de stress hydrique dans le développement d’un projet de mine de lithium en Argentine. Cet entretien est aussi l’occasion d’évoquer la place que prennent les enjeux climats et l’économie circulaire dans les décisions stratégiques du groupe.

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augmentation prévue de la production de lithium d’ici à 2030.
1 %
taux de recyclage des terres rares en 2018.
1/2
mines affectées par un fort stress hydrique dans le “triangle du lithium” (Bolivie-Argentine-Chili).
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