Publié le 12 décembre 2017

FINANCE DURABLE

Les principales banques de développement, dont l'AFD, alignent leurs flux financiers sur l'Accord de Paris

L'Agence française de développement (AFD) ainsi que 22 banques de développement et l'ensemble des banques multilatérales ont pris l'engagement, lors du One Planet Summit, d'aligner 100 % de leurs financements sur l'Accord de Paris. Ces institutions jouent un rôle primordial dans la transition vers un monde bas-carbone.

Banques de developpement
Les principales banques de développement ont débloqué 185 milliards de dollars de financements verts en 2016.

Au One Planet Summit, les 23 banques de développement nationales et régionales, incluant l'Agence française de développement (AFD), et l’ensemble des banques multilatérales de développement s'engagent à aligner leurs financements sur l’Accord de Paris. Elles renforcent également leur contribution à la redirection des flux financiers vers des trajectoires bas carbone et résilientes. Réunies au sein de l’International Development Finance Club (IDFC) et des Banques multilatérales de développement (BMD), leurs financements climat ont atteint, fin 2016, 185 milliards de dollars, en hausse de 17 % par rapport à 2015.

Mais cette annonce, qui constitue un pas en avant, ne signifie pas pour autant que les institutions publiques ayant besoin de centrales à charbon pour leur développement, ne seront plus soutenues. Comme le précise Rémi Rioux, directeur général de l'AFD, "les énergies fossiles ne sont pas mentionnées dans l'Accord de Paris". "Notre objectif est d'être la première agence 100 % Accord de Paris. Ce qui ne signifie pas que nous ne financerons que des projets climats, mais nos projets suivront à long terme la trajectoire de l'Accord de Paris alors qu'aujourd'hui, 50 % de nos financements sont des projets climatiques", précise-t-il.

15 pays vulnérables soutenus

L'AFD a par ailleurs signé, lors de cette journée consacrée à la finance climat, les premiers financements de son fonds Adapt’action doté de 30 millions d'euros sur quatre ans. Il va ainsi soutenir 15 pays particulièrement exposés et vulnérables aux effets du changement climatique dans la mise en œuvre de leurs contributions, via une assistance technique. Les quatre premiers financements concernent le Niger, les Comores, la Tunisie et la République de Maurice. 

En 2016, l'AFD a engagé près de 3,6 milliards d’euros sur le "climat" représentant 52 % de ses financements dans les pays en développement. L'objectif est de passer à 5 milliards d’euros par an à horizon 2020 dont 1,2 milliard pour des projets contribuant à l’adaptation. 

L'AFD participe par ailleurs à l'initiative triple A pour adapter les agricultures africaines au changement climatique tout en augmentant leur production agricole à hauteur de 1 million d'euros. Sa vocation est de constituer un pôle d’expertise au service des pays africains. Et l'Agence participe à hauteur de 30 millions d'euros au fonds Land degradation neutrality (LDN), qui vise à lutter contre la dégradation des terres.

Concepcion Alvarez @conce1


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