Publié le 12 janvier 2017

Présidentielle 2017

Primaire de gauche : qui propose quoi ?

Le premier tour de la Belle Alliance Populaire a lieu ce dimanche. Quelle place les thématiques RSE ont-elles dans le programme des 7 candidats? Du revenu universel à l’encadrement du salaire des grands patrons, en passant par une taxe sur les robots ou les enjeux de la chaîne d'approvisionnement, Novethic passe au crible leurs principales propositions. 

Les candidats de la "Belle Alliance Populaire", la primaire du PS et de ses partis satellites.
Joël Saget / AFP

 

Jean-Luc Bennahmias  

 

Le revenu universel : pour ne pas choisir entre "la survie économique et la formation". Ce revenu oscillera entre 500 et 700 euros par mois et sera couplé avec une sécurité sociale professionnelle.

Une fiscalité commune (en priorité celle des entreprises) avec un noyau de pays européens. Le but : une harmonisation "par le haut" afin d’assurer un salaire minimum commun, des minimas sociaux mais aussi limiter le dumping social et fiscal.

Construire une économie basée sur les principes du développement durable et de l’économie circulaire. Ce qui passe, entre autres,  par l’application des décisions prises lors de la COP21.

En savoir plus 

 

François de Rugy

 

Mener à terme la transition énergétique avec un objectif de production d’électricité 100% renouvelable d’ici 2050. Une suppression du tout transport terrestre carboné d’ici 2025 est également proposée.

Obligation de critères écologiques dans les marchés publics : ces critères prendront en compte l’impact environnemental des offres. François de Rugy souhaite également supprimer toutes les niches fiscales anti-écologiques.

Évasion fiscale : Tous les coupables d’évasion fiscale seront punis d’une peine d’indignité nationale les privant de leurs droits civiques et sociaux. Les responsables d’entreprises ayant participé activement à un montage financier destiné à une évasion fiscale sont aussi concernés. 

En savoir plus 

 

 

Benoît Hamon

 

Création d’un revenu universel d’existence. Une "révolution sociale" qui passera par une phase d’expérimentation avec un revenu universel à 535 euros mensuel pour tous. Puis un passage à 750 euros. Elle permettra, à terme, une réduction de temps de travail.

Taxer les robots : la fiscalité ne sera plus fondée sur "le nombre de travailleurs mais sur la richesse créée par l’entreprise". Les intelligences artificielles devront donc cotiser. Le but : financer la protection sociale.

Sanctuarisation des biens communs.  La protection de l’air, l’eau et la terre sera inscrite dans la Constitution. Une sortie du diesel dès 2025 et une interdiction des pesticides et perturbateurs endocriniens les plus dangereux sont également proposées.

En savoir plus 

 

Arnaud Montebourg

 

Encadrer les rémunérations des grands patrons. Comment ? "Quand un grand patron décide de s’augmenter de 5%, la condition, c’est qu’il augmente tous ses salariés de 5%", explique le candidat.

Encourager le télétravail pour réduire la pollution et renforcer la productivité des salariés car ces derniers seront "plus heureux au travail". Une défiscalisation des entreprises est prévue.

Instauration d’une taxe carbone à l’importation aux frontières de l’Europe. Un plan d’investissement de 100 milliards d’euros dans la rénovation thermique des logements est également proposé.

En savoir plus 

 

Vincent Peillon

 

Lutter contre "l’évitement fiscal" en permettant aux agents du fisc d’alerter directement le procureur s’ils supposent une fraude aggravée. Au niveau européen, le candidat propose un règlement imposant un principe de transparence des actionnaires et dirigeants.

Instauration d’une taxe carbone européenne et suppression progressive des subventions publiques nuisibles à l’environnement.

Individualiser le temps de travail : Vincent Peillon souhaite s’appuyer sur le Compte personnel d’activité pour en faire un "réceptacle d’une banque des temps".

En savoir plus 

 

Sylvia Pinel

 

Instaurer une "harmonisation fiscale et sociale" en Europe pour lutter contre le dumping social et fiscal. Cela se traduirait par l’instauration d’un SMIC dans chaque pays, par l'alignement des prestations sociales au niveau de l'UE, et une harmonisation du taux de l’impôt sur les sociétés.

Pour une "économie sociale et écologique" : doubler la part de l’économie sociale et solidaire en une décennie et faire des grandes entreprises des "Entreprises à Responsabilité Partagée" (statut non défini par la candidate).

Développer les incitations à l’économie d’énergie dans les logements.

En savoir plus

 

Manuel Valls

 

Instaurer un "revenu décent" : Il s’agit d’une fusion des dix minima sociaux. L’allocation, de 800 euros, serait redistribuée "sous conditions de ressources parce que le lien avec le travail est indispensable".

Réduire les inégalités entre les femmes et les hommes : l’objectif est de diviser par 2 en 5 ans les inégalités d’accès à l’emploi, de carrière et de salaire pour arriver à une "disparition totale des inégalités en 10 ans".

Ubérisation : privilégier des plateformes de chauffeurs français "offrant de meilleurs conditions de travail plutôt que des prix attractifs" pour les usagers.

En savoir plus 

 

Mise à jour : 22 janvier 2017

Marina Fabre
© 2022 Novethic - Tous droits réservés

‹‹ Retour à la liste des articles