Publié le 02 mars 2017

Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : les propositions RSE de Nathalie Arthaud

Elle se présente comme "la candidate des travailleuses et travailleurs". Nathalie Arthaud, qui porte les couleurs de Lutte ouvrière, appelle à une révolution communiste pour mettre à bas "la bourgeoisie et le capitalisme". Augmentation du salaire, interdiction des licenciements, nationalisations… Quelles sont les propositions RSE de la candidate ? Tour d’horizon.

Nathalie Arthaud, qui porte les couleurs de Lutte ouvrière, appelle à une révolution communiste pour mettre à bas "la bourgeoisie et le capitalisme"
Pascal Pavani / AFP

Chaîne de sous-traitance

 

Nathalie Arthaud fustige cette "bourgeoisie" qui tente "constamment d’opposer les travailleurs les uns aux autres et d’accroître la surexploitation". Pour ne plus "subir la loi de la jungle du marché capitaliste", elle appelle les travailleurs à prendre le contrôle de l’ensemble de l’économie.  

 

Conditions de travail 

 

Première urgence, pour Nathalie Arthaud : interdire les licenciements et les suppressions d’emplois en ciblant d’abord les entreprises qui génèrent des bénéfices. "Le trust pharmaceutique Sanofi a distribué 6,6 milliards d’euros à ses actionnaires après avoir supprimé 4 000 emplois en 7 ans, fustige  la candidate de Lutte ouvrière (LO). Il faut retirer leur pouvoir de nuisance à ces grands groupes." 

Autre "mesure indispensable" : un minimum de 1800 euros nets par mois pour les salaires et les pensions, ainsi qu’une augmentation de 300 euros de tous les salaires. "Quant aux allocations, aux minima sociaux, ils doivent être transformés en salaire, exhorte la candidate. Chacun a droit à un travail utile à la société." 

De manière générale, Nathalie Arthaud souhaite une meilleure répartition du travail. Le but : créer un million d’emplois pour les plus jeunes qui arrivent sur le marché du travail. 

 

Énergie 

 

Pour le mouvement Lutte ouvrière, "le principal danger du nucléaire ne réside pas dans la technique elle-même mais, comme Fukushima l’a montré, dans l’irresponsabilité des entreprises qui la mettent en œuvre". Concrètement ? Pas de réponse. 

Pas un mot non plus sur les énergies renouvelables. 

 

Écologie 

 

Nathalie Arthaud présente sa vision de l’économie dans sa globalité, mais ne propose pas de mesures concrètes. Ainsi, elle préconise "une politique concertée et planifiée à l’échelle de la planète (…) sur toutes les questions écologiques"

 

Fiscalité 

 

Il faut "faire reposer la fiscalité exclusivement sur les profits du capital", estime la candidate LO, qui prévoit de supprimer la TVA, un impôt "injuste", car "payé au même taux par les riches et les pauvres"

Quant à une "fiscalité écologique", la professeure d’économie et gestion en Seine-Saint-Denis y est opposée. D’une part parce qu’elle "dédouane les industriels de leurs responsabilités", mais également parce qu’elle "culpabilise l’ensemble de la population pour des problèmes environnementaux"

 

Gouvernance d’entreprise

 

Au lieu de "réduire les coûts de production face à la concurrence internationale", Nathalie Arthaud préconise la baisse des salaires des patrons, la suppression des stocks options et des parachutes dorés ou encore la diminution des dividendes versés aux actionnaires. 

 

Nationalisation 

 

La candidate souhaite exproprier les banques "sans indemnités" en les mettant au service de "la collectivité pour financer les projets utiles à tous". En somme, il faut "mettre fin à la propriété privée des moyens de production, des usines, des banques, des transports et des grandes enseignes de distribution", préconise-t-elle. 

 

Pollution 

 

Aucune mesure concrète n’est proposée par la candidate sur le sujet. 

 

Transparence 

 

Nathalie Arthaud souhaite imposer la transparence des comptes des entreprises, lever le secret bancaire et le secret des affaires. Le but de la mesure : permettre aux salariés d’avoir accès aux informations et de "constater que les licenciements et les suppressions d’emplois sont le plus souvent le résultat d’une politique et d’un choix, celui des capitalistes de privilégier leurs profits au détriment des emplois et des salaires"

Elle compte également renforcer la protection des lanceurs d’alerte : "Chaque salarié pourra rendre publics les malversations ou les risques pour la santé publique ou l’environnement dont il a connaissance, sans risquer d’être licencié."

Marina Fabre
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