Lexique

Z

Zero Waste

La démarche Zero Waste (zéro déchet) repose sur une stratégie de réduction des déchets produits par la société industrielle. La Zero Waste International Alliance (ZWIA) en a la première proposé une définition : « Zéro déchet signifie concevoir et gérer des produits et des processus visant à réduire le volume et la toxicité des déchets et des matériaux, à conserver et à récupérer toutes les ressources et à ne pas les brûler ou les enterrer. La mise en œuvre du zéro déchet éliminera tous les rejets dans la terre, dans l’eau ou dans l’air susceptibles de représenter une menace pour la santé de la planète, de l’Homme, des animaux ou des plantes. »

La démarche Zero Waste cherche à dépasser l’économie du recyclage pour lui préférer l’économie circulaire, qui optimiserait la gestion des déchets. Elle se développe principalement en trois points : supprimer l’incinération et accroître pour cela la qualité de la matière recyclable, encourager la réutilisation des matériaux recyclés, et soutenir l’écoconception et la réparabilité des produits.

La ZWIA a fait de nombreux émules. En Europe s’est créée Zero Waste Europe, qui promeut plusieurs initiatives et mène des plaidoyers en faveur du zéro déchet dans les villes, dans les industries, et dans le mode de vie. Elle collabore notamment avec le Bureau européen de l’Environnement (EEB) et est soutenue par le programme LIFE de l’Union Européenne. En France, l’ancien Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid), créé en 1997, est devenu en 2014 Zero Waste France. Il préconise le zéro déchet au travers de six grandes  pratiques : réduire le jetable, composter et trier les déchets, allonger la durée de vie des objets, mieux trier et recycler, lutter contre les traitements polluants, et mettre en place des leviers incitatifs.

ZLEA

La Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) est un projet finalement abandonné par les États-Unis en 2009. Il consistait à supplanter l’ALENA en l’étendant des trois pays concernés (États-Unis, Canada, Mexique) à un total de 34, soit l’ensemble des Amériques à l’exception de Cuba et des territoires sous administration européenne.

Le projet reçut d’importantes critiques de la part de l’Amérique latine, et en premier lieu du Marché commun du Sud (MERCOSUR). De plus, l’arrivée au pouvoir de dirigeants critiques envers les États-Unis, à l’instar d’Evo Morales en Bolivie ou de Michelle Bachelet au Chili, ont contribué à y mettre un frein. Les pays réfractaires craignaient que la ZLEA ne serve avant tout à renforcer et à étendre la puissance américaine.

Zone à défendre (ZAD)

L’acronyme ZAD désigne initialement les zones d’aménagement différées, créées en 1962. Depuis le début des années 2010, il est connu médiatiquement pour désigner les « Zones à défendre ». Il désigne la dizaine de lieux de France où des « zadistes » s’opposent à des projets d’aménagement que ces derniers jugent préjudiciables pour l’environnement. En pratique, le concept s’est principalement développé à partir de l’occupation du site qui devait servir au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Caractérisé par une occupation pour empêcher le lancement d’un chantier, la ZAD émane principalement des milieux autonomes, altermondialistes et écologistes. Il découle de ses oppositions à des projets variés : construction d’un parc éolien ou d’un centre commercial, de la ligne TGV Lyon-Turin ou d’un site d’enfouissement de déchets nucléaires… En 2018, les trois principales ZAD, dont Notre-Dame-des-Landes, ont été évacuées, et semblent avoir entraîné un certain essoufflement du zadisme.

Zone d’Aménagement Différée

ZAD est un acronyme qui correspond initialement à : « Zone d’Aménagement Différée ».

Une Zone d’Aménagement Différée est une procédure qui permet aux collectivités locales d’avoir la maîtrise de terrains, où une opération d’aménagement a été planifiée, via l’utilisation du droit de préemption particulier. Cette mesure est prise pour éviter que l’annonce d’un projet engendre une augmentation des valeurs foncières.

Suite à de nombreux mouvements de mobilisation pour éviter la concrétisation de certains de ces projets, les militants écologistes et anticapitalistes ont détourné l’acronyme de cette procédure pour le renommer en « Zone à Défendre », comme sur le site du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Le mouvement zadiste est devenu un mouvement de revendications qui souhaitent mettre fin à la prédation des ressources naturelles et des écosystèmes

Zones humides

Une zone humide est une région où l’eau est le principal facteur qui contrôle le milieu naturel et la vie animale et végétale associée. Un milieu humide apparaît lorsque la nappe phréatique arrive près de la surface, affleure ou encore, lorsque des eaux peu profondes recouvrent les terres. Il existe deux types de zones humides : les zones humides côtières et les zones humides marines. L’une et l’autre se différencient par la proximité de la mer.

Au sens juridique, la loi sur l'eau définit les milieux humides comme « les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année».

La convention de Ramsar a adopté une optique plus large pour déterminer quelles zones humides peuvent être placées sous son égide. Selon elle, les milieux humides sont « des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres ».