Lexique

M

maladies négligées

Les "maladies négligées" sont celles qui frappent les populations et les pays les plus pauvres de la planète, et pour lesquelles il n'existe pas de traitement disponible. Si elles concernent des millions de personnes, celles-ci sont démunies et ne représentent pas un marché suffisamment solvable pour que les grands groupes pharmaceutiques s'intéressent au développement, à la fabrication ou à la distribution des traitements susceptibles d'enrayer de telles maladies.

mandataire social

Représentant de l'employeur dans tous les actes liés à la gestion de l'entreprise, le mandataire social est responsable devant les actionnaires, les partenaires et la loi, particulièrement dans le domaine de la gestion du personnel et du droit social. Il s'agit d'une personne physique mandatée par l'employeur lorsque celui-ci est une personne morale (association, entreprise ou société) : par exemple un gérant pour une SARL ou un PDG ou directeur général lorsqu'il s'agit d'une société commerciale.

Marché carbone

Le marché du carbone est un mécanisme qui permet d'échanger des droits d'émission de CO2 de la même manière que des titres financiers.

Il a été mis en place en 2005 par le protocole de Kyoto, pour inciter les pays à réduire leurs émissions de CO2 et à investir dans des technologies plus propres afin de lutter contre le réchauffement climatique.

L'Europe , avec l'ETS European Union Emission Trading, s'est engagée à réduire, d'ici 2020, de 20 % ses émissions globales par rapport à 1990. Elle a été la première à lancer son marché carbone pour atteindre ces objectifs. Mais le marché a souffert de la crise économique qui a entrainé une forte chute du prix des quotas. Depuis début 2012, la tonne de carbone peine à dépasser les 5 euros, alors que son prix devrait dépasser les 20 euros pour que le système soit efficace. De ce fait, le marché carbone est de plus en plus critiqué, notamment par les ONG, qui l'accusent de ne pas inciter les entreprises à réduire leurs émissions.

D'autres marchés du carbone se mettent en place progressivement dans d'autres régions du monde, comme en Nouvelle-Zélande, au Japon ou encore chez certains Etats nord-américains mais aussi en Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.

Dans l'Accord de Paris, qui prend la suite du protocole de Kyoto, l'expression "marché carbone" n'apparaît pas explicitement dans le texte. Son article 6 mentionne cependant une interconnexion des marchés existants, des approches coopératives non fondées sur le marché, ainsi qu'un nouveau mécanisme, appelé le Mécanisme de Développement durable (MDD).

Marché de capacité électrique

Le marché de capacité est un dispositif d’obligation de capacité disposé dans la loi Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité (dite loi NOME) de 2010, elle-même issue d’une directive européenne de 2003. Il vise à sécuriser l’approvisionnement électrique en France. Les fournisseurs d’électricité doivent pouvoir assurer qu’ils sont aptes à fournir leurs usagers aux heures de pointe. À ce titre, ils doivent soit détenir leurs propres garanties de capacité, soit les obtenir auprès d’autres détenteurs. Un certificat est délivré par Réseau Transport d’Électricité (RTE) pour attester de cette capacité du fournisseur.

Ce marché doit notamment répondre à l’impossibilité actuelle de stocker l’électricité. Cela implique de pouvoir la produire à tout moment de manière à faire adéquatement face à la demande et à pallier tout dysfonctionnement en cas de pointe de consommation.

En décembre 2012, le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a attribué trois tâches au marché de capacité :

  • Compléter la rémunération des producteurs d’électricité pour la disponibilité de leurs installations.
  • Rémunérer les offres structurées des opérateurs d’effacement, afin qu’ils développent de nouvelles offres commerciales d’effacement.
  • Valoriser les capacités de production et d’effacement mobilisées seulement au moment des pointes électriques.

Le marché de capacité comprend plusieurs acteurs, qui disposent chacun (État, exploitants de capacité, RTE, fournisseurs, gestionnaires de réseaux…) de leurs missions propres.

Markets in Financial Instruments Directive II (MiFID II)

Adoptée le 18 mai 2016 et en vigueur depuis le 3 janvier 2018, la nouvelle directive sur les marchés d’instruments financiers fait partie du Plan d’action des services financiers 2005-2010 de la Commission européenne. Dans sa première version (2007), la directive MiFID obligeait les institutions financières à vérifier que leurs clients possèdent des connaissances suffisantes quant à un produit d’investissement donné avant leur prise de décision et donc, potentiellement, un placement inapproprié.

La directive MiFID II renforce cette règlementation afin d’accroître la protection des investisseurs. Elle concerne les produits d’investissement comme les actions, les obligations ou encore les fonds de placement, mais aussi les services d’investissement professionnels comme les offres de gestion de fortune individuelle (par exemple le family office) ou l’exécution d’ordres boursiers. Les fournisseurs de services d’investissement devront donc éclairer davantage les clients potentiels sur les stratégies mais aussi leur donner les outils d’une meilleure gestion de risques.

Au-delà de la protection des investisseurs, la réforme MiFID II renforce plusieurs règles financières européennes concernant les marchés : un trading sur marché au moyen de plateformes réglementées, des règles applicables au trading à haute fréquence (high frequency trading – HFT) et algorithmique, mais aussi une meilleure transparence et surveillance des marchés financiers.

MiFID II a par ailleurs entraîné d’importants changements directs chez plusieurs gestionnaires de fonds, notamment sur les questions d’optimisation de leur rentabilité. La recherche requiert davantage d’investissements chez ces acteurs financiers, entraînant une réduction du nombre de banques d’investissements et de courtiers utilisés par des gestionnaires d’actifs.

Matrice de matérialité

On entend par "matérialité" ce qui peut avoir un impact significatif sur une entreprise, ses activités et sa capacité à créer de la valeur financière et extra-financière pour elle-même et ses parties prenantes. La matrice de matérialité est donc un outil qui permet d’identifier et de hiérarchiser les enjeux RSE d’une entreprise. Chaque enjeu est priorisé du point de vue de l’entreprise (business) et des parties prenantes. Ceux qui sont prioritaires des deux points de vue sont retenus pour figurer dans les rapports RSE. 

Max Havelaar

Fondé en 1988, le mouvement Fairtrade / Max Havelaar se présente comme un modèle de commerce équitable, labellisé internationalement, qui regroupe 30 ONG et des représentants de presque 1 600 organisations de producteurs et de travailleurs de 75 pays. Destiné en premier lieu au café, le label concerne aujourd’hui 30 000 produits et offrirait, selon l’organisation, quatre garanties qui « reposent sur un socle commun de critères économiques, sociaux et écologiques garantissant un développement durable » : meilleure rémunération pour les producteurs et travailleurs, conditions de travail décentes, respect de l’environnement, autonomie et gestion démocratique des coopératives de producteurs. Fairtrade International se fixe cinq missions :

  • Établir le cahier des charges à respecter par tous les acteurs du commerce pour obtenir la certification Fairtrade / Max Havelaar.
  • Développer le commerce équitable au niveau mondial, en améliorant sans cesse le modèle pour maximiser et optimiser son impact.
  • Coordonner les programmes de soutien aux producteurs.
  • Promouvoir et défendre une justice accrue dans le commerce international.
  • Mesurer les effets du commerce équitable au moyen d’études réalisées sur le terrain.

Max Havelaar s’implique également dans cinq champs d’action complémentaires : droits des femmes, renforcement de l’autonomie des producteurs, lutte contre le travail des enfants, droits des travailleurs, et lutte contre le changement climatique.

En 1992, l’ONG Max Havelaar a été fondée et promeut les objectifs généraux du mouvement. Elle ne participe pas aux processus de vente. Elle gère le label en France, fait du lobbying auprès des pouvoirs publics et des citoyens, propose d’accompagner les entreprises et d’apporter son aide aux coopératives des pays en développement pour qu’ils trouvent un marché en Europe.

Max Havelaar a plusieurs fois été soumis aux critiques. En 2014 notamment, L’Obs avait pointé quatre reproches faits au mouvement : le « fairwashing » (le label peut être obtenu sans que 100% des ingrédients d’un produit soient labellisés), un défaut de transparence et de démocratie, un turn-over qui voie des agronomes remplacés par des commerciaux, ainsi qu’une concurrence entre labels.

MDP

Le MDP -Mécanisme pour un Développement Propre- est l'un des moyens pour que les pays développés signataires du protocole de Kyoto remplissent leurs engagements. Il vise à aider les pays en développement à atteindre un développement durable en favorisant des investissements "écologiques" dans leurs économies par les gouvernements des pays industrialisés et leurs entreprises.
En effet, dans le cadre du Protocole de Kyoto, les pays en développement ne sont pas astreints à diminuer leurs émissions, ils doivent cependant faire-part régulièrement de l'évolution du niveau de leurs émissions.

Mécanisme volontaire, le MDP fonctionne de la manière suivante : Les pays développés investissent, dans les pays en développement, dans des projets qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et ces projets concourent à la modernisation d'un secteur du pays concerné, mais aussi à la protection du climat mondial. Le pays investisseur peut alors porter au crédit de ses engagements les réductions d'émission réalisées grâce à cet investissement. Les pays en développement peuvent aussi réaliser de tels projets et vendre à des pays développés les crédits d'émissions obtenus sous forme d'unités de réduction d'émissions.

MEDEF

Le Mouvement des entreprises de France (MEDEF)  est une organisation patronale fondée en 1998. Il représente l’ensemble des entreprises françaises, tout secteur compris. Ses locaux sont à Paris. Le MEDEF a une portée régionale, nationale et internationale. Le MEDEF défend les entreprises et leur compétitivité. Pour ce faire, l’organisation prend part aux négociations avec les syndicats et signe des accords collectifs. Elle occupe également une fonction de conseillère auprès des entreprises. Cela concerne les questions juridiques, financières, fiscales et internationales.

Le MEDEF envoie des délégations françaises à l’étranger et permet aux entreprises françaises de développer leurs réseaux. Il vérifie l’application des mesures politiques au niveau national et régional.

L’organisation est membre de BusinessEurope et de l’Organisation Internationale du Travail. La présidence du MEDEF est limitée à deux mandats par personne. Le président est élu par les membres de l’AG du MEDEF.

Médiator

Le Médiator alias chlorhydrate de benfluorex est un médicament issu du laboratoire de Servier. Il correspond à une catégorie de produits dérivés des amphétamines. Le Médiator a été commercialisé à partir de 1976. Les premières alertes remontent aux années 1990 mais, en France, il n’a été retiré de la vente qu’en 2009 après les révélations de la lanceuse d’alerte Irène Frachon, une pneumologue de Brest.

À ses débuts, il fut prescrit pour faire baisser le taux de cholestérol (hypolipidémiant), par la suite il fut prescrit aux personnes atteintes d’hypertriglycéridémie (augmentation du taux de triglycérides qui sont des lipides qui circulent dans le sang et qui sont stockés dans les tissus). En 1990, sa prescription fut élargie aux personnes diabétiques en surcharge pondérale. De nombreux cas évoquent l’utilisation de ce produit comme coupe-faim, détournant ainsi son utilisation de sa fonction première.

La viabilité du médicament a été remise en cause en raison de risques cardiovasculaires (Les patients risquaient de multiplier par 3 le risque d’être atteint de valvulopathies cardiaques.

Une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'épidémiologiste Agnès Fournier, portant la période de commercialisation du médicament (1976-2009) chiffre le bilan à 1 300 morts et 3 100 hospitalisation. 145 millions de boîtes de Médiator ont été vendues et plus de 5 millions de personnes en ont consommé en France.

Mercosur

Le Marché commun de l’Amérique du SudMercosur pour les hispanophones (Mercado Común del Sur), Mercosul pour les lusophones — a été fondé le 26 mars 1991 par le traité d’Asunción entre le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay. Fin 2003, il rassemblait 213 millions de personnes pour un PIB de 815,8 millions de dollars (soit près de 82 % du PIB total de l’Amérique du Sud). En 2004, le MERCOSUR a accueilli 3 nouveaux membres associés : l’Équateur, la Colombie et le Venezuela.

L’organe suprême du MERCOSUR est le PARLASUR, le parlement représente les intérêts des citoyens des États parties. Il a été créé en 2005 afin de débattre sur différentes questions, par exemple l’intégration de nouveaux membres. Le parlement est constitué de plusieurs commissions chargées d’étudier des questions juridiques, sur les droits de l’homme, la santé ou encore l’agriculture, etc.

Ce regroupement vise la libre circulation des biens et des services, l’établissement d’un tarif extérieur commun, la coordination des politiques économiques et l’harmonisation des législations nationales. Il a pour objectif d’éliminer les barrières tarifaires ou non entre les échanges commerciaux internes.

Le Mercosur est le 3e marché intégré au monde derrière l’Union Européenne et l’ALÉNA (Accord de Libre Échange Nord-Américain).

À l’instar de l’Union Européenne, le Mercosur est un projet à la fois économique et politique : par exemple, depuis la déclaration d’Ushuaïa, lors du XIVe sommet en juin 1998, la rupture du processus démocratique dans l’un des pays membres est passible d’expulsion du marché commun. En 1995, le Mercosur et l’Union européenne, premier partenaire commercial de la zone, ont signé un accord-cadre interrégional de coopération. En 1999 à Rio, ils se sont engagés à lancer des négociations pour un accord de libre-échange entre les deux blocs. 

La zone Mercosur a favorisé le développement commercial de la région et suscite l’intérêt des pays voisins. Le Chili et la Bolivie ont signé un accord de libre-échange en juillet 1996 et d’autres pays se sont portés candidats comme le Pérou, la Guyane ou le Surinam.

Méthanisation

La méthanisation, dite également digestion anaérobie (absence d’oxygène), est une technologie qui découle de la dégradation des micro-organismes. En conditions contrôlées, divers types de déchets – effluents, déchets verts et agricoles comme le fumier, biodéchets – sont traités pour fournir ensuite deux types de produits.

  • Le digestat comprend la matière organique qui ne s’est pas dégradée et qui peut ensuite être réutilisée dans l’épandage en tant que fertilisant.
  • Le biogaz se constitue majoritairement de méthane (environ 55%), puis de CO2 (40%) et enfin d’autres gaz. Il est valorisé en fournissant de l’électricité chaleur pour les particuliers et les entreprises, ou alors sur site par cogénération.

La méthanisation fournit de nombreux avantages dans le cadre du développement durable et de l’économie circulaire. Elle produit de l’énergie renouvelable, réduit à la fois le nombre de déchets organiques à traiter autrement et les émissions de gaz à effet de serre en remplaçant les énergies fossiles et les engrais chimiques.

Le modèle de la méthanisation se développe en France, avec fin 2018 près de 900 projets de méthaniseurs et les investissements industriels qui les accompagnent. L’un des enjeux du développement de cette filière est en outre géo-économique et vise à rendre la France indépendante dans sa production gaz. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), « le potentiel théorique de gaz pourrait dépasser le niveau de la demande ».

Microcrédit

Le microcrédit consiste en l’attribution de prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des particuliers qui ne peuvent pas accéder aux prêts bancaires classiques, le plus souvent parce qu’ils sont trop pauvres et ne disposent pas de garanties suffisantes.

Le concept de microcrédit a été développé au Bangladesh en 1983 par un professeur d’économie, Muhammad Yunus, qui a d’ailleurs reçu le prix Nobel de la paix en 2006. L’idée du microcrédit n’est pas nouvelle, on en trouve les prémices au XIXe avec le prêt sur gage à taux faible ou par exemple les monts-de-piété. Muhammad Yunus a repris cette idée de prêt à faible taux en créant son propre organisme de prêt destiné aux plus pauvres : la Grameen Bank.

Le microcrédit se développe surtout dans les pays en voie de développement, où il permet de concrétiser des microprojets favorisant ainsi l’activité et la création de richesse, mais se pratique aussi bien dans les pays développés ou en transition. Le microcrédit est un outil qui permet d’encourager les initiatives de développement au niveau local, car il touche de nombreux secteurs comme l’agriculture, l’artisanat ou encore l’éducation.

En France, il existe deux types de microcrédit : le microcrédit personnel et le microcrédit professionnel, destiné à des personnes souhaitant créer ou reprendre une entreprise mais qui n’ont pas les ressources suffisantes pour obtenir un prêt classique. Ce système réservé aux professionnels est plafonné à un montant de 25 000 €.

Selon la Banque Mondiale, on recense 10 000 institutions dédiées à la microfinance dans près de 85 pays. En 2005, on estimait le nombre de bénéficiaires de microcrédits à 500 millions de personnes dans le monde.

Le microcrédit s’inscrit dans une sphère plus complète qui comprend d’autres outils financiers tels que l’épargne, la microassurance et d’autres produits qui forment la microfinance.

Mine Carmichael

La mine de charbon Carmichael se trouve en Australie dans le Queensland, non loin du littoral. Son opérateur, un milliardaire indien du nom de Gautam Adani, dont l’entreprise est spécialisée dans les ressources et l’énergie, souhaite l’exploiter pour fournir l’Inde.

Ce projet a longtemps été retardé par des militants écologistes et les conséquences possibles pour l’environnement ont poussé certaines banques à s’en retirer. Gautam Adani a finalement bénéficié de subventions de la part de l’Etat australien. Ce dernier n’agit pas sans contrepartie : l’entreprise devra payer des taxes.

La production de charbon devrait atteindre les 2,3 milliards de tonnes sur 60 ans. Il s’agit du plus important investissement indien en Australie. Il devrait renforcer les relations entre les deux pays, et permettre la création de nombreux emplois dans une région fortement touchée par le chômage. La mine Carmichael comportera cinq sites d’exploitation souterrains et six à ciel ouvert, ce qui en ferait la plus importante mine d’Australie et l’une des plus grandes au monde.

Le projet a suscité de vives réactions de la part des associations de défense de l’environnement. L’écosystème, notamment aquatique, est déjà mis en danger par le réchauffement climatique et cette exploitation pourrait aggraver les choses. La grande barrière de corail, déjà fragilisée, se situe dans le même secteur que la mine. L’extraction de charbon et les émissions qu’elle rejette pourraient terminer de détruire irrémédiablement le plus grand récif corallien du monde. Des espèces animales seront menacées. La mine se trouve aussi sur le territoire des Aborigènes d’Australie, qui craignent pour leur patrimoine et leur culture. Les Australiens ont défilé dans les rues à plusieurs reprises, sans succès.

Minerais du sang

Les minerais du sang ou autrement connus sous le nom minerais du conflit, caractérisent des minerais pouvant alimenter des conflits armés. Les minerais les plus critiques sont l’étain, le tantale, l’or ou encore le tungstène. Ils sont extraits et importés principalement d’Afrique, et plus particulièrement de la République Démocratique du Congo et de la zone des Grands Lacs africains, ou encore de Birmanie et d’Amérique centrale. 

 Dans ces régions, des groupes armés s’affrontent pour le contrôle des différentes mines réparties sur leurs territoires en vue de financer leurs guerres. En 2015, 27 conflits ont été recensés en Afrique comme étant liée aux ressources telles que les minerais du sang.

Ces minerais sont présents dans de nombreux produits tels que les smartphones, les ordinateurs portables et bien d’autres appareils électroniques.  

Ministère de la transition écologique et solidaire

Le ministère de la transition écologique et solidaire remplace le ministère responsable de l’écologie français. Il a été créé dans une volonté de donner un rôle plus important à la solidarité en matière de questions environnementales.  Dévoilé le 17 mai 2017, le nouveau gouvernement a nommé Nicolas Hulot à sa tête.

Le célèbre écologiste représente officiellement la France dans les affaires européennes et internationales lors de rassemblements pour l’environnement. Le ministère des transports est directement rattaché à celui de la transition écologique et solidaire. Ensemble, ils gèrent toutes les questions liées à l’environnement : l’aménagement du territoire, le climat, la biodiversité, l’eau et les milieux marins, l’écologie, l’énergie, le logement et l’urbanisme, la pollution, les risques naturels, le transport …

Le réchauffement climatique fait de l’environnement un des enjeux les plus importants de notre siècle. C’est pourquoi la transition écologique a été remise au centre de la stratégie de l’Etat.

Minorités visibles

La loi canadienne sur l’équité en matière d’emploi définit ainsi les minorités visibles : il s’agit des « personnes, autres que les autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche ». Les diverses populations de minorités visibles sont ensuite listées par groupes : Chinois, Sud-Asiatique, Noir, Philippin, Latino-Américain, Asiatique du Sud-Est, Arabe, Asiatique occidental, Japonais, Coréen et les habitants des îles du Pacifique. Ces classifications évoluent en fonction des représentations et des flux migratoires. Cette loi sur l’équité en matière d’emploi date de 1995, elle a été mise en place afin de promouvoir l’égalité des chances et de mettre fin aux discriminations en matière d’embauche.

Le terme « minorités visibles » est principalement utilisé au Canada. Les Français parlent quant à eux « d’immigrés » ou de « jeunes issus de l’immigration ». Les Anglais « d’ethnic groups » et les Américains de « race and hispanic origin ».

En France, le concept de minorité est utilisé depuis quelques années, il désigne « les immigrés non européens, ainsi que les personnes nées dans les DOM-TOM et leurs enfants ». Selon une étude réalisée en 2004, 15 % de la population métropolitaine faisait partie des minorités visibles.

La notion de minorités visibles est apparue en France à la suite de protestation concernant le manque de diversité dans certains secteurs comme la publicité, la politique ou les médias. On utilise le terme de minorité visible pour dénoncer les actes de discrimination, mais aussi pour mettre en avant les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre les différentes formes de discrimination, comme avec la discrimination positive qui vise à rétablir la diversité dans le monde du travail.

Mix électrique

Le mix électrique désigne les sources d’énergie utilisées dans la production d’électricité d’un pays. Leur utilisation se fait en proportions différentes. Trois critères entrent en ligne de compte : les décisions politiques, la disponibilité des ressources et les besoins à couvrir.

Pour cette raison, le mix électrique varie d’un pays à l’autre. De manière générale, on observe une domination du charbon. Dans les années à venir, la tendance devrait voir la part des énergies renouvelables et du gaz naturel augmenter.

Comme il n’est pas possible de stocker l’énergie à grande échelle et que les énergies renouvelables sont des énergies intermittentes (le soleil ne brille pas constamment par exemple), les énergies thermiques et nucléaires ne disparaitront pas à court terme.

Le mix électrique français est constitué de 77% d’énergie nucléaire, 17% d’énergies renouvelables (hydraulique compris) et 5% d’énergie thermique. La France est le pays le plus nucléarisé au monde. Dans le mix électrique mondial, cette ressource ne concerne que 14 % de toute la production. Cela fait de la France l’un des pays les plus faiblement émetteur de CO2 pour ses besoins électriques.

mix énergetique

Le mix énergétique, autrement appelé bouquet énergétique, représente la répartition et la pondération des différentes sources d’énergies primaires qui sont nécessaires pour répondre aux besoins d’un pays ou d’une entreprise.

Le mix énergétique inclut différents types : énergies fossiles, énergies renouvelables, énergie nucléaire. Au niveau mondial le mix énergétique est dominé à plus de 80 % par les énergies fossiles.

La composition du bouquet énergétique est différente pour chaque région, pays ou entreprise. Elle varie en fonction de la disponibilité des ressources, des besoins énergétiques à couvrir et des choix politiques des différents dirigeants. Le mix énergétique est un premier pas dans la transition énergétique. Il permet de ne pas faire reposer la production d’énergie sur un seul type d’énergie primaire.

Une diversification des sources d’énergie permet de réduire la dépendance à certains types d’énergies. Cela peut également permettre  d’abandonner progressivement les énergies les plus polluantes.

Dans sa loi de transition énergétique de 2015, le gouvernement français s’est ainsi fixé comme objectif de diviser par deux la consommation totale d'énergie du pays d'ici à 2050, de faire passer de 75 à 50 % en 2025 la part de l’électricité tirée du nucléaire et d’augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biomasse, biogaz, hydraulique ou géothermie). La loi vise aussi un objectif de diminuer de 30 % le recours aux énergies fossiles en 2030. 

MLC

La monnaie locale complémentaire ou MLC est une monnaie parallèle qui ne provient pas du gouvernement et qui a pour usage unique d’être échangée dans une zone géographique déterminée. Elle est utilisée en complément de la monnaie nationale.

Les objectifs de cette monnaie sont de : 

  • Répondre aux principes de l’économie sociale et solidaire (ESS) ;
  • Améliorer le dynamisme de l’économie locale ;
  • Améliorer le lien social avec une certaine éthique ;
  • Ne pas avoir recourt à la spéculation ;

Ce type de monnaie n’a pas de cours légal, on ne peut donc pas spéculer sur celle-ci. Certaines monnaies locales complémentaires perdent une partie de leur valeur avec le temps (monnaies fondantes), ce qui favorise la circulation de l’argent.

La monnaie locale complémentaire permet d’améliorer les échanges au niveau local et dynamiser l’économie réelle par un soutien à l’emploi et un frein à la délocalisation.

Quand une monnaie locale complémentaire est mise en place, elle dispose de ses propres spécificités. Pour certaines, il s’agit de favoriser le lien social d’une zone géographique, pour d’autres, de favoriser le fonds de roulement des entreprises, ou encore de promouvoir une autre solution de consommation (protection de l’environnement).

En règle générale, une monnaie locale complémentaire connaît un essor lors des périodes de crise, permettant à l’économie locale de perdurer tout en répondant aux besoins basiques de la population.

Voici quelques exemples de monnaies locales complémentaires existantes :

  • Au Brésil avec Le Palmas
  • En Autriche avec le Wörgl, durant la Grande Dépression (1932-1933)
  • En Autriche avec le Chiemgauer
  • En France avec l’Abeille (Villeneuve-sur-Lot), la Mesure (Romans-sur-Isère), la Luciole (Sud de l’Ardèche)
  • Au Canada et Royaume-Uni avec les LETS (Local Exchange Trading System)

Mobilité durable

Les questions du changement climatique, de l’accès aux ressources, aux biens et aux services notamment de santé sont au fondement d’une mobilité dite durable, c’est-à-dire viable. Néanmoins, elle englobe une acception plus large que l’écomobilité, qui n’aborde que les aspects de crise énergétique et du changement climatique. La Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) aborde au contraire la mobilité durable comme une triade. Elle recouvre des enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

La question sociale traite par exemple de l’attractivité d’un territoire et de l’iniquité dans l’accès aux transports entre les milieux urbains et d’autres plus ruraux. Cette iniquité peut porter préjudice dans l’accès des individus au marché du travail, mais aussi aux soins. Une mobilité durable pourrait alors passer par le développement de la multi-modalité ou des services pouvant assurer le premier et le dernier kilomètre. Mais l’approche sociale de la mobilité durable se rapporte également aux questions démographiques, et à la gestion à venir d’espaces urbains amenés à se densifier toujours davantage. De ce fait, plus de transports seront utilisés, et la congestion du trafic, outre la consommation d’énergies fossiles, apportera, mal régulée, un degré de pollution supérieur avec les risques sanitaires qui en découlent.

L’angle économique se concentre sur le budget que les ménages allouent à leur mobilité au quotidien. Or un monde davantage mobile mène à une hausse des déplacements et par conséquent des frais engagés. Les moyens de transports ruraux et urbains sont en outre moins développés et impactent de ce fait plus durement les usagers, parmi lesquels les seniors et les personnes en situation de handicap. La DREAL établit ainsi un ratio de un à quatre entre le budget mobilité des ruraux par rapport aux centres urbains les plus riches, et précise que "40% des ménages identifiés en situation de vulnérabilité énergétique du fait de leur mobilité vivraient aujourd’hui dans les espaces ruraux".

L’axe environnemental, ou écomobilité, aborde les gaz à effet de serre (GES) et l’émission de polluants locaux par les transports, qui pèsent ensuite sur la qualité de l’air, des eaux et des sols. Le transport est le premier secteur concerné, et la mobilité locale y est prépondérante. La mobilité durable s’inscrit donc dans une approche environnementale de réduction de la pollution des transports. La mobilité durable se rapporte, dans ce cadre, au développement de nouveaux moyens de mobilité et s’inscrit dans un large spectre. Les mobilités douces ou partagées (vélo, marche, tramway, covoiturage) en sont un aspect, tout comme les véhicules qui émettent moins de gaz à effet de serre que ceux qui utilisent des énergies fossiles. À ce titre, dans le cadre du projet d’orientation des mobilités (LOM), le gouvernement cherche à faire adopter par les entreprises un « forfait mobilité durable », pour le moment facultatif et d’un montant de 400 euros. Les salariés d’une entreprise recevraient une aide financière de la part de leur employeur s’ils effectuent leurs trajets domicile-travail en covoiturage ou à vélo.

Montagne d’or

Le projet « Montagne d’Or » concerne une mine d’or située en Guyane. Il est soutenu par le président de la République française, Emmanuel Macron. Les opposants alertent sur les dangers des impacts environnementaux potentiels engendrés par l’exploitation de cette mine. Les promoteurs mettent en avant la création de 3 750 emplois directs et indirects dans la zone concernée.

A l’origine de « Montagne d’Or » se trouve la compagnie minière du même nom. La concession concernée se trouve sur une surface de 15,24km² et se trouve dans la forêt amazonienne. Si ce projet se poursuit, il s’agira du plus gros projet aurifère français. Les revenus de cette exploitation devraient s’élever à 3 milliards d’euros.

La compagnie minière a commencé les explorations en 1994 et a déterminé qu’il y avait 85 tonnes d’or exploitables. Le projet prévoit ma mise en service en 2022. Depuis, une étude de faisabilité économique a été réalisée et la compagnie est toujours en attente pour obtenir les autorisations nécessaires pour commencer.

Le problème essentiel du projet réside dans son impact environnemental. Il produirait près de 400 millions de mètres cubes de déchets miniers chaque année et utiliserait 142 millions de litres de fuel afin d’exploiter les gisements d’or.

La compagnie a tout de même communiqué à ce propos pour informer que les terres ont déjà un habitat dégradé, un faible potentiel écologique et qu’elle respectait toutes les normes environnementales en utilisant les meilleures pratiques possibles dans ce secteur. D’un autre côté, la compagnie soutient que la mise en place de ce projet réduirait considérablement la pratique d’orpaillage illégal qui prend cours en Guyane depuis de nombreuses années.

MSC

Le MSC pour « Marine Stewardship Council » est un système de certification qui fonctionne sur le même principe que le label FSC (Forest Stewardship Council) qui garantit que les bois utilisés par les consommateurs proviennent de forêts aménagées de manière durable. Ce label a été créé afin de trouver des solutions au problème de la surpêche. Il est basé sur le code de conduite pour une pêche responsable de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Cette organisation, liée au WWF, a été initialement mise en place, en 1997, dans le cadre d’un partenariat avec le groupe Unilever, l’un des plus gros acheteurs mondiaux de produits de la mer. Il est aujourd’hui utilisé par une centaine de pêcheries dans 20 pays.

Il a pour principe et pour vocation de promouvoir la gestion durable des stocks de pêche. Il est utilisé par des pêcheries qui peuvent garantir qu’elles utilisent des modes de pêche responsable. Les pêcheries qui veulent obtenir ce label doivent répondre à plusieurs critères.

 Elles doivent :

  • assurer la pérennité des stocks de poissons dans leurs zones de pêche et ne pas surexploiter les ressources
  • réduire l’impact de leur activité sur le milieu marin
  • respecter toutes les lois en vigueur au niveau local, national et international.

La FAO a mis en place ce système de certification, car les gouvernements n’ont pas réussi à enrayer les problèmes de surexploitation des stocks de poisson. Selon elle, près de 30 % des stocks sont surexploités. Le label MSC est le principal label garantissant une pêche durable.