Lexique

I

ICPE

Afin de pouvoir répertorier l'ensemble des risques potentiels, les activités industrielles font l'objet d'une classification sous l'intitulé " Installations Classées pour la Protection de l'Environnement " via la loi du 19 juillet 1976. Selon le code de l'environnement, les ICPE désignent "les installations [...] qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature et de l'environnement, soit pour la conservation des sites et des monuments." C'est, dans la plupart des cas, aux préfets de mettre en œuvre cette réglementation assistés des services techniques de l'Inspection des installations classées. Ce sont donc principalement les DRIRE, Directions Régionales de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement, qui s'en chargent. Selon la nomenclature qui définit plusieurs rubriques selon deux critères principaux, les substances utilisées ou la branche d'activité, l'entreprise est soumise à déclaration ou à autorisation.

Voir aussi : La réglementation des ICPE

IFPEN

IFP Energies nouvelles (IFPEN), anciennement l’Institut Français du Pétrole, existe depuis 1919.  C’est un acteur majeur de la recherche et de la formation dans les secteurs de l’énergie, de l’environnement et du transport. Il a fait de la mobilité durable, des énergies nouvelles et des hydrocarbures responsables, ses priorités stratégiques.

Les pouvoirs publics ont confié une mission d’intérêt général à l’IFPEN. Elle s’articule autour des notions suivantes :

  • Apporter des solutions aux défis sociétaux liés à l’énergie et au climat
  • Créer de la richesse et des emplois tout en soutenant l’activité économique française et européenne

Grâce à son école d’ingénieur IFP School, l’institut prend les devants et forme lui-même les futurs ingénieurs (500 étudiants tous les ans) qui devront travailler et construire l’avenir en ayant conscience des problématiques liées au réchauffement climatique et à l’importance de la transition énergétique. L’IFPEN accompagne également près de 15 000 salariés par ans grâce à des formations professionnelles.

L’IFPEN est financé grâce au budget fourni par l’État et ses propres ressources, provenant en majorité de partenariats industriels (50 % du budget total). Il concentre une grande partie de son activité dans les programmes de R&D qui ont pour but de créer des innovations scientifiques et technologiques pour le secteur de l’industrie.

Le modèle économique de l’IFPEN est construit autour de la valorisation industrielle des technologies développées par ses chercheurs. Il permet de créer des emplois et favoriser le développement économique des secteurs liés au transport, à l’énergie et l’éco-industrie.

L’IFPEN travaille avec plus de 100 partenaires allant de la PME à la société internationale. 

Impact environnemental

L’impact environnemental qualifie les incidences favorables ou défavorables provoquées par un évènement ou un projet sur un territoire donné.

Lorsqu’un projet de construction ou d’aménagement est prévu, la mesure de l’impact environnemental est obligatoire afin d’en atténuer les effets négatifs. L’impact environnemental est l’objet d’analyses visant à le qualifier et le quantifier. Pour parvenir à mesurer cet impact environnemental, on utilise comme étalon la norme ISO 14001

Les incidences de l’impact environnemental sont classées en fonction de leur intensité, de leur durée, de leur fréquence, de leur probabilité et de leur étendue. La mesure de l’impact environnemental est un préalable indispensable à toute activité pouvant potentiellement menacer le cadre naturel d’un site. 

IMS

IMS-Entreprendre pour la cité est une association, créée en 1986, par Claude Bébéar et un groupe de chefs d'entreprises, désireux de faire la promotion de l'entreprise citoyenne.
L'association rassemble plus de cent vingt entreprises, engagées dans des démarches de partenariat avec des parties prenantes et qui s'inscrivent dans une logique de développement durable. Sa mission est d'aider les entreprises à intégrer, dans leur politique de Responsabilité Sociale (RSE), des démarches innovantes, menées en partenariat .
L'IMS a quatre pôles d'expertise :
- Engagement Citoyen
- Gestion de la Diversité
- Entreprises et Quartiers
- Innovation Sociétale

indice boursier

Instrument de mesure de l'évolution d'un marché ou d'un compartiment boursier. Il est généralement fondé sur la moyenne des cours (le plus souvent pondérés par la capitalisation) des titres composant l'échantillon des valeurs retenues.

Indice de Développement Humain

L'Indice de Développement Humain (IDH) a été mis au point par le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement) en 1990 afin d'appréhender le développement des pays, de manière plus globale qu'à travers des indices uniquement économiques comme le Produit Intérieur Brut (PIB). L'IDH est compris entre 0 et 1, et correspond à la moyenne des trois indicateurs suivants :

  • Niveau de vie (calculé à partir du PIB/habitant),
  • Taux moyen d'éducation,
  • Taux d'espérance de vie à la naissance.

L'Indice de Développement Humain de chaque pays est calculé et publié annuellement par le PNUD.

Cependant, l’IDH n’est qu’un indicateur : en effet, le développement humain est bien plus large que les résultats qui ressortent de l’IDH. Il reste tout de même plus précis que le PIB par habitant qui ne renseignait pas sur le bien-être individuel ou collectif.

Indice de référence

C'est un indice boursier composé de titres significatifs d'un segment de placement donné, et permettant d'évaluer la qualité de la gestion d'un fonds. Le but d'un gérant de fonds est typiquement de "sur-performer" son indice de référence. L'indice de référence d'un fonds investi en actions françaises sera le plus souvent le CAC 40 ou le SBF120.

Indice de réparabilité des produits

L’indice de réparabilité des produits s’inscrit dans la continuité de la lutte contre l’obsolescence programmée, punie par la loi depuis 2015. Il est l’une des principales mesures du ministère de la Transition écologique et solidaire. Son objectif est de lutter contre les déchets en privilégiant le réemploi et le recyclage des produits électroménagers et électroniques. De ce fait, l’impact sur l’environnement et la consommation de matières premières s’en trouveraient réduits.

L’indice sera mis en place au 1er janvier 2020 et se caractérisera par une note sur dix. Il comprendra dix critères d’évaluation, pour l’heure encore non définis. Les magasins devront l’afficher publiquement. À l’égard des consommateurs, cet outil se veut « utile et pragmatique » et incitant à changer les habitudes de consommation. Pour les entreprises, il s’agit de pousser les fabricants à améliorer la durée de vie des produits du quotidien pour être choisis par les clients et bien classés.

Plusieurs doutes subsistent et sont soulignés par des observateurs. Le prix et la durée de réparation des objets visés restent incertains, de même que la disponibilité du personnel. Par ailleurs, l’efficacité même de cet indice auprès des consommateurs est en question. L’obsolescence peut en effet avoir d’autres motifs qu’une volonté du fabricant, comme l’innovation, de nouveaux designs ou de nouvelles modes.

Indices éthiques

Depuis le début des années 90, certaines agences de notation extra-financière se sont associées à des fournisseurs d'indices boursiers pour créer des indices spécifiques qui intègrent des critères sociaux, environnementaux, éthiques et de gouvernance. La sélection des entreprises se fait soit par exclusion en raison de leur secteur d'activité ou de l'exercice de certaines pratiques jugées inacceptables, soit par leur intégration dans l'indice en raison de leur bonne performance extra-financière. Les plus connus sont sont le DJSI ( Dow Jones Sustainibility Index) et le FTSE4Good. En France, Vigeo propose l'ASPI Eurozone.

INERIS

L'Institut National de l'Environnement industriel et des risques a pour mission d'évaluer et de prévenir les risques accidentels ou chroniques pour l'homme et l'environnement, liés aux installations industrielles, aux substances chimiques et aux exploitations souterraines. C'est un établissement public à caractère industriel et commercial, créé en 1990, placé sous la tutelle du Ministère de l'Écologie et du Développement Durable. L'INERIS regroupe des équipes d'ingénieurs, de chimistes, de physiciens, de médecins, d'éco-toxicologues, de vétérinaires, d'économistes, de statisticiens et de spécialistes de l'évaluation des risques, soit plus de 500 personnes dont la motié sont des ingénieurs et des chercheurs.

INES

L’échelle INES ou « International Nuclear and radiological Event Scale » est l’échelle internationale des événements nucléaires. Elle classe les événements impliquant des sources de rayonnement ionisant en fonction de leur gravité.

Elle a été mise en place en 1991 après l’accident de la centrale de Tchernobyl en 1986 (Ukraine). Son système est semblable à l’échelle de Richter qui informe de la puissance d’un tremblement de terre.

Tout incident ou événement avec des sources de rayonnements ionisants qui ont un impact réel ou possible sur la sûreté de l’homme et de l’environnement peuvent être classés à l’aide de l’échelle INES. Elle comprend 7 niveaux de gravité, allant de 1 pour une anomalie à 7 pour un accident majeur comparable à Tchernobyl ou Fukushima. Elle prend en compte les conséquences sur l’environnement, l’impact sur le site et la dégradation de la défense en profondeur.

Cette échelle s’applique aussi bien aux grands établissements nucléaires qu’aux petites installations. Elle concerne tout moyen d’exploitation ou de transport comprenant des sources radioactives.

Elle a aussi été conçue comme un outil de communication ayant pour but de faciliter la compréhension par les médias et le public, de l’importance d’un événement nucléaire. Elle ne permet pas pour autant d’évaluer la sûreté nucléaire d’une installation.

Trois acteurs participent activement au développement de l’échelle INES afin qu’elle continue d’être un outil d’information fiable. 

  • L’AIEA : Agence Internationale de l’Énergie Atomique
  • L’AEN : Agence de l’OCDE pour l’Énergie Nucléaire
  • L’ASN : Autorité de Sûreté Nucléaire

 

 

Initial Coin Offering (ICO)

L’Initial Coin Offering (ICO) se définit comme une méthode de levée de fonds participative. Elle consiste à émettre des actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies, comme le bitcoin ou l’éther. Ces actifs sont des jetons, appelés tokens. Ils sont créés par l’entreprise à l’origine de l’ICO. Ces tokens ne sont pas des actions mais permettent un droit d’usage du futur service proposé par l’entreprise émettrice. Pour lancer son ICO, l’entreprise réalise une annonce publique via un executive summary qui résume l’objectif de la société puis un white paper est diffusé aux investisseurs potentiels.

A la différence des levées de fonds traditionnelles fondées sur le capital-risque, les ICO sont lancées lors des premières étapes du développement des projets. Ce système a permis à de nombreuses initiatives de se développer hors des circuits classiques. Selon l’organisation Blockchain France, le système des ICO supprime la barrière entre les investisseurs professionnels et particuliers, chacun pouvant apporter sa mise.

INRA

L'Institut National de la Recherche Agronomique est un établissement public à caractère scientifique et trechnologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Recherche et du ministère de l'Agriculture. Fondé en 1946, il oriente ses axes de recherche autour des grands enjeux planétaires de l'agronomie.

INSERM

L'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale a été crée en 1964, et est aujourd'hui doté du statut d'établissement public à caractère scientifique et technologique. Placé sous la double tutelle du ministère de la Recherche et de celui de la Santé, il mène ses recherches selon quatre axe : la recherche fondamentale, la recherche clinique, la recherche thérapeutique, et la recherche en santé publique.

Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI)

L’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI) se présente comme un think-tank qui favorise la transition vers le développement durable. Il propose des outils pour inscrire ce dernier « au cœur des relations internationales et des politiques publiques et privées ».

L’IDDRI se fixe six priorités :

  • Renouveler les politiques européennes alimentaires, agricoles et rurales.
  • Renforcer la gouvernance régionale de l’océan.
  • Préserver l’environnement local dépendant des échanges mondiaux.
  • Mettre en œuvre les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU en Europe.
  • Renouveler la politique de développement et de coopération de la France et de l’UE.
  • Lier transitions numérique et écologique.

Ses priorités émanent des quatre programmes du think-tank :

  • Biodiversité et écosystèmes : identifier les leviers de changement.
  • Climat : vers des sociétés bas carbone et résilientes.
  • Océan : renforcer la coopération pour une gestion durable et équitable des ressources marines.
  • Gouvernance du développement durable : travailler au « bien-vivre » au regard notamment des Objectifs de développement durable de l’ONU.

L’IDDRI est initialement financé par des entreprises, des centres de recherche, des ministères, ainsi que par l’Agence française de développement. Ses partenaires sur projet sont des organismes publics français ou internationaux, la Commission européenne, et des Fondations.

Institute for Climate Economics (I4CE)

Fondé en 2004, l’Institute for Climate Economics (I4CE) est une initiative de la Caisse des Dépôts – dont Novethic est une filiale – et de l’Agence Française de Développement (AFD). Il est de plus soutenu par la Caisse des Dépôts et Gestion Maroc. L’I4CE se présente comme un think tank chargé de nourrir les décideurs publics et privés en expertises économiques et financières dans le cadre de la transition énergétique et écologique.  Ses programmes de recherche se déploient sur quatre axes :

  • Forêt, agriculture et climat : accompagner les filières agricoles et forestières dans leur prise en compte du changement climatique.
  • Industrie, énergie et climat : analyser les politiques pour la transition bas-carbone des secteurs de l’industrie et de l’énergie.
  • Villes, infrastructures et climat : accompagner la transition vers des territoires bas carbone et adaptés au changement climatique.
  • Finance, investissement et climat : faciliter l’intégration du changement climatique dans le processus des décisions financières.

Pour ce faire, l’I4CE présente trois modes d’action :

  • Produire de l’expertise au service de l’intérêt général : participation à des programmes de recherche, groupes de travail, expertises pour des acteurs publics-privés.
  • Renforcer les capacités des acteurs économiques : diffusion de publications de vulgarisation, conception de programmes de formation, rencontres entre praticiens, chercheurs et entrepreneurs.
  • Favoriser la circulation des idées : organisations d’événements variés et participation à des groupes de travail.

Intégration ESG

L'intégration ESG consiste à prendre en compte dans la gestion classique (appelée aussi mainstream) quelques critères environnementaux, sociaux ou de gouvernance (ESG) clés et à les mettre à disposition de l'ensemble des équipes de gestion afin de favoriser la prise en compte de l'ESG directement au coeur des paramètres d'analyse financière et dans la construction des portefeuilles.

intrants

Dans le langage économique, les intrants sont les élements entrant dans la production, qu'on appelle aussi "inputs" par opposition à "outputs", les éléments à la sortie du prosessus de production. Il peut s'agir de matières premières , de la main d'oeuvre, etc.
Dans la domaine agricole, "intrants" désigne le plus souvent les engrais et les pesticides.

Investissement vert

L’investissement vert est une pratique qui relève de l’investissement socialement responsable (ISR ou IR). Elle  qualifie l’ensemble des opérations menées par un agent comptable qui ont pour objectif de favoriser la transition énergétique et d’atténuer l’empreinte écologique.

Il n’existe pas d’investissement vert type mais des pratiques diverses tendant à diminuer les atteintes envers l’environnement. Ainsi, les investissements tendant à renverser la production énergétique au bénéfice d’alternative plus respectueuse de l’environnement (éolien, solaire, etc.) peuvent être qualifiés de verts. Il est en de même des investissements réalisés pour l’adoption de technologies vertes (matériaux à éco-conception, biocarburants, etc.)

La mise en place de processus de financement en vue de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et de favoriser la transition énergétique peut être considérée comme le cadre de l’investissement vert. L’investissement vert tend à prendre une place de plus en plus grande au sein des opérations financières au niveau mondial et c’est l’un des enjeux majeurs des prochaines années que de renforcer ce mouvement. 

IPBES

La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) se présente comme un groupe international d’experts sur la biodiversité. Fondé en 2012 par près de 100 gouvernements (il en comprend aujourd’hui 132), il émane du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et a été pensé comme un « GIEC de la biodiversité ». Il dispose de nombreuses organisations accréditées, d’une équipe multidisciplinaire d’experts, et collabore avec plusieurs programmes de l’ONU.

Ses outils et projets de travail sont nombreux et variés. L’IPBES fournit une évaluation de la dégradation des terres, de la pollinisation, propose des scenarii et des modélisations, une base de données et de connaissance, et mène des évaluations à la fois régionales et mondiales.

Réunie du 29 avril au 4 mai 2019 à Paris, l’IPBES a pour la première fois rendu un rapport d’évaluation mondiale portant sur ses thèmes de prédilection, appuyé sur près de 15 000 rapports gouvernementaux et d’études scientifiques. Faisant écho aux avertissements de l’essentiel des organisations internationales, ce rapport soulignait le risque de disparition à court terme d’un million d’espèces animales et végétales.

IRD

Les stratégies dites d'Investissement Responsable et Durable (IRD) recouvrent deux concepts convergents qui coexistent au sein des approches d'investissement responsable :

- les fonds ISR de sélection ESG dite "best in class" qui sont investis dans les entreprises de tous secteurs d'activité présentant de bonnes performances ESG

- les fonds thématiques ISR qui s'intéressent aux entreprises opérant dans des secteurs d'activité considérés particulièrement durables comme les secteurs liés à l'environnement (gestion de l'eau, des déchets ou énergies renouvelables) ou à la santé (soins, alimentation saine...) tout en s'assurant que les pratiques de ces dernières respectent les principes du développement durable dans le cadre de leurs activités (bonne gouvernance, gestion proactive des ressources humaines et respect de l'environnement).

ISO 14001

Norme de certification environnementale internationale récompensant un Système de Management Environnemental (SME) concernant les aspects environnementaux que l'entreprise peut maîtriser et sur lesquels elle est censée avoir une influence.

La certification d'un site se fait par l'intermédiaire d'organismes indépendants. En France, il en existe plusieurs dont l' Association française pour l'assurance de la qualité (AFAQ). 

Pour obtenir la norme 14001, il faut se conformer à la législation existante mais aussi mettre en œuvre des principes d'amélioration continue et de prévention de la pollution. La norme ISO 14001 ne comporte cependant pas de paramètres sur la santé et la sécurité. 


Pour en savoir plus : cliquez ici.

ISO 26000

La norme internationale ISO 26000 sur la responsabilité sociale des entreprises a été publiée le 1er novembre 2010. Elle a pour objectif de définir la RSE à l'échelle internationale et de la rendre applicable à tout type d'organisation, qu'il s'agisse des entreprises, des collectivités locales ou encore des ONG.

Sept domaines ont été définis : la gouvernance de l'organisation (le respect de la loi, la transparence, la responsabilité de rendre compte et le dialogue avec les parties prenantes) ; les droits de l'Homme ; les conditions et relations de travail ; l'environnement ; les bonnes pratiques des affaires ; les questions relatives aux consommateurs ; l'engagement sociétal. Pour chaque axe sont précisés des domaines d'actions.

Son application reste entièrement volontaire et l'ISO 26000 n'a pas vocation à être "certifiable".

ISO 9001

La norme ISO 9001 fait partie des normes ISO 9000, référence internationale des entreprises en matière de certification des systèmes de management de la qualité. D'abord introduites dans l'industrie, ces normes qualité gagnent le domaine des services.

Les normes ISO 9001, 9002, 9003 mises au point en 1994, s'appliquaient à des entreprises exerçant des activités différentes. Elles ont été remplacées en décembre 2000 par la seule norme ISO 9001 qui met l'accent sur l'amélioration constante de la qualité, la relation clients et les ressources humaines.

La certification des des entreprises est faite par des organismes indépendants qui vérifient la conformité de l'entreprise à la norme.


Pour en savoir plus : cliquez ici.

ISR

L'Investissement Socialement Responsable (ISR) consiste à intégrer de façon systématique et traçable des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) à la gestion financière.

L’ISR favorise une économie responsable en incitant les sociétés de gestion de portefeuille (SGP) à prendre en compte des critères extra-financiers lorsqu’elles sélectionnent des valeurs mobilières pour leurs actifs financiers.

On parle aussi « d’application des principes du développement durable à l’investissement ». Ce placement financier cherche à concilier performance économique, impact social et impact environnemental en finançant les entreprises qui contribuent au développement durable.

L’ISR peut prendre différentes formes, dont notamment :

  • La sélection ESG : les SGP sélectionnent des entreprises pour leurs bonnes pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. En France, c’est l’approche Best-in-Class qui est la plus répandue, elle favorise les entreprises qui ont les meilleures notes d’un point de vue extra-financier.
  • L’exclusion : il s’agit de la première méthode utilisée dans l’ISR qui se traduit par une exclusion des portefeuilles des entreprises qui ne respectent pas les conventions internationales (exclusions normatives). Il existe d’autres formes d’exclusions comme les exclusions sectorielles qui consistent à exclure des portefeuilles les entreprises de certains domaines d’activités (tabac, alcool, armement, pornographie).
  • L’approche thématique : elle favorise les investissements dans des entreprises du domaine du développement durable et exclue les entreprises de certains autres domaines (souvent les mêmes que dans le cadre des exclusions sectorielles).

En France, toutes les sociétés de gestion proposant un fonds ISR sont encouragées à répondre au Code de transparence AFG-FIR (Association Française pour la Gestion financière – Forum pour l’Investissement responsable).

ISR de conviction

Catégorie de fonds créée par Novethic pour qualifier les portefeuilles les plus impactés par l’évaluation Environnementale, Sociale et de Gouvernance (ESG) des émetteurs et de leurs activités. Il s’agit notamment des approches thématiques environnementales ou sociales et fonds dits Best-in-Universe.

ITIE (Initiative pour la Transparence des Industries Extractives)

L’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) est une organisation multipartte fondée en 2003 sur l’impulsion de l’ONG Publish What You Pay (Publiez ce que vous payez). Un an avant sa création, le Premier ministre britannique d’alors, Tony Blair, l’avait présentée au sommet de Johannesburg. L’ITIE se présente comme la norme mondiale pour la bonne gestion des ressources pétrolières, gazières et minières. Elle se met en avant comme organe de promotion pour la transparence dans la gestion et la gouvernance des ressources pétrolières, gazières et minérales et s’applique en avril 2019 à 52 pays, principalement d’Afrique. Dans les faits, selon ses propres termes, sa norme « exige des pays et des entreprises qu’elles divulguent l’information sur les étapes-clés de la gouvernance des revenus pétroliers, gaziers et miniers » : contrats et licences, production, collecte des revenus, attribution des revenus, dépenses sociales et économiques. Sa capacité d’action est importante, notamment grâce à la Banque mondiale dont le Fonds fiduciaire multi-donateurs permet d’apporter une aide technique aux pays qui implémentent la norme ITIE.

Dans chacun de ses pays d’intervention, l’ITIE est soutenue par des acteurs issus des secteurs politique, économique et sociétal qui travaillent de concert pour y développer la norme. Le processus se déroule en trois étapes :

  • Le groupe multipartite national détermine la manière dont le processus ITIE doit être mis en pratique dans leur pays.
  • Les informations clés sur la gouvernance du secteur sont inscrites au sein d’un rapport annuel, suivi de conseils de l’ITIE pour y apporter des améliorations.
  • Les recommandations fournies sont diffusées pour venir nourrir un débat public.

L’organisme fait cependant parfois l’objet de critiques. Le journaliste d’investigation Pierre Péan y voit par exemple, dans son livre Carnages, un moyen détourné pour que de grandes entreprises puissent faire pression sur des gouvernements afin d’accéder aux ressources naturelles des sous-sols, principalement du continent africain.

IUCN

Fondée en 1948, l'IUCN aujourd'hui rebaptisée "World Conservation Union" cherche à influencer, encourager et assister les états afin de préserver l'intégrité des écosystèmes et d'assurer une répartition équitable des ressources naturelles mondiales. Organisée en union d'états, d'agences gouvernementales et d'ONG, IUCN compte plus de 1000 membres provenant de 140 pays.

Les listes rouges de l'IUCN, publiées annuellement depuis 1963, constituent l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation global des espèces végétales et animales à l'échelle d'un territoire.

Ces listes, bien qu'exhaustives, ne reflètent pas l'état exact des menaces qui pèsent sur l'ensemble des espèces de la planète, mais seulement l'information scientifique disponible sur ces espèces.

La classification dans les catégories d'espèces menacées d'extinction s'effectue par le biais d'une série de cinq critères quantitatifs, basés sur des facteurs biologiques associés au risque d'extinction, à savoir: taux de déclin, population totale, zone d'occurrence et d'occupation, degré.

La liste 2016 dénombrait 23 928 espèces menacées d'extinction, dont l'ours blanc, l'hippopotame et les requins océaniques.