Lexique

G

G29

L’article 29 de la directive du 24 octobre 1995 (95/46/CE) sur la protection des données et de la vie privée a mis en place un groupe de travail comprenant les CNIL nationales d’Europe, le G29. Il s’agit d’un organe consultatif indépendant qui travaille sur la protection des données et de la vie privée.

Ce groupe de travail a pour missions de :

 

  • Participer à la création des normes européennes en adoptant des recommandations
  • Donner un avis sur le niveau de protection dans les pays hors de l’Union européenne
  • Apporter des conseils à la Commission européenne sur les projets ayant un impact sur la protection des données et des libertés des personnes physiques

Le G29 se réunit tous les deux mois environ à Bruxelles en séance plénière. Il est actuellement présidé par Isabelle Falque-Pierrotin depuis février 2014. Depuis lors, son mandat a été renouvelé une fois en février 2016 pour une durée de 2 ans.

GAFA

L’acronyme GAFA désigne quatre entreprises majeures dans le monde du numérique : Google, Apple, Facebook et Amazon. Ces géants du web dominent leur marché respectif : le secteur des moteurs de recherche, de l’information, des réseaux sociaux et celui du e-commerce. Ils se positionnent également sur les sept secteurs clés du numérique (télécom, santé, vente au détail, énergies, medias, finance, mobilité et tourisme), et couvrent de nombreuses activités. GAFA, c’est aussi 252 000 employés qui travaillent à générer un chiffre d’affaires qui ne cesse d’augmenter. En 2016, Google, Apple, Facebook et Amazon ont engendré 470 milliards de dollars, soit une hausse de 7,8% par rapport à l’année précédente. Ce chiffre équivaut au PIB de la Belgique, 26ème puissance mondiale. Les entreprises en ont retiré un bénéfice de 77,8 milliards de dollars. D’un autre côté, elles entassent une partie de leurs trésors financiers dans des paradis fiscaux pour ne pas être taxées, ce qui représente près de 123 milliards de dollars.

Ces multinationales sont montées en puissance en sortant du modèle traditionnel, elles ont une capacité de stockage hors norme et leurs produits évoluent rapidement. Elles ont changé les règles du jeu dans l’univers numérique et occupent 55 % de notre temps digital.

Leur pouvoir économique et financier est considérable. A la demande de l’Allemagne et de la France, l’Union Européenne a engagé un programme de réglementation à leur encontre afin de ne pas laisser déborder leur domination, tout en étant conscient de ce qu’elles apportent à l’économie européenne. Leurs efforts ont déjà payé puisqu’Amazon est dans l’obligation de payer des impôts dans chaque pays où il a ouvert des filiales. L’Union Européenne n’est pas la seule à punir ses géants du web, la taxe Google mise en application par le Royaume-Uni prévoit un impôt sur les bénéfices détournés, et GAFA est particulièrement visé. Un système qui pourrait se développer en France à l’avenir.

GAFI

Le Groupe d’Action Financière (en anglais FATF pour Financial Action Task Force) sur le blanchiment des capitaux a été créé en 1989, lors du sommet du G7 à Paris. Organisme intergouvernemental, le GAFI a pour objet de concevoir et de promouvoir des stratégies de lutte contre le blanchiment des capitaux, aux plans national et international. Le Groupe d’Action Financière réalise des études et élabore, à la suite de ces dernières, des comptes rendus aux pouvoirs publics sur les tendances et techniques de blanchiment d’argent.

Les recommandations du GAFI sont conçues pour s'appliquer universellement, en couvrant le système de justice pénale et l'application des lois, le système financier et sa réglementation internationale. Le FMI et la Banque mondiale reconnaissent ses recommandations comme étant les normes internationales de lutte contre le blanchiment de capitaux.

Trente-cinq pays sont membres du GAFI (dont les pays de l'Union européenne, les États-Unis, le Mexique, le Brésil, le Japon, la Chine...), ainsi que la Commission européenne et le Conseil de coopération du Golfe.

Une liste de pays " non-coopératifs " a été établie. Il s'agit des pays dont la législation et le système judiciaire ne répondent pas aux normes établies par le GAFI. Cette liste est régulièrement mise à jour, selon l'existence et la validité des réformes engagées dans ces pays. A l’occasion de la dernière plénière du GAFI en février 2017, la liste a été actualisée et rassemble onze pays : Iran, République populaire démocratique de Corée, Afghanistan, Bosnie-Herzégovine, Ethiopie, Iraq, Laos, Ouganda, Syrie, VanuatuYémen.

Les récents scandales d’évasion fiscale ou d’optimisation fiscale comme les Panama Papers, les Luxleaks ou Swisskleaks n’ont fait que renforcer l’intérêt d’un organisme comme le GAFI. 

Gaspillage alimentaire

La notion de gaspillage alimentaire renvoie au fait de jeter, perdre ou dégrader toute nourriture destinée à la consommation humaine.

L’ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie) évalue à 10 millions de tonnes le gaspillage alimentaire annuel de la France. De la production à la consommation, chaque secteur de la chaîne alimentaire est responsable :

- 33% de la nourriture est gaspillée par les consommateurs

- 32% au moment de la production

- 21% de la transformation

- 14% lors de la distribution.

Depuis février 2016, la législation s’est durcie sur la question. Les grandes et moyennes surfaces de plus de 400 m2 ne peuvent plus 'javelliser' leurs invendus, c'est à dire recouvrir d'eau de javel les invendus alimentaires dans les bennes à ordure.

Au contraire, elles sont incitées à se tourner vers les associations. La loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire les oblige à signer des conventions de don avec les associations d’aide alimentaires. En retour, elles bénéficient d’une réduction d’impôt à hauteur de 60% par don.

En amont, les producteurs et industriels sont pointés du doigt pour le calibrage de leurs fruits et légumes. Depuis, plusieurs enseignes promeuvent les "légumes moches", les "gueules cassées", etc. Des campagnes de sensibilisation à destination des consommateurs ont été lancées sur le sujet ces dernières années. Le but : casser les préjugés et intégrer les bonnes pratiques pour réduire le gaspillage.

Au-delà de l'aspect social (les aliments jetés pourraient nourrir 10 millions de personnes pendant un an), le bilan écologique du gaspillage est également préoccupant. L’impact carbone est estimé à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2. Soit 3% de l’ensemble des émissions de CO2 de l’activité de la France.

Mais l’argument phare reste la rentabilité économique de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Selon l’ADEME, en appliquant quelques mesures efficaces, la distribution pourrait économiser 700 millions d’euros en baissant de 300 000 tonnes par an ses invendus alimentaires.

Actuellement, 1,4 million de tonnes de produits sont perdues par les enseignes.  

Gaz à effet de serre

Les Gaz à Effet de Serre (GES) sont des gaz naturels présents dans l'atmosphère terrestre et qui emprisonnent les rayons du soleil, stabilisant la température à la surface de la planète à un niveau raisonnable.

Depuis le 19ème siècle, la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est en constante progression, causée en grande partie par :

  • le gaz carbonique (CO2), émis entre autre lorsque nous utilisons des énergies fossiles, telles que le charbon, le pétrole ou le gaz
  • le méthane (CH4), issu notamment des rizières, des décharges d'ordures, des élevages bovins, des fuites sur les réseaux de gaz et d'exploitation charbonnière
  • le protoxyde d'azote (N2O), qui provient de certaines industries et des excès d'épandages d'engrais
  • les HFC (hydrofluorocarbures), utilisés notamment dans les systèmes de climatisation et de réfrigération
  • les PFC (perfluorocarbures), généré lors de processus industriels, comme par exemple dans la fabrication de l'aluminium
  • SF6 (hexafluorure de soufre), que l'on trouve notamment dans des équipements électriques

Avec la vapeur d'eau, ils sont responsables de l'effet de serre et participent grandement au réchauffement climatique.

Des accords entre les pays sont nés de ce constat pour permettre une limitation des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (appelé aussi "effet de serre additionnel").
En 1997, le protocole de Kyoto vise à engager la communauté internationale à limiter sa production de gaz à effet de serre. Ce protocole a été ratifié par un total de 168 pays en 2010.

Gaz de schiste

Le gaz de schiste, aussi appelé gaz de roche-mère, est un gaz naturel emprisonné dans des terrains schisteux, un type de roche à l'aspect feuilleté. Tout comme les autres hydrocarbures, il est issu de la transformation de sédiments riches en matières organiques. Il est piégé dans une roche imperméable, à cause de l’argile qu’elle contient, contrairement au gaz naturel. Il est plus difficile et coûteux à extraire car il est enfoui à une grande profondeur (entre 1500 et 3000 mètres), ce qui nécessite des techniques d’extraction complexes.

Aux États-Unis, la production a débuté à la fin du XIXème siècle. L'Europe, elle, n'exploite pas encore les gaz de schiste mais plusieurs projets sont en cours. En France, plusieurs zones de prospection sont envisagées dans le Bassin Parisien et le Sud-est du pays.

La technique d'extraction reste plus compliquée que pour une poche de gaz classique : elle s'effectue plus profondément dans le sol et nécessite d'extraire le gaz de la roche. La technique la plus couramment utilisée est la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter à haute pression un mélange d'eau, de sables et d'additifs chimiques (très majoritairement toxiques) afin de fracturer la roche et de libérer le gaz.

Cette méthode pollue les nappes phréatiques et constitue une source d’émissions de gaz à effet de serre. Les écologistes y sont farouchement opposés. La controverse est telle que l’Europe ne s’est pas encore décidée à se lancer dans l’exploitation du gaz de schiste.

Géoingénierie

Le concept de géoingénierie recouvre l’ensemble des pratiques destinées à lutter contre le changement climatique anthropique, au travers soit de la réduction du CO2, soit du contrôle du rayonnement solaire qui touche la Terre. Il s’agirait pour se faire d’opérer une manipulation et donc une modification du climat et de l’environnement à vaste échelle. Elle peut être également plus localisée et provoquer artificiellement une chute de pluie au travers d’une influence sur les phénomènes de pression au bénéfice de l’agriculture.

La géoingénierie a ses détracteurs. L’une des critiques formulées considère que cette science ne remet pas en cause le modèle de consommation mondial. La sauvegarde du mode de vie primerait sur la défense d’un environnement durable. La géoingénierie servirait alors de palliatif qui permettrait de poursuivre les mêmes pratiques tout en prenant appui sur des technologies sophistiquées pour en atténuer les conséquences. En outre, une volonté de régulation par la suite permanente du climat risquerait d’entraîner des catastrophes, la météorologie fonctionnant sur des bases chaotiques.

Gestion collective

La gestion collective consiste à regrouper son épargne avec les investissements d’autres épargnants au sein de portefeuilles, dans des organismes de placement collectif (OPC). Ces portefeuilles sont détenus conjointement avec plusieurs autres investisseurs. Les sommes sont mises en commun par les investisseurs et gérées pour eux par le gestionnaire du portefeuille, qui acquiert pour leur compte des actions, obligations, ou d’autres types de valeurs. Elle se distingue ainsi de la gestion directe / individuelle, qui consiste à investir en Bourse sans intermédiaire.

La gestion collective représente une part croissante de la gestion d’actifs. Les encours (montants non encore arrivés à échéance) de gestion collective représentent près de 60% des encours totaux sous gestion, le reste concernant la gestion sous mandat. Ils croissent depuis 2013 tant chez les OPC d’actions, d’obligations, monétaires ou mixtes, mais diminuent dans les fonds à formule et les OPC de fonds alternatifs.

Gestion de mandats

Gestion confiée par l'investisseur institutionnel à une société de gestion extérieure, pour une gestion spécifique. Un mandat de gestion n'a pour sa part pas de matérialisation, c'est simplement un contrat entre la société de gestion et un client : un mandat de gestion ne s'adresse qu'à un seul client. Un gestionnaire peut inclure des produits de gestion collective dans son mandat.

GIEC

Le GIEC, Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat, a été créé en 1988, par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme pour l’environnement des Nations-Unies. Ses membres sont des pays et non pas des personnes physiques. A l’heure actuelle quasiment tous les pays du monde participent aux travaux. Le GIEC doit évaluer « sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation ».

En d’autres termes, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat étudie les changements climatiques, et plus précisément l’impact de l’Homme, de l’activité humaine, sur le climat. Au cours de ses analyses, le GIEC a affirmé de manière de plus en plus solide que les activités humaines sont responsables du réchauffement planétaire. Le nom anglais du GIEC est IPCC, pour Intergovernmental Panel on Climate Change.

Gig economy

La gig economy signifie, littéralement, l’économie des petits boulots.

Le terme, très populaire aux Etats-Unis, désigne principalement les plateformes collaboratives comme Uber ou Deliveroo qui n’emploient pas des salariés mais travaillent avec des micro-entrepreneurs (anciennement auto-entrepreneurs, qui exercent une entreprise individuelle sous le régime fiscal de la micro-entreprise.)

La gig economy incarne un nouveau modèle en plein essor. Au Royaume-Uni, elle représente cinq millions d’emplois, concentrés dans les secteurs de la livraison de nourriture ou la conduite de taxi. Ces emplois temporaires à la tâche et flexibles coûtent peu cher.

Cependant, les travailleurs-indépendants ne bénéficient d’aucune protection sociale et dénoncent tour à tour leurs conditions de travail. Dans le cas d’Uber, leader des plateformes de réservation, les chauffeurs de VTC (véhicules de transports avec chauffeurs) réclament une meilleure rémunération à la course, une baisse de la commission d’Uber et de meilleures conditions de travail. Face à la fronde, les législations pourraient bientôt changer.

Face à l’émergence de ces nouvelles économies, les pays scandinaves, eux, expérimentent déjà une nouvelle forme de modèle : la flexisécurité, une libéralisation totale des contrats et des conditions d’embauche ou de licenciement.    

Gilets jaunes

Les Gilets jaunes sont un mouvement contestataire spontané et acéphale qui s’est lancé en novembre 2018, en premier lieu sur les réseaux sociaux. Son élément déclencheur initial repose sur la croissance de la taxe carbone planifiée par le gouvernement, qui a eu pour effet de faire augmenter le prix des carburants. Pour les Gilets jaunes, cette hausse est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la fiscalité. Rapidement, ce sont des états généraux de la fiscalité qui ont été demandés par les manifestants avant de tourner à un mouvement directement orienté contre le Président de la République Emmanuel Macron.

Son symbole de rassemblement vient du gilet jaune porté par les automobilistes pour être visibles sur la route dans la nuit. À travers ce vêtement rassembleur, il s’inscrit par-là dans la continuité de nombreux mouvements de contestation : bonnets rouges contre l’écotaxe, Women’s March contre Donald Trump (bonnets roses avec des oreilles de chats), tentatives de révolution en jean en Biélorussie et des parapluies à Hong-Kong…

En revanche, à la différence de ces autres mouvements, celui des Gilets jaunes se caractérise par son côté hétéroclite. Cela a pour conséquence la difficulté à le structurer et l’agrégation de groupuscules violents qui font parfois dégénérer les rassemblements.

Le 30 novembre, les Gilets jaunes ont publié un communiqué d’une quarantaine de revendications, présentées comme non-exhaustives. Elles se rapportent principalement à la fiscalité, au pouvoir d’achat, aux retraites, à une refonte de la vie institutionnelle, ainsi qu’à l’Europe ou encore aux services publics. À l’égard du pouvoir politique, les demandes sont variées, allant parfois d’une demande de dissolution de l’Assemblée nationale jusqu’à la destitution du Président de la République.

Global Carbon Project

Le Global Carbon Project est une initiative lancée en 2001 par l’organisation de recherche Future Earth, et partenaire du World Climate Research Programme (WCRP). Il vise à travailler avec la communauté scientifique internationale pour créer une base de connaissances partagée effective pour contribuer à réduire l’émission de gaz à effet de serre. Ce système de connaissances entend dresser un état des lieux complet du cycle mondial du carbone au travers de trois spécificités :

  • Profils et variabilités : distributions géographique et temporelle actuelles des principaux bassins et flux du cycle mondial du carbone.
  • Processus et interactions : mécanismes de contrôle et de rétroaction, anthropiques et non anthropiques, qui déterminent la dynamique du cycle du carbone.
  • Gestion du carbone : dynamique du système carbone-climat-humain dans l’avenir, et points d’intervention et opportunités pour que les sociétés humaines puissent gérer ce système.

Le mandat de l’organisation se divise en sept points :

  • Développer un cadre de recherche pour l’intégration des composantes géochimiques, biophysiques et humaines du cycle mondial du carbone.
  • Synthétiser la compréhension actuelle de ce cycle et fournir un retour d’information rapide aux chercheurs, aux décideurs et au grand public.
  • Développer des outils et des cadres conceptuels pour coupler les dimensions biophysiques et humaines du cycle du carbone.
  • Fournir une plate-forme mondiale de coordination des programmes carbone régionaux / nationaux afin d’améliorer la conception du réseau d’observation, les normes de données, le transfert d’informations et d’outils, et le calendrier des campagnes et des expériences.
  • Renforcer les programmes de recherches d’autres pays et d’autres organisations, en améliorant la coordination, l’articulation des objectifs et le développement de cadres conceptuels.
  • Développer quelques nouvelles initiatives de recherche réalisables sous trois à cinq ans sur des questions difficiles relatives au cycle du carbone.
  • Encourager de nouvelles recherches sur le carbone dans certaines régions afin d’en limiter les budgets au travers de partenariats.

Chaque année, l’organisation publie le Global Carbon Atlas, réalisé par une cinquantaine de laboratoires à travers le monde. En 2018, il soulignait une augmentation des émissions de CO2 de près de 2% au niveau mondial, contre 1,6% pour 2016 à 2017.

Global Chance

Global Chance est une association scientifique créée en 1992 par six membres fondateurs : Martine Barrère, Benjamin Dessus, Bernard Laponche, François Pharabod, Arthur Riedacker et Philippe Roqueplo. Aujourd’hui elle comprend plus de 40 membres.

L’objectif principal de cette association est de tirer parti de la prise de conscience à propos des menaces qui concernent l’environnement afin de promouvoir les chances d’un développement mondial égalitaire.

Pour réaliser cet objectif, l’association communique sur :

 

  • Le développement des pays dans une démarche humaniste
  • Le choix d’une méthode démocratique comme principe supérieur d’action
  • Le retour à un certain équilibre avec l’environnement et la nature

Depuis sa création, Global Chance intervient dans différents débats à propos de l’énergie, des déchets nucléaires, l’écologie ou encore du réchauffement climatique. Une newsletter semestrielle « La Lettre de Global Chance » est publiée sur le site et propose une synthèse de l’actualité.  

Global Climate Action Summit

Le Sommet mondial sur l’action pour le climat rassemble une variété d’acteurs publics et privés de tous les niveaux de la société. Cette rencontre annuelle fait l’objet de nouveaux projets en faveur d’une politique climatique respectueuse de l’Accord de Paris. Les pays qui souhaitent changer leur politique énergétique en ce sens y sont soutenus. Les gouvernements s’engagent au travers de plans d’action nationaux, les Contributions Nationalement Déterminées (CDN).

Les engagements du Sommet 2018 concernent cinq nouveaux domaines-clés : les systèmes énergétiques sains, la croissance économique inclusive, les communautés durables, la gestion des terres et des océans, ainsi que les investissements climatiques transformateurs. Pour inciter les divers acteurs à agir en faveur du climat, les intervenants du Sommet cherchent à montrer que la décarbonation peut générer des emplois et assurer en même temps une croissance économique résiliente.

À la demande de ses organisateurs, le Sommet sera soumis à un audit de conformité à la norme ISO 20121. Elle aide les organisations événementielles à réduire l’impact environnemental de leurs activités et de leurs productions.

Global Compact

Appelé, en français, Pacte Mondial, le Global Compact a été lancé, en janvier 2000, lors du Forum Economique Mondial de Davos par Kofi Annan, le secrétaire général des Nations Unies. Le Global Compact a pour ambition d' "unir la force des marchés à l'autorité des idéaux individuels " afin de responsabiliser les entreprises.

Il vise à faire respecter au monde des affaires 10 principes fondamentaux :

  1. soutenir et respecter la protection des droits de l'homme dans la sphère de leur influence
  2. s'assurer que leur propres sociétés ne sont pas complices d'abus de droits de l'homme
  3. la liberté d'association et la reconnaissance du droit aux associations collectives
  4. l'élimination de toutes les formes de travail forcé et obligatoire
  5. l'abolition du travail des enfants
  6. l'élimination de la discrimination dans le travail et les professions
  7. soutenir une approche préventive pour les défis environnementaux
  8. prendre une initiative pour renforcer la responsabilité environnementale
  9. encourager le développement et la diffusion des technologies environnementales
  10. Lutter contre la corruption

Peuvent adhérer les entreprises mais aussi les organisations professionnelles et syndicales. Il ne s'agit que d'un simple engagement puisque n'ont été prévus ni organe de contrôle, ni sanction. Depuis 2005, les adhérents doivent soumettre à l'organisation des "communications de progrès" pour prouver qu'ils ont bien une politique de mise en oeuvre des principes du Global Compact. Si ce n'est pas le cas, ils sont classés dans la catégorie des inactifs.

Global Divest-Invest Coalition

Initiée en juin 2011, la Global Divest-Invest Coalition (GDIC) s’est développée sur l’impulsion du Wallace Global Fund et rapidement diffusée sur une cinquantaine de campus d’universités américaines. Elle s’est ensuite progressivement imposée dans les cercles financiers en avertissant sur la surestimation de la valeur des réserves en énergies fossiles. Elle regroupe aujourd’hui l’engagement de plus de mille entreprises et de près de soixante mille particuliers, pour un total de six mille milliards de dollars d’actifs combinés, une somme multiplié par six en seulement cinq ans. Des acteurs variés s’impliquent dans les recommandations de GDIC : ONG, fonds de pension, family offices, trusts et fondations, organisations éducatives ou religieuses, gouvernements.

La coalition se fixe pour but d’accélérer la transition énergétique et, de ce fait, d’arrêter le changement climatique en poussant à l’abandon des investissements dans les énergies fossiles au bénéfice d’une économie fondée sur le zéro-carbone, en soutien à l’Accord de Paris. Elle propose ainsi des feuilles de route aux entreprises et aux particuliers pour les aider à respecter leurs engagements auprès de DivestInvest.

  • Pour les entreprises, le procédé se déroule en six étapes : examiner ses convictions en matière d’investissements, déterminer des critères d’inclusion et d’exclusion, étudier les politiques d’investissement, mettre à jour son registre des risques, passer en revue ses indices de référence (utilisés pour évaluer les gestionnaires de fonds et guider les politiques d’investissement), et choisir des consultants et des gestionnaires de fonds aptes à proposer une stratégie DivestInvest. En parallèle, la coalition a mis au point un engagement en trois point pour les organisations. Premièrement, n’effectuer aucun nouvel investissement dans les deux cents plus grandes entreprise pétrolières, gazières et de charbon. Deuxièmement, vendre ses parts liées aux investissements dans ces entreprises sous trois à cinq ans. Troisièmement,  investir dans des solutions climatiques, comme les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’agriculture durable, l’efficacité hydraulique, etc.
  • Pour les particuliers, il opère à trois niveaux : les comptes bancaires (au travers par exemple de banques « éthiques »), les placements personnels, la retraite et l’épargne-retraite (en choisissant un fonds en adéquation avec les principes DivestInvest).

Global Footprint Network

Think tank fondé en 2003 et dont le siège se trouve en Californie, le Global Footprint Network (GFN) est principalement centré sur l’empreinte écologique. Son but premier est de fournir des données fiables sur celle-ci. Plus largement, il se donne pour mission d’aider à mettre fin au dépassement écologique en plaçant ses limites (consommation et capacité de régénération des ressources naturelles) au centre de la prise de décision.

En parallèle, le GFN est à l’origine du médiatique Jour du Dépassement, et travaille sur le changement climatique, les questions industrielles, le développement durable, la biodiversité et la finance pour le changement. Il propose notamment des outils comme une plateforme en open data et un calculateur d’empreinte. Disposant d’une reconnaissance internationale ainsi que d’un réseau de 70 partenaires, le GFN a reçu une dizaine de prix depuis 2007. Son dernier, daté de 2018, est le prix mondial de la durabilité.

Global Reporting Initiative

La Global Reporting Initiative (GRI) est une initiative internationale à laquelle participent des entreprises, des ONG, des cabinets de consultants, des universités pour élaborer un cadre et des règles destinées aux entreprises soucieuses de développement durable. Lancée par une ONG américaine en 1997, son objectif est d'élaborer et de diffuser des lignes directrices pour aider les entreprises à produire des rapports sur les dimensions économiques, sociales et environnementales de leurs activités, produits et services. La GRI est soutenue par les Etats-Unis. En France, c'est l'ORSE qui travaille sur la mise en oeuvre du reférentiel GRI par les entreprises.

En savoir plus.

Glyphosate

Le glyphosate est une molécule utilisée dans des herbicides, et notamment le Roundup de Monsanto (aujourd’hui Bayer). Sa combinaison avec d’autres substances chimiques accroît son efficacité. Fonctionnant par pulvérisation, le glyphosate tue l’ensemble des plantes, qui l’absorbent jusqu’aux racines. Devenue inactive une fois au sol, la molécule permet de semer ou de replanter rapidement. Son utilisation répandue est due à deux causes principales : son prix peu élevé au regard de son efficacité et son utilisation une seule fois par an. Obtenir des résultats comparables nécessiterait pour l’essentiel d’utiliser davantage d’autres produits, de temps et de main d’œuvre.

La question des impacts du glyphosate sur la santé est au cœur de nombreux débats et d’études contradictoires. La molécule, et plus précisément l’herbicide Roundup, sont accusés d’entraîner des troubles parfois graves et le glyphosate est considéré comme « cancérogène probable » chez l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les agriculteurs, les jardiniers et les travailleurs des chaînes de production seraient les premiers exposés. En 2015, la revue scientifique The Lancet a souligné que le glyphosate pourrait également être à l’origine du cancer lymphatique (du sang) et avoir des effet délétères sur les organes chargés de détoxifier l’organisme, tels les reins et le foie. En 2016 toutefois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que ce caractère cancérogène du glyphosate était improbable. La Mutualité sociale agricole (MSA) a pour sa part mis en lumière la maladie de Parkinson et le cancer lymphatique comme les deux maladies professionnelles découlant de l’utilisation de pesticides, mais sans incriminer le glyphosate seul. D’autres études ont tenté d’écarter les dangers du glyphosate, mais la révélation des « Monsanto Papers » a durement impacté la crédibilité et l’indépendance de certaines d’entre elles. Au-delà de la santé humaine, une étude menée en 2018 par l’université du Texas a conclu qu’à l’instar des néonicotinoïdes, le glyphosate serait aussi responsable d’une hausse de la mortalité au sein des colonies d’abeilles.

La question de l’interdiction du glyphosate divise. Les agriculteurs, ainsi que leur principal syndicat, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), considèrent que le risque sanitaire n’est pas réellement avéré et permet par ailleurs d’améliorer leur rendement. Au niveau politique, la Commission européenne a renouvelé l’autorisation d’utiliser la molécule pour cinq ans, et l’Assemblée nationale française a refusé, en mai 2018, d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi. Néanmoins, le procès gagné contre Monsanto aux États-Unis par le jardinier Dewayne Johnson ainsi qu’en France, l’attaque d’une famille contre Monsanto après que leur fils Théo soit né avec de graves malformations maintiennent les questionnements et les appels à la prudence sur le glyphosate. Ceci, plus particulièrement au regard de la présence potentielle de glyphosate dans la chaîne alimentaire et de la place de chef de file qu’occupe la France dans l’agriculture européenne.

Go Fossil Free

L'Association américaine 350 est à l'origine du mouvement Go-Fossil-Free qui incite les entreprises, les institutions et les particuliers au désinvestissement, c'est-à-dire au retrait de leurs actifs placés dans des entreprises du secteur des énergies fossiles.

La campagne go-fossil-free a été lancée en 2012.

A l'origine, elle a principalement rassemblé des étudiants qui militaient sur leurs campus pour demander aux universités de cesser d'investir dans les compagnies de pétrole, de gaz ou de charbon car elles encourageaient de manière indirecte le réchauffement climatique.

Depuis sa création, le mouvement a pris de l'ampleur puisque des universités comme Yale ou Harvard, ainsi que Standford ou le World Council of Churches, ont annoncé leur intention d'abandonner leurs actifs liés aux combustibles fossiles.

De plus, un certain nombre d'acteurs financier ont appelé à se méfier de l'explosion de la bulle carbone et de la perte de valeur des investissements dans le domaine des énergies fossiles.

Cette volonté de désinvestir ces secteurs néfastes pour l'environnement va de pair avec une prise de conscience de la nécessité d'agir en faveur du développement durable.

Le mouvement Go-fossil-free incite également les particuliers à agir sur leurs propres portefeuilles d'actions.  Mais il les invite également à se mobiliser collectivement pour faire pression sur les gouvernements, les entreprises et les grandes institutions.

En 2015, le mouvement Go-fossil-free a donné naissance aux premières journées mondiales du désinvestissement (13 et 14 février). Elle a été suivie dans plus de 60 pays.

Gouvernement d'entreprise

Le gouvernement d’entreprise (ou corporate gouvernance) est un terme qui désigne l’organisation du pouvoir au sein d'une entreprise, visant à un juste équilibre entre les instances de direction, les instances de contrôle et les actionnaires. La gouvernance d’entreprise permet de réguler les relations entre les parties prenantes d’une entreprise.

Elle a été introduite à la fin des années 1980 par la Banque mondiale puis reprise par le Fonds monétaire international (FMI) et par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
La gouvernance résulte d’une évolution récente : la participation plus marquée des actionnaires à la direction de l’entreprise et l’exigence de transparence sur leur gestion.

Le gouvernement d’entreprise a pour objectif de gagner la confiance des marchés, des analystes et des investisseurs ; notamment depuis les différents scandales financiers des années 90. Cette nouvelle attitude implique un rôle plus actif des administrateurs, une gestion qui veille à la valeur actionnariale, une participation active aux assemblées, ainsi que d’éventuelles actions en justice en cas d’atteinte au droit des actionnaires.

La gouvernance d’entreprise est devenue un critère de notation de la valeur de l’entreprise, une garantie de transparence et d’équilibre des pouvoirs, ainsi qu’un contre-pouvoir actionnarial. En France, les principes de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées sont issus des rapports Viénot de juillet 1995 et de juillet 1999 ainsi que du rapport Bouton de septembre 2002.

Green Bond

Une green bond, terme que l'on traduit par obligation environnementale, est une émission obligataire que lance une entreprise, une organisation internationale ou une collectivité locale sur les marchés financiers pour financer un projet ou une activité à bénéfice environnemental. Les green bond attirent plus particulièrement les investisseurs responsables qui recherchent un double bénéfice financier et environnemental. Ces green bond se développent particulièrement depuis 2013 en France et partout dans le monde.

 

Green Finance Initiative (GFI)

Soutenue par la Corporation de la Cité de Londres, la Green Finance Initiative (GFI – Initiative pour la Finance Verte) a été créée en vue de limiter les émissions de CO2. Elle apporte, selon sa présentation, une expertise internationale croisée des secteurs de la finance et des services professionnels. Elle se donne un triple objectif : garantir le leadership du public et du marché sur la finance verte, plaider en faveur de propositions réglementaires et politiques spécifiques susceptibles d’améliorer le secteur de la finance verte dans le monde entier, mettre en avant la position de Londres et du Royaume-Uni en tant que centre mondial pour la fourniture de services professionnels et financiers verts. Ses membres sont pour l’essentiel des banques (Barclays, HSBC, Crédit Agricole, J. P. Morgan…) et des fonds d’investissement (BlackRock, Amundi Asset Management, ou encore le Generation Investment Management d’Al Gore).

La GFI a notamment invité avec succès le gouvernement britannique à créer un Green Finance Institute, voulu par la GFI comme un « interlocuteur unique » pour tous les travaux pouvant concerner la finance verte. L’initiative recommande également que le gouvernement émette une obligation verte (un green bond) souveraine pour aider au financement de projets verts britanniques tels la lutte contre les inondations et la résilience.

Le GFI a également créé un groupe de travail et publié un rapport intitulé « Accélérer la finance verte » après avoir travaillé avec plus de 140 organisations des secteurs de la finance et de l’énergie. Le groupe a formulé six recommandations auprès du gouvernement britannique en faveur de l’intégration de la finance verte au système financier : stimuler les investissements dans des technologies propres innovantes, encourager la demande et l’offre de produits de prêt écologique, mettre en place des zones de régénération de la croissance propre, améliorer la gestion des risques climatiques au moyen de données perfectionnées, construire un pipeline d’infrastructures vertes et résilientes, émettre une obligation verte souveraine.

Green New Deal

Venu des États-Unis, l’idée de Green New Deal s’étend progressivement à plusieurs autres pays (France, Afrique du Sud, Canada…). Il s’agit d’une déclaration d’intention non-contraignante formulée par deux Démocrates, Alexandria Ocasio-Cortez et Ed Markey. Son objectif est de lutter radicalement contre le changement climatique. Elle propose entre autres d’étendre le gouvernement fédéral en faveur de l’environnement et, par ce moyen, de créer une économie verte. À horizon 2035 par exemple, le plan préconise que l’ensemble de l’énergie américaine provienne d’énergies renouvelables. D’autres propositions sont avancées, comme la mise en place d’un revenu de base universel ou un régime universel de soins de santé (de type Obamacare).

Son plan est néanmoins critiqué à plus d’un titre. Un mix énergétique fondé sur 100% d’énergies renouvelables nécessiterait des énergies d’appoint – telles des centrales thermiques – pour pallier leur intermittence, et ferait donc croître les émissions de CO2. Le coût de son plan est quant à lui évalué, pour le moment, entre 51 et 93 trillions de dollars en dix ans, ce qui impacterait à grande échelle l’économie américaine. Toutefois, l’idée de ce Green New Deal a rencontré un succès parmi les organisations écologistes, qui sont plus de 600 à le soutenir. Le Parti Républicain y est pour sa part opposé.

Greenpeace

Créée en 1971 par un groupe d’Américains contre les essais nucléaires, Greenpeace est devenue une organisation non gouvernementale internationalement reconnue dans la défense de l’environnement.

Greenpeace mène des campagnes et actions pour informer et mobiliser la population, les responsables politiques et les décideurs. La méthode de ses militants se décompose en cinq étapes : enquêter, dialoguer, dénoncer, agir et faire pression. Leurs opérations ont pour but de protéger l’environnement et la biodiversité, respecter la vie, combattre le changement climatique, promouvoir un monde durable, diminuer l’utilisation du nucléaire et des produits toxiques dans l’agriculture.

Le siège de Greenpeace est à Amsterdam au Pays-Bas. L’ONG est présente dans 55 pays, sur tous les continents et possède 28 bureaux nationaux et régionaux. L’organisation compte 3 millions d’adhérents, 36 000 bénévoles et 2 500 salariés. Entièrement financée par les donateurs et ne recevant aucun soutien officiel, ni d’Etats ni d’entreprises, elle est indépendante à 100%.

 

 

Greentechs

Les technologies vertes ou greentechs sont considérées comme respectueuses de l’environnement par rapport à leur processus de production ou bien leur chaîne d’approvisionnement. Il s’agit d’un moyen de production d’énergie moins nocif pour l’environnement que les méthodes classiques.

Les greentechs sont apparues récemment en réponse aux craintes de réchauffement climatique et à la raréfaction des ressources naturelles.  Cette expression couvre de nombreux domaines, allant de l’ampoule à longue durée jusqu’aux produits recyclés en passant par la production d’énergie alternative à partir d’éoliennes ou de panneaux solaires par exemple. 

Greenwashing

Le greenwashing (éco-blanchiment) est une méthode de marketing consistant à communiquer auprès du public en utilisant l'argument écologique. Le but du greenwashing étant de se donner une image éco-responsable, assez éloignée de la réalité... La pratique du greenwashing est trompeuse et peut-être assimilé à de la publicité mensongère.

Le terme "greenwashing" est souvent utilisé par des ONG pour stigmatiser les entreprises qui tentent d'afficher des préoccupations environnementales qu'elles sont loin d'avoir dans leurs pratiques.

Cette pratique dessert les actions de sensibilisation réalisées par les associations et les pouvoirs publiques pour encourager la consommation de produits plus respectueux de l'environnement.

Le secteur de l'automobile est notamment touché par le greenwashing avec le concept de la "voiture propre".

L'ADEME et l'ARPP (Autorité de Régulation des Professionnels de la Publicité, ancien BVP) travaillent conjointement pour limiter l'utilisation abusive des arguments "verts" dans les publicités.

Groupe des amis du paragraphe 47

Ce groupe réunit les pays qui se sont engagés à développer le reporting des entreprises sur la soutenabilité de leurs activités à travers la mesure de leurs impacts environnementaux et sociaux.

Ce groupe s'appelle ainsi par référence au paragraphe 47 de la Déclaration de Rio de 2012 qui incite à la mise en place de ce type de reporting. Début 2013, le groupe comptait 5 membres : la France, l'Afrique du Sud, le Brésil, le Danemark et la Norvège. Il a publié une charte définissant le rôle des gouvernements dans ce domaine.

La France préside ce groupe depuis avril 2013 et l'ambassadeur de la RSE en France, Michel Doucin, en a été élu président.

Groupe International d’experts en Intelligence Artificielle (G2IA)

La France et le Canada ont décidé de lancer, courant 2019, un Groupe International d’experts en Intelligence Artificielle (G2IA), « GIEC de l’intelligence artificielle ». Sa mission est double :

  • Faire adopter une intelligence artificielle centrée sur le respect des divers aspects de l’humain, l’innovation, ainsi que la croissance économique.
  • Faciliter une collaboration internationale multipartite avec les différents types d’acteurs publics et privés. La France souhaite en outre rallier le Japon et l’Union européenne à ce projet.

Selon son mandat, il vise à considérer plusieurs perspectives :

  • Les avancées scientifiques et technologiques
  • La transformation de l’économie
  • Le respect des droits de la personne
  • Le collectif et la société
  • Les évolutions géopolitiques
  • La diversité culturelle.

En l’état actuel de son développement, le mandat donne plusieurs exemples de domaines que pourrait couvrir son champ de compétences : collecte des données et respect de la vie privée, avenir du travail, gouvernance, équité, etc. À l’été 2019, la France envisage une grande conférence scientifique mondiale sur l’intelligence artificielle, en prévision du G7 qu’elle présidera.