Publié le 30 juillet 2018

SOCIAL

Les coopératives confirment leur essor et créent de l’emploi en France

Les coopératives ont encore du mal à se faire une place dans le paysage économique français, mais elles creusent peu à peu leur sillon. En 2017, elles ont créé 4 000 emplois supplémentaires, et 300 nouvelles entreprises ont vu le jour, le quart d'entre elles en transmission ou reprise d’entreprises par les salariés. Une façon de préserver l’emploi et de dynamiser les territoires. 

300 entreprises coopératives et 4 000 emplois ont été créés entre 2016 et 2017.
@iStock

19 % en cinq ans, c’est la hausse des emplois dans les coopératives, selon le dernier bilan chiffré présenté par la Confédération générale des Scop (CGScop). Rien qu’entre 2016 et 2017 ce sont 4 000 emplois qui ont été créés. Le mouvement confirme ainsi sa dynamique bien qu’il représente une petite frange de l’économie française avec 3 177 entreprises, dont 2 366 Scop (Société coopérative et participative) et 741 Scic (Société coopérative d'intérêt collectif).

Au total, les coopératives rassemblent 57 700 salariés et pèse 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en croissance de 6,4 % sur un an. Les services représentent la moitié des coopératives en nombre d’entreprises et de salariés, suivi par l’industrie et la construction qui rapportent quant à eux le gros du chiffre d’affaires. Par ailleurs, les coopératives présentent un taux de pérennité de 67 %, au-dessus de la moyenne nationale qui est à 60 %.

"Les sociétés coopératives poursuivent leur essor et leur développement. Le mouvement se félicite des résultats obtenus sur l’année 2017 : 300 Sociétés coopératives ont vu le jour et l’ensemble des Scop et des Scic compte désormais plus de 4 000 emplois supplémentaires", rapporte Jacques Landriot, président de la Confédération générale des Scop.

La Scop, une solution pour la transmission de PME 

L’an dernier, 300 coopératives ont été créées ex-nihilo, et 74 ont été des transmissions d’entreprises saines ou des reprises d'entreprises en difficulté par les salariés. La CGScop rappelle que "20 % des dirigeants de PME sont âgés de plus de 60 ans et plus de 60 % des dirigeants d’ETI ont au moins 55 ans". "Avec environ 60 000 transmissions d’entreprises chaque année, une période délicate s’ouvre donc pour l’économie française, puisque, faute de repreneurs, il y a un risque de dévitalisation de certains territoires, touchés par des fermetures, des délocalisations et des pertes d’emplois indirects".  

La Confédération a lancé en 2013 une campagne de sensibilisation, construite autour du site jetrans­metsamessalaries.fr, pour sensibiliser et informer les dirigeants de PME et les experts-comptables sur l’opportunité de céder son entreprise à ses salariés sous forme de Société coopé­rative. "Les salariés sont souvent les mieux placés pour la reprise de leur entreprise : ils sont les pre­miers intéressés par le maintien de leur emploi, ils connaissent parfaitement leur entreprise, ses pro­duits, ses clients, ses rouages, et ensemble, ils peuvent réunir plus de capitaux qu’en petit nombre", explique la CGScop.

La particularité des Scop est que les salariés sont associés majoritaires et participent aux décisions stratégiques en assemblée générale selon le principe "une personne, une voix". Par ailleurs, la répartition des bénéfices se fait de façon équitable et une partie est affectée aux réserves impartageables pour assurer la pérennité de l’entreprise.  

Concepcion Alvarez @conce1


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