Publié le 08 mars 2018

SOCIAL

Entreprises : les trois faux pas à ne pas commettre pour la journée internationale des droits des femmes

Offrir des fleurs, réaliser des promotions sur des culottes, ou parler de "la journée de la femme". Voilà exactement ce qu’il ne faut pas faire pour le 8 mars. La journée internationale des droits des femmes est l’occasion de porter des revendications féministes sur la scène internationale et mettre en avant des politiques d’égalité concluantes.... Pas de réaliser un coup commercial !

Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, n'est ni la Saint Valentin, ni la fête des mères.

1. Ce n’est pas la journée de la femme

C’est la déferlante dans notre boîte mail. Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, est célébré depuis 1977 par les Nations Unies. À l’origine portée par des militantes féministes russes, américaines ou européennes, cette journée célèbre des manifestations d'ouvrières pour améliorer leurs conditions de travail. Désormais, elle est l’occasion de mettre en avant les luttes et revendications féministes.

Mais, en quelques décennies, elle est devenue un slogan commercial creux, une "journée de la femme" dénuée de sens. "Le 8 mars n’est pas, comme on l’entend parfois, la journée de "la" femme, qui mettrait à l’honneur un soi-disant idéal féminin accompagné de ses attributs : cadeaux, roses ou parfums", expliquait l’ancienne ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

En plus de supprimer la notion de droits à cette journée, évoquer "la femme" n'a pas de sens. "Il ne nous viendrait pas à l’esprit de parler des droits de l'handicapé, de l’étudiant, de l’homosexuel, de l’immigré… ", résume ainsi l’historienne Elodie Jauneau.

2. Ce n’est ni pas la Saint Valentin, ni la fête des mères

Entreprises, surtout, n’offrez pas de fleurs à vos salariées pour célébrer le 8 mars. Cette journée n’est "ni une fête ni un hommage", rappelle la militante féministe Sophie Gourion, Et pourtant, comme chaque année, les fleuristes plongent allègrement dans cette "célébration". Interflora propose, pour dixit, "la journée de la femme", d’offrir des fleurs "le cadeau idéal pour toutes les femmes". "La fleur symbole l’élégance, la simplicité et la tendresse" représentant "toute l’énergie féminine". Chez Flora Queen, les fleurs sont l’occasion de "prouver à toutes les femmes de votre vie qu’elles comptent".

3. Ce n’est pas un jour de soldes

La journée internationale des droits des femmes semble aussi être l’occasion d’un bon coup commercial. Cette année, la marque de sous-vêtements Triumph propose -20 % sur sa lingerie pour "la semaine de la femme". 

 

Le magasin de vêtement de sport Deporvillage nous dit "d’oublier les fleurs" et propose plutôt "une sélection de cadeaux à moins de 50 euros, sans taille, pour ne pas vexer Madame… ". Au Carrefour de Rennes, rien de mieux que de mettre en avant le combat pour l’égalité avec un shampoing gratuit, un coffret beauté et un soin "cocoon". Or, comme l’écrit le collectif féministe Paye ta shnek, "nous ne voulons pas de cadeaux. Nous voulons des droits garantis et protégés. Nous voulons l’égalité". 

 

 

 Marina Fabre@fabre_marina


© 2018 Novethic - Tous droits réservés

‹‹ Retour à la liste des articles

Voir nos offres