Avec la crise du Coronavirus Covid-19, plusieurs magasins ont augmenté les prix des gels hydroalcooliques et des masques. Bruno Le Maire, qui juge cette pratique inacceptable, a émis un décret d'encadrement des prix pour les gels, considérés comme un produit sanitaire de première nécessité. La mesure devrait s'appliquer dès vendredi 6 mars. 

[Mis à jour le 5 mars 2020] C’est une décision rare. Face à une envolée des prix des gels hydroalcoolique en France suite aux craintes sur l’épidémie de Coronavirus, Bercy a annoncé un encadrement des prix à 2 euros pour 50 millilitres et 3 euros pour 100 millilitres. Un décret "a été transmis au conseil d’État et au Conseil national de la consommation" pour être "signé ce soir et publié demain (le vendredi 6 mars, ndr)", a annoncé Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, sur France Info.
Deux jours auparavant, le monistre de l’économie Bruno Le Maire dénonçait la dérive des prix. "Il est inacceptable et révoltant que des gens fassent de la spéculation sur le coronavirus", martelait-il. À l’occasion d’une réunion avec les acteurs économiques, le ministre de l’Économie disait avoir reçu des informations affirmant qu’on assiste à des doublements, voir un triplement des prix gels hydroalcooliques et des masques de protection. 


La Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) a été chargée d’une enquête sur ces fortes augmentations des prix, alors que les Français se sont rués sur ces produits ces dernières semaines. La tension sur les masques risque toutefois de demeurer alors que le Président de la République a annoncé sur Twitter une réquisition de ces protections. "Nous réquisitionnons tous les stocks et la production de masques de protection. Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le Coronavirus", a écrit Emmanuel Macron sur le réseau social.


Le ministre Bruno Le Maire a également mis en garde contre un mouvement "d’achats de précautions dans la grande distribution". C’est-à-dire le fait que des rayons de grands magasins (pates, conserves, eau…) soient vidés par les consommateurs en raison de la crainte de l’épidémie. Le Ministre a rappelé "qu’il n’y a aucun risque de pénurie en France… sauf si justement les consommateurs se ruent sur ces produits".
Enfin, il a évoqué la situation difficile de certains secteurs économique, en particulier le tourisme, la restauration, l’évènementiel, l’aérien, les vins et spiritueux, le luxe et les services à la personne. Face à ces difficultés, il assure la solidarité nationale en annonçant un étalement des charges fiscales et sociales, une facilitation du recours au chômage partiel ou encore une aide de la BPI pour que les PME accèdent aux prêts bancaires.
Ludovic Dupin @LudovicDupin

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