Publié le 28 juin 2017

SOCIAL

HappyTech : Des start-up se mobilisent pour redonner le sourire aux salariés

Pour booster le bien-être en entreprise, un collectif de start-up vient de voir le jour, sous la bannière HappyTech. Son objectif est de rassembler les solutions technologiques existantes dans une boîte à outils à destination des grandes entreprises. Une ambition qui a déjà trouvé son public : 72 % des salariés rêveraient d’une organisation faisant une plus grande place au bonheur au bureau (1).

Bien etre au travail iStock

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"Quel meilleur endroit que l’entreprise pour prendre soin de soi ?", interroge Camille Parouteau, CEO cofondateur de MonMartin. La start-up, lancée il y a un an, propose des parcours personnalisés aux entreprises incluant sophrologie, naturopathie ou encore ostéopathie sous forme d’animations, d’ateliers en groupe ou de séances individuelles. Le collaborateur élabore son parcours via une plateforme digitale et évalue au fil du temps son niveau de bien-être. Ces indicateurs sont ensuite remontés de façon anonyme à la direction pour mesurer l'impact de la démarche.

"D'une part, les collaborateurs sont sur-sollicités et, d'autre part, les entreprises ont l'obligation de ne pas dégrader la santé de leurs salariés. Il nous a donc semblé pertinent de développer une offre globale de bien-être directement dans les locaux de l'entreprise, où les salariés passent une grande partie de leur temps", explique le jeune homme. MonMartin travaille actuellement avec une dizaine d'entreprises, des PME comme BC Auto Enchères, mais aussi des grands groupes comme Air Liquide.

Pour faire connaître son initiative, il a rejoint le collectif HappyTech, constitué pour l’heure d’une dizaine de start-up spécialisées dans le bien-être au travail. "L’objectif est de démocratiser le bien-être en entreprise et notamment d’aider les nouvelles fonctions comme celle de Chief Happiness Officer (Manager du bonheur) à structurer leur travail en proposant des solutions concrètes", explique Thomas Coustenoble, cofondateur du mouvement.

La détente amène le créatif

Les nouveaux métiers du bien-être en entreprise, tout droit venus de la Sillicon Valley, commencent à s’inviter chez nous. Angelika Mleczko se décrit comme ambassadrice de ces postes "mal connus et mal compris". "Quand on parle de responsable du bonheur ça fait peur, donc je préfère parler de qualité de vie au travail, explique-t-elle. Mon travail consiste à démontrer aux entreprises traditionnelles l’intérêt d’un Chief Happiness Officer en interne. C’est lui qui va être le fédérateur, le médiateur, celui qui va assurer la bienveillance au sein de l’entreprise."

Selon une étude du MIT et d’Harvard, les salariés heureux et en bonne santé sont 30 % plus productifs, 6 fois moins absents et plus fidèles à l’entreprise avec un turn-over 9 fois moins important. "C’est encore mal perçu en entreprise mais un salarié qui déconnecte revient plus productif. La détente amène le créatif", confirme Angelika Mleczko. Et l’outil de transformation passe selon elle par le numérique et son appropriation par tous.

Briser les murs virtuels

"Avec HappyTech, nous souhaitons référencer tous ceux qui mettent la technologie au service du bien-être et constituer ainsi une boîte à outils à destination des grandes entreprises", complète Samuel Metias, salarié de Microsoft et CEO confondateur de la start-up Comeet. Celle-ci propose les services "d'un assistant professionnel intelligent". En quelques clics, l’application organise pour vous un déjeuner avec d’autres collaborateurs, externes ou internes, selon vos affinités professionnelles. Elle se charge de réserver le restaurant, de vous rappeler le rendez-vous... et même de vous proposer des sujets de conversations !

"Nous nous sommes rendus compte que le numérique avait créé des murs virtuels entre les gens. Nous voulons créer l’occasion physique grâce à la technologie et retisser les liens sociaux indispensables au bien-être", précise Samuel Metias. Depuis son lancement en janvier dernier, Comeet a mobilisé 110 utilisateurs sur deux divisions de Microsoft, et 60 utilisateurs chez Talentsoft. Au total, une centaine de déjeuners ont ainsi été organisés. Une nouvelle fonctionnalité propose même l’option VIP pour déjeuner avec son PDG. "La DRH de Microsoft a adoré l’appli et le comité de direction va se prêter au jeu", sourit Samuel Metias.

Concepcion Alvarez @conce1


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