Publié le 09 juillet 2019

ENVIRONNEMENT

Economie circulaire : les industriels de la boisson s’engagent pour la consigne des bouteilles et canettes

Alors que le projet de loi contre le gaspillage et pour l'économie circulaire doit être présenté ce mercredi 10 juillet au conseil des ministres, les représentants des fabricants et distributeurs de boissons se déclarent favorables à la mise en place de la consigne des bouteilles plastique et canettes aux fins de recyclage. C’est ce qu’ils expliquent dans une tribune parue sur le jdd.fr.

Dans une tribune, le sreprésentants des fabricants et distributeurs de boissons se déclarent favorable à la mise en place d'un système de consignes pour les bouteilles plastiques et les canettes.
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"La consigne pour le recyclage des emballages de boissons est nécessaire à une économie vraiment circulaire", estiment les industriels de la boisson dans une tribune publié le week-end du 6 juillet. Les signataires représentent les fabricants et distributeurs du secteur (1). Ils s’expriment sur ce système délaissé depuis des années alors que la consigne est défendue par le gouvernement dans son projet de loi contre le gaspillage et pour l'économie circulaire doit être présenté mercredi au conseil des ministres par la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Brune Poirson.

Un système pour doper l’économie circulaire

De fait, dans leur tribune les industriels reconnaissent les limites du dispositif actuel qui "ne permet pas de faire progresser assez vite le tri et le recyclage de nos déchets ménagers. Il ne permet pas d'atteindre les objectifs nationaux et européens de 90% de collecte pour recyclage des bouteilles en plastique et de 30% d'intégration de matière recyclée", écrivent-ils.

En revanche, les pays ayant adopté un système de consigne pour recyclage atteignent, voire dépassent, l'objectif de 90% de collecte. En Finlande, 91% des bouteilles en plastique PET consignées sont retournées. C’est 90% au Danemark et 97% en Allemagne. "Cette réalité oblige à étudier sérieusement cette solution pour la France", en déduisent les industriels.

Ce nouveau système devra cependant s’inscrire dans un contexte plus large d’évolutions du modèle de collecte sélective et de tri, assurent les industriels. Ils évoquent la généralisation de la collecte des biodéchets d'ici à 2025, "l'harmonisation nationale des couleurs des bacs ou la généralisation d'un tri séparé du papier-carton".

Un manque de consensus sur les modalités

Cependant, ce "saut de performance ne sera possible que si tous les acteurs engagent des discussions", préviennent-ils. Or, certaines fédérations professionnelles du recyclage ont exprimé des réserves sur la consigne. La Fnade, la fédération des entreprises du recyclage et du traitement des déchets, se préoccupe du "coût associé" à sa mise en place. La fédération Federec préconise plutôt un nouveau mode de tri "clarifié et simplifié".

De son côté, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique a précisé au JDD qu’en matière de consigne, elle ne croyait pas "à une solution à la va-vite". "Le principe est arrêté car c'est le seul qui garantit des niveaux de collecte très élevés, mais il reste à déterminer le ‘comment’. Est-ce qu'il faut une consigne pour le recyclage ? Et pour le réemploi, uniquement pour les emballages plastiques ou aussi pour le verre ?", interroge-t-elle.

Pour la secrétaire d’État, le projet de loi, qui concerne plus largement le développement de l’économie circulaire "marquera un vrai tournant écologique" et constituera "une réponse au débat stérile entre croissance et décroissance" en renforçant notamment le principe du pollueur-payeur. "Des pans entiers de notre économie ne prennent pas en charge le traitement de leurs déchets, supporté par les collectivités, donc par les impôts locaux : les articles de bricolage, de jardinage, de sport, les jouets, les mégots... Ça va changer", dit-elle. Pointant notamment le secteur de la construction.

 

La rédaction avec AFP

 

(1) Les signataires de la tribune sont les organisations suivantes : Boissons énergisantes France (BEF), Boissons rafraîchissantes de France (BRF), la Maison des eaux minérales naturelles (MEMN), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), la Fédération nationale des boissons (FNB), la Confédération nationale du commerce de gros et international (CGI), le Syndicat des eaux de sources (SES), le Syndicat national du lait de consommation, l'Union nationale interprofessionnelle des jus de fruit et Citeo. La tribune est accessible ici.

 

 


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