Publié le 12 septembre 2018

ENVIRONNEMENT

L’ouragan Florence, une nouvelle illustration du scénario catastrophe qui nous attend

Vu de l’espace, il subsiste peu de doutes quant à l’ampleur des dégâts qu’il va occasionner. L’ouragan Florence s’apprête à frapper les côtes américaines, qui doivent une nouvelle fois se préparer à une catastrophe naturelle d’une ampleur inédite. Selon les experts, ce n’est là que les prémisses de ce qui nous attend dans un monde où la température continuerait de s’accroître, lentement mais sûrement.

Ouragan florence Nasa
L'ouragan Florence a été classé dans la catégorie 4 (sur 5) et devrait atteindre 220 km/h.
@Nasa

Des centaines de milliers d’Américains sur les routes -exceptionnellement ouvertes dans les deux sens-, des maisons calfeutrées, des magasins dévalisés, l’état d’urgence décrété. Un scénario de déjà vu… La côte ouest des États-Unis s’attend une nouvelle fois à vivre le passage d’un ouragan. Baptisé Florence, il a été classé dans la catégorie 4 (sur 5) et promet des vents atteignant 220 km/h dévastant sur son passage bâtiments, routes et ponts.   

 

"C’est un ouragan puissant qui va frapper les côtes de Caroline comme les habitants n’en ont pas vu depuis des décennies", alerte Jeffrey Byard, un responsable de la Fema, l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence. Les experts craignent notamment une montée des eaux pouvant aller jusqu’à 50 centimètres et dès lors de se révéler potentiellement mortelle.

La nouvelle norme

L’année dernière, Harvey, Irma et Maria avaient déjà causé aux États-Unis la mort de milliers de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts. 2017 a même été consacrée année record avec une facture qui dépasse les 300 milliards de dollars. Et la tendance n’est pas près de s’inverser.

Selon des travaux publiés dans la revue Science Advances, même si la hausse mondiale du thermomètre se situe entre deux et trois degrés Celsius par rapport à l'ère pré-industrielle, les épisodes extrêmes comme l’ouragan Florence seront plus nombreux et plus fréquents, avec une probabilité en hausse de 50 à 90 % en Amérique du Nord, en Europe et dans l'est de l'Asie. Ce qui fait dire au réassureur Swiss Re que ces événements pourraient "bien devenir la nouvelle norme".    

Concepcion Alvarez, @conce1


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