Publié le 01 janvier 2018

ENVIRONNEMENT

Climat : Trois faits qui prouvent que le monde a changé en 2017

À la rédaction de Novethic, nous en sommes sûrs, le monde du 1er janvier 2018 n’est plus tout à fait le même que celui du 1er janvier 2017, en particulier sur le plan du changement climatique. Bien sûr, il y a eu des revers comme le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, sous l’impulsion de Donald Trump. Mais globalement un virage a été pris dans le bon sens et trois décisions le prouvent.

"Il n'y a pas de planète B". L'un des slogans du One Plant Summit à Paris le 12 décembre.
AFP

Le jour où la Banque mondiale a dit stop au pétrole

C’était le 12 décembre 2017, au moment où Emmanuel Macron réunissait la finance mondiale pour son sommet sur le climat, le One Planet Summit. La plus grande  banque multilatérale au monde annonçait pour 2019 la fin du financement de la production du gaz et du pétrole. Ce n’est pas tant le volume qui est important que le symbole : les financements de la Banque mondiale vers l'industrie pétrolière et gazière ont représenté environ 1,6 milliard de dollars en 2016, à comparer aux plus de 400 milliards investis dans le secteur l’année passée. Quelques semaines auparavant, c’est le deuxième plus grand fonds de la planète, le fonds Norvégien biberonné au pétrole et au gaz, qui révélait vouloir renoncer aux financements des hydrocarbures. Un coup de tonnerre venu d’un pays dont 14 % du PIB provient de ces énergies fossiles. Le gouvernement doit donner son feu vert fin 2018.

 

Le jour où l’économie américaine s’est dressée face à Donald Trump

Le 1er juin 2017, Donald Trump confirmait le retrait américain de l’Accord de Paris qui vise à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C . Il jugeait cet engagement dangereux pour l’économie américaine. Pourtant, seulement 96 heures plus tard, 125 villes, 9 États, 902 entreprises et investisseurs, et 183 universités lançaient l’initiative "We are still In". Traduire : "Nous sommes toujours dans l’Accord de Paris". Ensemble, ce groupement représente "120 millions d’Américains et contribue à hauteur de 6 200 milliards de dollars à l’économie américaine", assurent les signataires dans une lettre commune. Ils y "déclarent leur intention de continuer à s'assurer que les États-Unis demeurent un chef de file mondial dans la réduction des émissions de carbone". Au rang des principaux investisseurs et groupes privés signataires, on trouve : Allianz, Amazon, Apple, Boston Trust/Walden Asset Management, CalPERS, Capricorn Investment Group, Danone, Eastern Bank, eBay, EDF, Facebook, Google, Hewlett Packard, Impax Asset Management, Intel, Microsoft, Mirova , Natixis, Nestlé, Nike, Tesla, Uber, Unilever, Yahoo… Lors des rendez-vous planétaires qui ont suivi, comme la COP23 à Bonn (Allemagne) ou le One Planet Summit, "We Are Still In" est devenu un interlocuteur incontournable en parallèle des délégations américaines officielles.

 

Le jour où la majorité de l’humanité a tourné le dos à la voiture thermique

En 2017, de nombreuses puissances mondiales ont annoncé l’interdiction prochaine des voitures à essence ou Diesel. Parmi ceux-là, on retrouve la Chine (date de fin programmée entre 2030 et 2040), la Norvège (2025), l’Allemagne (2030), les Pays-Bas (2030), l’Inde (2030), le Royaume-Uni (2040)… Dans son plan climat, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, a également fait cette même promesse pour la France à l’horizon 2040. C’est donc un boulevard qui s’ouvre pour la voiture électrique. Aujourd’hui 30 000 roulent en Allemagne, 100 000 en France et plus d’un million en Chine.

Ludovic Dupin @LudovicDupin


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