Publié le 23 avril 2018

ENVIRONNEMENT

Michael Bloomberg donne 4,5 millions de dollars à l’ONU pour compenser (un peu) le retrait américain de l’Accord de Paris

C’est un geste de panache de l’ancien maire de New York et grand défenseur de Bloomberg. Celui-ci a décidé de payer de sa poche une petite partie de la contribution financière des États-Unis à la lutte contre le changement climatique. Depuis que Donald Trump a annoncé le retrait américain de l’Accord de Paris, Washington n’honore plus ses engagements.

Michael Bloomberg COP23 americas Pledge Hennings Kaiser DPA
Michael Bloomberg lors de la COP23 à Bonn en 2017.
@DPA/PledgeHenning

L'ancien maire de New York, le milliardaire et philanthrope Michael Bloomberg, s'est engagé à donner 4,5 millions de dollars pour remplir les engagements des Etats-Unis envers l'accord de Paris pour le climat, que Donald Trump a décidé de quitter.

"L'Amérique a pris un engagement et en tant qu'Américain, (je pense que) si le gouvernement ne le fait pas, nous avons tous une responsabilité", a dit Michael Bloomberg à la chaîne CBS. "Je peux le faire", a ajouté le richissime homme d'affaires. "Donc oui, je vais leur envoyer un chèque pour les fonds que l'Amérique avait promis à l'organisation, comme si elle l'avait reçu de la part du gouvernement fédéral".

Bien sûr, cette donation est loin de couvrir la promesse de contribution des États-Unis, qui s’élève à 3 milliards de dollars. Mais elle assurera le financement américain du secrétariat du changement climatique de l'ONU.

Un retour américain

En juin dernier, le Président américain Donald Trump avait annoncé que les Etats-Unis allaient se retirer de l'accord historique signé par 195 pays à Paris en décembre 2015 sous l'égide de l'ONU. Quelques jours après cette annonce choc, Michael Bloomberg avait soumis aux Nations unies une lettre signée par plus de 1 000 organisations, entreprises et autorités locales américaines, prêtes à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Parmi les signataires, figurent les puissants États de New York et de Californie et des centaines d'entreprises comme les géants Apple, Google et Amazon, qui ont dénoncé le retrait des Etats-Unis comme une "grave erreur".

Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait accepter un éventuel retour des États-Unis au sein de l'accord de Paris, mais seulement si de vastes changements étaient apportés au texte. Michael Bloomberg a dit espérer que le président change d'avis d'ici le prochain paiement attendu des Etats-Unis. "Il est connu pour changer d'avis", assure-t-il. " L'Amérique fait partie du problème. L'Amérique est (aussi) une grande partie de la solution et nous devrions intervenir pour aider le monde à stopper une catastrophe potentielle" ajoute-t-il.

La rédaction avec AFP


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