Publié le 02 juillet 2018

ENVIRONNEMENT

Deux parcs naturels protégés menacés par des forages pétroliers en RDC

La République démocratique du Congo (RDC) a officialisé son projet d'exploiter du pétrole dans les parcs naturels des Virunga (nord-est), le plus ancien d'Afrique, et de la Salonga (centre). Ces parcs abritent 40 % de la population mondiale de Bonobos et des espèces protégées comme le gorille des montagnes.

Le parc des Virungas en RDC accueille les dernières populations de gorilles des montagnes.
@Unesco

Le gouvernement congolais projette le "déclassement par décret d'une zone à intérêt pétrolier" dans les deux parcs des Virunga et de la Salonga, selon un compte-rendu d'un conseil des ministres en date du 8 juin, diffusé il y a quelques jours. La "zone d'intérêt pétrolier" concerne 172 075 hectares des Virunga, soit 21,5 % de la surface totale du parc classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Le document ne donne en revanche aucun chiffre pour la Salonga.

Le ministre des Hydrocarbure a demandé "l'autorisation de constituer, avec son Collègue de l'Environnement et du Développement Durable, une commission interministérielle" pour préparer les deux décrets. "Après examen, le Conseil des ministres a accordé les deux autorisations", précise le compte-rendu.

7 milliards de dollars de revenus

Ce projet de "commission" pour étudier le "déclassement" d'une partie de deux des joyaux naturels et touristiques de la RDC avait été révélé par l'ONG Global Witness le 3 mai dernier.  L'ONG avait demandé l'arrêt de ce projet en dénonçant "des conséquences catastrophiques" pour l'environnement : "Le parc de la Salonga abrite près de 40 % de la population mondiale de bonobos, tandis que celui des Virunga constitue un habitat vital pour de nombreuses espèces protégées, les hippopotames, les éléphants et certains des derniers gorilles des montagnes au monde".

Dans les Virunga, le plus ancien parc naturel d'Afrique, les réserves pétrolières sont estimées à "6 758 milliards de barils avec les recettes budgétaires additionnelles de sept milliards de dollars", d'après une note du ministre que l'AFP avait pu consulter.

La Rédaction avec AFP


© 2021 Novethic - Tous droits réservés

‹‹ Retour à la liste des articles

ENVIRONNEMENT

Biodiversité

Préserver la diversité des écosystèmes est indispensable pour gérer durablement les ressources de la planète. Quelles doivent être les conditions d’utilisation de ces ressources ? Peut-on breveter des plantes et pour quels usages ? Autant de questions posées au secteur cosmétique et pharmaceutique.

IStock slowmotiongli loutre

Biodiversité : près de 20 % des espèces sont menacées en France

Depuis 13 ans, la situation de la faune et de la flore se dégrade en France. Un bilan de la Liste rouge des espèces menacées en France a été délivré par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), l'Office français de la biodiversité (OFB) et le Musée d’histoire naturelle (MNHN). La...

Ocean pixabay

[Quiz] Et si vous testiez vos connaissances en matière de biodiversité ?

L'année 2021 marque une échéance importante pour la biodiversité avec la tenue, prévue à la fin de l'année, de la COP15 sur la diversité biologique en Chine. La biodiversité est partout présente dans nos vies, nous offrant des services écosystémiques incommensurables. Mais celle-ci est de plus en...

Bouquetin parc vanoise 1

Biodiversité : comment la France entend protéger un tiers de son territoire dès 2022

La France a publié sa Stratégie nationale des aires protégées en janvier 2021, qui vise à préserver 30% du territoire marin et terrestre dès 2022. C'est une bonne nouvelle, selon l'Union Internationale de Conservation de la Nature (IUCN), qui fait référence en la matière. Cependant, il est...

Déforestation Amazonie istock

Déforestation : l'équivalent des deux tiers de la France disparu en 13 ans dans le monde

Environ 43 millions d’hectares de forêts ont été perdus entre 2004 et 2017 sur vingt-quatre fronts de la déforestation dans le monde, d’après un rapport du WWF publié mercredi 13 janvier. L’agriculture intensive et l'exploitation minière en sont les principaux facteurs.