Publié le 10 mars 2019

ENVIRONNEMENT

[Bonne Nouvelle] Dans un environnement plus sain, les carnivores font leur retour en Grande-Bretagne

Le retour des renards, blaireaux, loutres et autres belettes en Grande-Bretagne montre l’efficacité des mesures légales prises pour protéger l’environnement. Au cours de ces 40 dernières années, les principaux carnivores de cette région étaient au bord de la disparition. Mais depuis que la pression humaine s’est un peu relâchée, elles ont rapidement regagné tout le territoire.

Les blaireaux sont l'un des carnivores qui retrouvent son territoire en Grande Bretagne.
@GarethNixon

En Grande-Bretagne, l’empreinte de l’Homme à travers la prédation, les routes, l’industrie et l’agriculture a fait reculer au cours des siècles les animaux carnivores dans les coins les plus reculés de la région. Aux XXe siècle, la pollution des eaux et l’usage des pesticides ont presque fait disparaître ces mammifères. Mais ces dernières décennies les populations de blaireaux, de loutres, de faucons, d’hermines, de belettes repartent à la hausse.

Tel est l’encourageant résultat d’une étude menée sur des données collectées depuis les années 60 et publies dans Mammal Review. Seul le chat sauvage est encore menacé d’extinction assure les auteurs. Mais la raison n’est pas tant la dégradation des écosystèmes ou l’empiétement sur les territoires, que l’hybridation avec des chats domestiques.

"Les carnivores se sont rétablis d'une manière qui aurait semblé incroyablement improbable dans les années 1960, lorsque l'extinction de certaines espèces semblait une possibilité réelle", assure l'auteur principal Katie Sainsbury du Environment and Sustainability Institute de l'Université d'Exeter, citée par The Guardian.

Moins de polluants

Les chercheurs expliquent que ce sont bien les efforts des îles britanniques en matière de protection de l’environnement qui a permis ce retour d’espèces. "La plupart de ces animaux (…) reviennent grâce à la protection légale, à la conservation, à l'élimination des polluants et à la restauration des habitats", décrit le professeur Robbie McDonald, responsable du groupe Exeter's Wildlife Science. Une des plus belles preuves que ces efforts ne sont pas vains.

"Le rétablissement des mammifères prédateurs en Grande-Bretagne montre ce qui se passe lorsque vous réduisez les menaces auxquelles les animaux sont confrontés. Ces espèces se sont généralement rétablies par leurs propres moyens", ajoute-t-il. Dans leur article, les chercheurs l’affirment : "Une meilleure compréhension des aspects sociaux des interactions entre l'homme et les populations de prédateurs en expansion est nécessaire pour éviter les conflits et permettre la coexistence à long terme".

Ludovic Dupin, @LudovicDupin


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