Publié le 04 octobre 2018

ÉNERGIE

Sea Bubbles : les taxis survoleront la Seine dès ce printemps (et iront plus vite que les voitures)

Le projet fou de Sea Bubbles se concrétise. La startup qui fabrique des taxis électriques volant au-dessus de l'eau pourra naviguer à 25 nœuds soit 46 km/h. Une vitesse supérieure en moyenne à celle des véhicules routiers dans Paris. Un moyen de désengorger les centres urbains mais de manière propre : les Sea Bubbles n'émettent aucune émission de CO2.

La startup planche sur un deuxième modèle de Sea Bubbles mais cette fois à hydrogène.
©SeaBubbles

Le feu passe au vert. En concertation avec la mairie de Paris, le ministère des Transports, Voies navigables de France, Ports de Paris… La vitesse de navigation autorisée pour les Sea Bubbles, ces bateaux futuristes et écolo, vient de passer à 25 nœuds, soit 46 km/h. Une mesure "qui change tout", assure à Novethic le skipper Alain Thébault, cofondateur de la start-up. "Nos bulles vont aller plus vite que les voitures". D’autant qu’elles ont reçu l’autorisation de doubler les autres véhicules sur l'eau.

Une vingtaine de bulles au printemps 

L’objectif de ces petits bateaux électriques est en effet de désengorger les centres urbains et de limiter l’usage des voitures. Jusqu’ici, la start-up se heurtait à des problèmes administratifs en France et à une limitation de vitesse à 12 km/h. Une vitesse pas assez attractive pour les urbains qui, pour éviter les bouchons, auraient choisi les voies navigables.

Cette fois une étape cruciale a été franchie. Et une date commence déjà à se dégager pour la mise en route des premières bulles "zéro émission de CO2, zéro bruit et zéro vague". "Au printemps prochain, il devrait y avoir une vingtaine de Sea Bubbles à Paris", affirme Alain Thébault. Quatre points d’ancrage sont pour l’instant en discussion mais l’idée est de relier l’ouest de Paris à l’est, plus facilement. Certains trajets pourraient par exemple relier le Trocadéro à la Gare de Lyon.

Des Sea Bubbles à hydrogène et un bus pour les JO 2024

Chaque bulle devrait transporter entre quatre et cinq personnes, en plus du conducteur. Et devrait coûter le prix d’un trajet en taxi. La start-up est en discussion avec plusieurs plateformes comme G7 Green, Uber ou Paris City Vision pour être intégrée à une application mobile. À terme, les cofondateurs souhaitent que ces bulles deviennent autonomes.

Pour l’instant, le modèle de Sea Bubbles proposé est 100 % électrique et se rechargera dans des docks. Mais pour améliorer le temps de chargement tout en restant propre, la start-up est en train de concevoir un prototype à hydrogène. "On ne veut pas tout miser sur les batteries, on veut rester à la pointe", explique Alain Thébault. Et les affaires marchent : la région Île-de-France, présidée par Valérie Pécresse, est intéressée par un FlyingBus, un bus flottant, qui pourrait être exploité pour les JO 2024. 

Marina Fabre @fabre_marina


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