Publié le 06 juillet 2018

ÉNERGIE

Renault sauve la mobilité durable à Paris en remplaçant Autolib'

Soulagement pour Anne Hidalgo qui traverse une mauvaise passe depuis l’arrêt de Vélib' et Autolib’, deux symboles de la mobilité durable à Paris. Le constructeur Renault et la mairie ont signé un partenariat qui prévoit notamment le déploiement d'une flotte de 2 000 véhicules électriques en autopartage dans la capitale. Et cette fois l'alliance n'est pas exclusive, d'autres constructeurs comme PSA ou Drivy vont également investir le marché.

Renault Autolib mobilite durable electrique
Zoé, le modèle électrique de Renault, peut parcourir plus de 300 km en toute autonomie.
@Renault

Après le fiasco Autolib' à Paris, Anne Hidalgo reprend le volant. La maire de la capitale a annoncé, mercredi 4 juillet, un nouveau partenariat avec Renault pour remplacer les anciens Autolib', depuis la dénonciation du contrat par la ville. "Ce qui se passe là est historique (...) les villes et les constructeurs automobiles ont vocation à s’allier pour l’avenir de la mobilité", assure l'élue.

À partir de septembre 2018, le constructeur va proposer une offre de véhicules électriques en autopartage accessible en libre-service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 dans la capitale. Contrairement à Autolib', il n’y aura plus de station de recharge. "Nos équipes nettoient les voitures et s’en occupent la nuit", a expliqué Thierry Bolloré, directeur adjoint de Renault et cousin éloigné de Vincent Bolloré, dont la fille, Marie, est à la tête d’Autolib. Concrètement, les utilisateurs, grâce à une application, pourront débloquer une voiture et la rebloquer à leur arrivée. Au total, 2 000 véhicules devraient être déployés d’ici la fin 2019. 

Pas d'abonnement, pas encore de tarif 

Cette flotte électrique sera combinée au développement de VTC (véhicule tout chauffeur électrique) de la plateforme Marcel, filiale du groupe au losange. "Leader du véhicule électrique en Europe, le groupe Renault est aussi un acteur des services de mobilité depuis plusieurs années, notamment à travers Renault Mobility ou le système d’autopartage Zity à Madrid", rappelle le groupe. "Cela va permettre d’offrir aux Parisiens et aux Franciliens un cadre de vie plus sain, dans un environnement moins pollué, où chacun pourra se déplacer plus facilement", renchérit Anne Hidalgo.

Pour l’instant, l’offre est limitée à Paris intra-muros mais elle pourrait se développer au fil du temps en dehors de la capitale. L’Autolib' nouvelle version n’a pas encore de nom, Renault le dévoilera à la rentrée prochaine, tout comme le prix de son service. Car, pour l’instant, l’offre ne comprend pas d’abonnement. Le tarif, "ce sera la surprise à l’arrivée", prédit Thierry Bolloré. 

Drivy, PSA, Ada... sur la ligne de course 

Autre différence avec Autolib', la mairie de Paris n'a pas signé de contrat avec Renault. Ce dernier s'engage par contre à lui reverser 300 euros annuels par véhicule contre les 800 euros que versait le groupe Bolloré. Mais cette fois, le partenariat n'est pas exclusif. Maintenant que les véhicules en autopartage sont démocratisés dans la capitale, Anne Hidalgo fait jouer la concurrence. Sur la ligne de course, PSA a également fait son entrée. Il prévoit de déployer 500 voitures électriques d’ici peu dans Paris. Même objectif pour Drivy, la société de location entre particulier.

C’est "l’occasion de favoriser des avancées technologies et industrielles majeures, qui participent à l’application de l’Accord de Paris sur le Climat et sont créatrices d’emploi et d’activités durables", a souligné Anne Hidalgo. La date définitive de mise hors service des Autolib' est prévue pour le 31 juillet. 

Marina Fabre @fabre_marina


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