Publié le 19 juillet 2019

ÉNERGIE

[Le monde en 2050] Fini les conducteurs, demain tous passagers !

Nous sommes en 2050. Les moyens de transports pour aller travailler, partir en week-end ou en vacances ont radicalement changé par rapport au début des années 2000, remplacés en grande partie par des véhicules sans conducteur. Les constructeurs de voitures et autres véhicules, tout-puissants au 20e siècle, sont aujourd’hui de simples sous-traitants technologiques. Les véritables maîtres du jeu sont désormais les fournisseurs de service. Novethic vous transporte en 2050 pour découvrir le monde, secteur par secteur.

Mobilite futur Volvo 360c Interior Office
L'avènement du véhicule autonome permettra de faire gagner plus de 250 millions d'heures de temps libre, selon une étude Strategy Analytics.
@Volvo

Une demi-heure d’attente pour la prochaine voiture. Problème informatique, affiche l’application qui gère les transports partagés de la métropole. Sans doute une nouvelle cyber-attaque contre la ville, qui va paralyser le système de partage de voitures autonomes pour quelques minutes ou quelques heures. Automatiquement, l’application propose une solution alternative à cet homme d’affaires qui effectue tous les jours 40 kilomètres de trajet de son domicile jusqu’à son lieu de travail dans une voiture partagée sans conducteur. Il confirme et l’application réalise directement les réservations de chaque mode de transport.

Un bus électrique, qui effectue des boucles dans la petite ville de banlieue et s’arrête à la demande des usagers, puis un train sans conducteur qui effectuera une trentaine de kilomètres sous terre en une poignée de minutes, et enfin un deux-roues électrique pour terminer le trajet. Temps de parcours total : 45 minutes, au lieu des 20 minutes habituelles. S’il avait été un peu plus fortuné, il aurait choisi l’option premium, un taxi-drone volant qui lui aurait pris moins de dix minutes pour l’amener au bureau.

Les embouteillages, qui faisaient perdre en moyenne 40 minutes par jour aux franciliens à la fin des années 2010, ont quasiment disparu aujourd’hui. Les achats de véhicules personnels n’existent presque plus depuis que les infrastructures ont été adaptées pour une mobilité plus collective. Les conducteurs sont devenus des passagers comme les autres. En 2050, on se déplace grâce au numérique : ce sont les applications qui font bouger.

L’économie du passager explose les compteurs

L’étude de Strategy Analytics de 2017 l’avait prédit. L’économie du passager exploserait et génèrerait 7 000 milliards d’euros de revenus en 2050. À titre de comparaison, l’industrie automobile, elle, représentait environ 2 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires cumulé au milieu des années 2010. En 2050, l’avènement du véhicule autonome, combiné à l’amélioration des technologies de propulsion bas carbone (batteries électriques, pile à combustible, etc.), a tout changé. 

Les anciennes marques de voitures ont péniblement survécu en devenant des fournisseurs respectant scrupuleusement les cahiers des charges des fournisseurs de mobilité. Uber, Lyft, Google et d’autres sociétés venues de Chine et d’Europe ont remporté la partie. Ils ont capté le marché de la data, ils géolocalisent usagers et véhicules grâce à leurs propres flottes de mini-satellites, et ont fortement investi dans des applications simples d’utilisation et, surtout, interconnectant tous les modes de déplacements de chaque endroit sur terre.

L’air est aujourd’hui un peu plus respirable dans les grandes villes. Le nombre de morts sur la route a chuté et les consommateurs dans les anciennes métropoles embouteillées ont gagné plus de 250 millions d’heures de temps libre grâce aux véhicules sans conducteur. Les pannes de moteur et les pneus crevés appartiennent au passé. Ils ont cependant été remplacés par les bugs informatiques et les attaques malveillantes, toujours plus nombreuses et contre lesquelles les investissements ont été bien moindres (car moins rentables) que ceux dans les nouveaux services.

Arnaud Dumas @ADumas5


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