Publié le 28 avril 2018

ÉNERGIE

Formule E : les bolides électriques, réunis à Paris pour la troisième fois, divisent la municipalité

À 16h, ce samedi 28 avril, 20 monoplaces électriques vont s’élancer sur un circuit autour des Invalides. Atteignant plus de 200km/h, ces véhicules n’émettront pas un gramme de CO2. De quoi promouvoir la transition énergétique, juge Anne-Hidalgo, maire de Paris. Mais d’autres critiquent la construction d’un circuit en bitume pour quelques heures.

Depuis 3 ans, Paris accueille le grand prix de formule électrique.
FormulaE

Ce samedi 28 avril, Paris accueille pour la troisième fois consécutive une manche de Formule E, le grand prix des voitures électriques. 20 pilotes vont s’affronter sur un circuit dessiné autour des Invalides. Doté de batteries de 28 kW fournies par Williams, les voitures de courses vont atteindre 225 km/h sans émettre la moindre molécule CO2 et sans pousser les assourdissants rugissements de leurs homologues thermiques.

"Lutter contre la pollution liée au trafic routier est une priorité pour nos villes et un défi au quotidien. En soutenant la transition du parc automobile vers le 100 % non-polluant, Paris s’engage à développer des modes de transports alternatifs et sains. (Cet) évènement sportif unique et formidable vecteur de promotion des mobilités douces auprès des citoyens", assure la Marie Anne-Hidalgo.

"Nous entretenons avec cette ville de solides relations visant à promouvoir l’électrification et à lutter contre la pollution atmosphérique dans les centres-villes", confirme Alejandro Agag, fondateur et président de Formula E.

Le coût du circuit

Pourtant au sein du conseil municipal, des divisions existent. Début 2018, le groupe écologiste de Paris a demandé jeudi à la maire PS Anne Hidalgo "des comptes sur le coût écologique et financier" du ePrix de Formule E (monoplaces électriques), organisé depuis 2016 dans la capitale. Dans une lettre ouverte, le groupe écrit vouloir "accéder à la convention liant la ville aux différents acteurs partenaires de cet événement sportif".

"Les promoteurs de cette course automobile s'auto-attribuant publiquement des empreintes environnementale et carbone faibles, nous aimerions connaître le détail des dépenses énergétiques et la production de CO2" liées à son organisation, ajoutent-ils dans cette lettre signée du président du groupe,

David Belliard. 

"Mettre du bitume sur des kilomètres dans Paris pour seulement quelques heures, écologiquement, ce n'est pas bon du tout", a précisé à l'AFP le groupe, qui s'était déjà par le passé opposé à la tenue de cette course.

Du bitume pour quelques heures

De son côté, Pierre Charon, sénateur Les Républicain de Paris tweete : "Anne Hidalgo recommence le Grand Prix de Formule E. Pour une empreinte environnementale de progrès : Déverser du bitume (CO2) pour quelques heures sous le nez des parisiens du 7ème pendant une semaine pour tout retirer ensuite avec de nouvelles nuisances... On est chez les (fous)"

Interrogée par l'AFP, la mairie de Paris a assuré que le prix n'était pas financé par la Ville mais par ses organisateurs. "Sur l'empreinte carbone de l'événement, tout est fait pour la limiter : le matériel est acheminé par bateau, l'asphalte est réutilisé dans Paris, etc", a précisé la municipalité, jugeant par ailleurs, que comme il promeut "les mobilités durables et innovantes", cet événement a "toute sa place à Paris".

Ludovic Dupin @LudovicDupin


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