Publié le 01 juin 2018

ÉNERGIE

La centrale de Fessenheim gagne un sursis, alors que l'EPR de Flamanville connaît un nouveau retard

EDF a annoncé jeudi un possible nouveau retard de "quelques mois" du démarrage de l'EPR de Flamanville, attendu jusqu'ici fin 2018, ce qui pourrait repousser la fermeture de la centrale de Fessenheim à l'été 2019.

Le réacteur EPR de Flamanville ne devrait pas démarrer avant mi-2019.
@EDF

EDF avait annoncé en avril avoir constaté des "écarts de qualité" sur des soudures de la tuyauterie du réacteur nucléaire. Ils concernent les tuyauteries du circuit secondaire principal, qui relient le générateur de vapeur et la turbine qui produit l'électricité.

EDF indique que "les échanges avec l'Autorité de sûreté nucléaire vont se poursuivre encore quelques semaines" et que "les conséquences sur le planning et le cas échéant, sur le coût du projet Flamanville 3 seront précisées à cette échéance".

"Un décalage de quelques mois du démarrage du réacteur EPR de Flamanville 3 faisant partie des hypothèses envisagées, EDF se met en situation de poursuivre l'exploitation des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim jusqu'à l'été 2019", indique l'électricien dans un communiqué.

Le gouvernement prend acte de la décision

La doyenne des centrales françaises, située dans le Haut-Rhin, ne peut pas fonctionner après la mise en route de Flamanville en vertu d'une loi qui plafonne la capacité nucléaire française.

"Je prends acte de l'annonce d'EDF qui se prépare à poursuivre l'exploitation de Fessenheim jusqu'à l'été 2019", a réagi le secrétaire d'État à la Transition écologique Sébastien Lecornu.

"La fermeture de Fessenheim est actée, irréversible et c'est désormais à EDF de préciser le calendrier et de communiquer en toute transparence", a-t-il ajouté dans une déclaration à l'AFP.

La Rédaction avec AFP


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