Publié le 15 février 2021

ÉCONOMIE

Ngozi Okonjo-Iweala, première femme et première africaine nommée à la tête de l'OMC

L'économiste Ngozi Okonjo-Iweala prendra son poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) dès le 1er mars. Nommée lundi 15 février, elle est la première femme et la première dirigeante africaine a prendre la tête de l'Organisation. Le défi à relever est important : l'institution, presque paralysée, ne parvient plus à remplir ses missions. 

Ngozi Okonjo Iweala
En 2003, Ngozi Okonjo-Iweala était déjà la première femme à devenir ministre des Finances au Nigéria.
Eric BARADAT / AFP

La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala a été nommée lundi 15 février première femme et première Africaine à la tête de l' Organisation mondiale du commerce (OMC), dans l'espoir de mettre fin à des années de blocage de l'institution. La décision a été prise par consensus lors d'une réunion spéciale du Conseil général de l'organisation le 15 février. La prochaine directrice général prendra ses fonctions le 1er mars et son mandat, renouvelable, expirera le 31 août 2025.

Mme Okonjo-Iweala, économiste de 66 ans, a été à deux reprises ministre des Finances et a travaillé pendant 25 ans à la Banque mondiale, après des études au sein des prestigieuses universités étatsuniennes Harvard et Massachusetts Institute of Technology (MIT). Son arrivée à la tête de l'organisation internationale a été soulignée par la présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE), Christine Lagarde : "Sa forte volonté et sa détermination la pousseront à promouvoir sans relâche le libre-échange au profit des peuples du monde entier".

Une nomination attendue

Sa nomination à la tête de l'OMC était attendue, après le retrait de la course le 5 février de son unique rivale, la ministre sud-coréenne du Commerce Yoo Myung-hee, dont l’ancien président Donald Trump était le soutien majoritaire. Après plusieurs mois de paralysie, l'administration Biden a préféré lever le principal obstacle à la nomination de Ngozi Okonjo-Iweala, en apportant "son soutien appuyé" à la candidature de la Nigériane.

Depuis quelques années, de nombreuses femmes ont accédé à la directions de grandes organisations internationales. C'est le cas de Kristalina Georgieva qui dirige le Fond monétaire internationale, ou de Christine Lagarde de la BCE. A l'instar de Ngozi Okonjo-Iweala, toutes assurent mettre au sommet de leurs priorités le développement durable et la protection du climat.

La rédaction avec AFP


© 2021 Novethic - Tous droits réservés

‹‹ Retour à la liste des articles

POLITIQUE

Politique

Les acteurs politiques sont les seuls à même d'activer les grands leviers qui permettront, à grande échelle, la transformation responsable de l'économie et de la finance. Des conditions sine qua nonpour s'orienter vers un modèle soutenable.

Valeurs actuelles sandrine rousseau

[Édito] Écologie contre xénophobie : les médias mènent-ils la danse de l’opinion publique ?

Au vu de la place médiatique prise par les agitateurs d’idées xénophobes comme Éric Zemmour et de l’écolo bashing défendu par Valeurs Actuelles, on pourrait conclure que l’écologie est mal partie pour jouer un rôle de premier plan dans le jeu électoral français. Pourtant les préoccupations...

Rentree mediatique metamorworks

[Édito] Rentrée politique et médiatique : sans tenir compte des chocs climatiques, elle tournera à vide

La présentation des grilles de rentrée des médias audiovisuels met le cap sur les Présidentielles. Commentateurs politiques, spécialistes du microcosme et des petites phrases sont appelés massivement à la mobilisation. En revanche, pas d’experts environnementaux capables de décortiquer les...

IStock @Andrii Yalanskyi

Loi climat : les désaccords entre l’Assemblée nationale et le Sénat discutés en commission

Le projet de loi Climat et résilience est examiné en Commission mixte paritaire le 12 juillet. L'objectif de cette session, qui rassemble sept députés et sept sénateurs, est de trouver un compromis sur un texte commun. Après l’examen des articles par les deux chambres en avril et en juin, des points...

Jean Castex MArtin Bureau AFP

Climat : Le gouvernement enterre le référendum visant à inscrire la protection de l'environnement dans la Constitution

La protection de l'environnement ne figurera pas dans l'article 1er de la Constitution. Le Premier ministre Jean Castex a en effet annoncé le 6 juillet que le référendum sur cette question n'aurait finalement pas lieu. Alors qu'il est essentiel pour la tenue du plébiscite que l'Assemblée nationale...