Special réchauffement climatique Special réchauffement climatique Special réchauffement climatique
Special discrimination au travail Special discrimination au travail Special discrimination au travail
Partagez l'article sur Facebook

Responsabilité sociale des entreprises \Repères

Quelles parties prenantes pour les entreprises ?

L'exercice, par une entreprise, de sa responsabilité sociale doit l'amener à tenir compte de l'ensemble de ses partenaires économiques et sociaux, directs ou indirects. Les salariés, les clients et fournisseurs sont des partenaires contractuels de l'entreprise, que celle-ci à l'habitude de prendre en compte, mais la RSE élargie le spectre à des partenaires comme les organisations non gouvernementales (ONG) ou les collectivités locales qui ont une influence et sont influencés plus ou moins directement par la vie de l'entreprise. En ce sens ils en constituent des parties prenantes (stakeholders, en anglais).

Au-delà d’une définition plus large de qui sont les parties prenantes de l’entreprise, la notion de RSE élargie également les liens / les relations qui peuvent ou qui doivent être établi entre l’entreprise et ses différentes parties prenantes.
Les actionnaires de l’entreprise (shareholders, en anglais) sont quant à eux un type particulier de partie prenante. Ils n’ont pas de relation contractuelle avec l’entreprise, mais en sont les copropriétaires et sont donc directement intéressés par les résultats de l'entreprise en général, et par ses résultats financiers en particulier.

Salariés et représentants de salariés
Les collaborateurs de l'entreprise constituent une partie essentielle du capital de l’entreprise. Ils assurent non seulement la production d'un bien ou d'un service, mais peuvent également, placés dans des conditions favorables (qualité du management et de l'environnement de travail, incitation à l'autonomie, formation et rémunération), améliorer la qualité des produits et des services, imaginer de nouvelles façons de travailler, etc. Le développement d’une entreprise, la conquête de marchés, l’innovation ne peuvent être menée avec succès que grâce à l’implication des salariés, quelque soit le capital injecté dans une entreprise. Les syndicats en leur qualité de représentation et de défense des droits des salariés sont au premier rang des parties prenantes de l’entreprise. Ils ont aujourd’hui bien intégré les nouveaux enjeux de la RSE et jouent de plus en plus un rôle important de contestation ou de partenariat au niveau international à travers des fédérations par branches et oeuvrent, en premier lieu, pour le respect de la liberté syndicale dans les pays où elle n'est pas reconnue.



Fournisseurs
La responsabilité d’une entreprise envers ses fournisseurs est une question au cœur de la notion de RSE. En tant que donneur d’ordre, l’entreprise est considéré comme co responsable des agissements de ses sous traitants car elle a toute latitude pour conditionner ses achats au respect de critères sociaux ou environnementaux.
De nouvelles formes de relations peuvent s’établir, dépassant l’objectif unique d’obtenir un produit d’une qualité donnée au prix le plus bas possible. Les conditions sociales et environnementales de production chez le fournisseur peuvent devenir des critères de choix pour les grandes entreprises. Par ailleurs, les entreprises ont compris qu’une trop grande pression économique exercée sur leurs fournisseurs pouvait avoir des effets contre productifs comme une baisse de qualité des produits ou la faillite de certains fournisseurs et donc la perte de savoirs faire parfois difficiles à trouver ailleurs dans des délais compatibles avec les besoins de l’entreprise. La tendance est donc plutôt à la recherche de partenariats à long terme pour bénéficier de produits ou de services de qualité constante, quitte parfois à soutenir un fournisseur dans une passe délicate afin de s’assurer d’un optimum économique dans les achats à moyen et long terme.
Une question délicate pour les grandes entreprises est celle des responsabilités en cascade : une entreprise engagée dans une politique socialement responsable qui sélectionne ses fournisseurs selon des critères sociaux et environnementaux a souvent du mal à s’assurer que ses sous traitants en fond de même avec leurs propres sous traitants. La vérification des méthodes et des conditions de travail le long de la chaine de sous traitance est au cœur des enjeux de RSE dans certains métiers.
En savoir plus


Clients
Prendre en compte les attentes des clients passe par un éventail de mesures visant à améliorer le service au consommateur via les procédures qualité, les numéros verts et les services d'information client, les enquêtes de satisfaction, etc. C’est aussi répondre à de nouvelles attentes sur les qualités sociales et environnementales des produits, et la transparence sur leurs origines. Les consommateurs deviennent progressivement des consom’acteurs qui utilisent «le pouvoir de leur caddies» pour, par exemple, choisir des produits labellisés commerce équitable ou se détourner de marques stigmatisées par des ONG pour les conditions de travail chez leur sous-traitants.

Actionnaires
La voix des actionnaires ne cesse de s'affirmer, celle des investisseurs institutionnels comme des petits porteurs. Détenteurs d'une partie du capital de l'entreprise, ces actionnaires, quel que soit leur poids, exercent de plus en plus leur droit de regard sur la politique menée par l'entreprise y compris dans ses aspects sociaux, environnementaux et de gouvernance. Ils profitent pour se faire entendre et porter leurs messages, entre autres, des assemblées générales. Des sociétés de conseil aux actionnaires se sont développées, notamment sur les questions de gouvernance. Autres acteurs à passer à l’action, certaines ONG ont choisi la voie de l'activisme actionnarial. Pour cela, elles deviennent actionnaires d'entreprises ayant des comportements qui leur déplaisent et usent de leur droit de vote afin d'alerter les autres actionnaires et d'influencer les conseils d'administration lors des assemblées générales. Cette pratique est notamment facile aux Etats Unies ou des actionnaires même très minoritaires peuvent poser des questions en assemblée générale. En France, les règles sont plus contraignantes et permettent moins se genre de pratiques (seuil de détention de capital ouvrant droit à poser des questions plus élevé).


ONG (Organisations Non Gouvernementales)
Certaines organisations non-gouvernementales publient régulièrement des informations sur les méthodes de gestion des entreprises et en dénoncent, si nécessaire, les errements. Souvent spécialisées sur certaines thématiques particulières, elles usent de leur expertise technique ou médiatique pour influencer les entreprises et les inciter à répondre à leurs attentes. Leurs missions consistent parfois aussi à élaborer et publier des chartes, voire à mener des audits pour le compte d’entreprises avec lesquelles elles peuvent nouer des partenariats.
En savoir plus :
- Les ONG : tentative de définition et typologie
- La professionnalisation des ONG
- ONG et Entreprises batailles d'expertise et lobbying


Riverains / communautés locales
Il s’agit de tous ceux qui vivent autour des implantations d’une entreprise et peuvent, directement ou indirectement, bénéficier ou subir les impacts économiques, sociaux ou environnementaux liés aux activités de l’entreprise. En anglais, on parle de community.
La vie et le développement des collectivités locales dépendent toujours largement des retombées économiques générées par les entreprises, en termes d'emploi, mais aussi de taxes professionnelles, de vie des associations, de maintien des services publics et des commerces. Dans les pays en développement, la contribution de l’entreprise relève parfois de notions de services publics (santé, équipement…).

Etat et organisations supra nationales
L’Etat est une partie prenante de l’entreprise également, notamment à travers son rôle de législateur. Il peut imposer des contraintes aux entreprises ou, au contraire, assouplir l’environnement dans lequel l’entreprise exerce ses métiers. Bien consciente de l’importance de cet acteur, les entreprises exercent un lobbying plus ou moins intense sur les autorités pour s’assurer un contexte porteur et un cadre règlementaire au moins aussi souple que celui de leurs concurrents étrangers. Plusieurs exemples intéressant de guerre d’influence entre entreprises et ONG ont montré toute l’attention que les entreprises portaient au législateur et à quelle point les décisions de cette « partie prenante » pouvaient être déterminantes.

Générations futures
Le développement durable doit tenir compte des générations à venir qui n’ont, par définition, pas de porte parole. De façon plus concrète, il consiste aussi à réintroduire dans une économie et une société occidentale vivant au rythme du court terme, les notions de moyen et long terme. La prise en compte de cette partie prenante, au cœur de la notion du développement durable, renvoie plus largement à des questions philosophiques et au projet de société que chaque acteur souhaite porter et transmettre.


Mis en ligne le : 11/12/2007
© 2009 Novethic - Tous droits réservés

Le Media
» La newsletter sur votre mail
» Les articles sur votre mobile
» Les alertes thématiques
Le Centre de Recherche
ISR
» A propos de l'ISR
» Les études ISR
» Le Label ISR Novethic
» La liste des fonds ISR
» L'Essentiel de l'ISR
RSE
» A propos de la RSE
» Les études RSE
» Repères RSE
Conférences
» Les débats thématiques
» Le colloque annuel
English
» Studies and Events
Outils
» Formations développement    durable
» Bibliographie
» Glossaire
Presse
http://www.novethic.fr/novethic/developpement-durable/novethic-mobile.jsp