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Outre la transparence financière et la lutte contre la corruption, la campagne " Publiez ce que vous payez ! " a pour objectif de connaître la façon dont sont utilisés les sommes versées par les entreprises aux gouvernements des pays détenteurs de ces matières premières. L'idée est de veiller à ce qu'elles participent au développement et à la réduction de la pauvreté. L'exemple le plus fréquemment cité par les ONG est celui de l'Angola, dont les dirigeants détournent les revenus pétroliers avec la complicité de certaines compagnies. A la demande de Global Witness, le financier Georges Soros avait lui-même participé à la campagne internationale adressée aux compagnies pétrolières opérant dans les pays du tiers-monde. Aujourd'hui, la quarantaine d'ONG qui participent à la plate-forme depuis juin 2002 ont été rejointes en France par 6 nouvelles associations : Agir ici, l'Association Sherpa, le Collectif " TotalFinaElf ne doit pas faire la loi ", le Secours Catholique , Survie et Transparency International France - A titre d'exemple, le Secours Catholique a établi récemment une série de recommandations au Congo, destinées aux différents acteurs concernés (gouvernement congolais, entreprises pétrolières et organisations internationales), afin d'obtenir la publication régulière des revenus pétroliers et leur répartition, permettre l'implication de la société civile dans les négociations en cours avec les compagnies pétrolières ainsi que la mise en œuvre d'une législation concernant la protection de l'environnement et le respect des Droits de l'Homme -. Créer une réglementation contraignante
" La plate-forme française a l'intention de militer auprès de entreprises, mais également auprès des élus et du gouvernement, indique Samira Daoud de l'association Sherpa. Notre but est de parvenir à la création d'une réglementation contraignante qui oblige les entreprises à publier ces chiffres. Certaines y sont favorables, dans la mesure où une loi les protégerait des menaces exercées contre elles par les gouvernements de ces pays ". La Plateforme veut profiter de la tenue du G8 à Evian au mois de juin pour inviter les autorités françaises à prendre une décision dans ce domaine et proposer qu'une institution internationale recueille ces données chiffrées et les rende publiques. " Les Etats-Unis sont radicalement opposés à la mise en place d'une loi, en revanche Tony Blair mène actuellement une concertation avec les ONG et devrait aborder le sujet lors du G8. De même, Jacques Chirac devrait prôner la transparence financière à cette occasion ", précise Samira Daoud. La Plateforme, qui a l'intention de se rapprocher des associations d'actionnaires pour faire pression sur les directions d'entreprises, doit aborder la question lors de l'assemblée générale de Total le 6 mai, en demandant à Thierry Desmarest de communiquer publiquement sa position. Jusqu'ici, le président du groupe pétrolier s'est déclaré favorable à la publication des sommes versées, mais à condition que les Etats qui les perçoivent donnent leur accord.
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